‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 368 sur 396 · SOUS-ORDRE ODONATA · texte numérisé non relu

SOUS-ORDRE ODONATA

Tête libre, mobile. Antennes courtes, subulées, de 3 à 7 articles. Trois ocelles ; yeux composés très grands. Mandibules et mächoires très fortes; palpes maxillaires umiarticulés ; lèvre inférieure très développée, recouvrant avec le labre les pièces buccales; palpes labiaux et tarses de 3 articles. Quatre ailes grandes, finement réticulées, ordinairement avec un stigma, près de leur extrémité. Larves aquatiques à respiration rectale, carnassières ainsi que les adultes.

FAM. AGRIONIDÆ. — Tête transverse, abdomen grêle, cylindrique. Yeux composés séparés. Lobe médian de la lèvre inférieure profondément échancré; lobes latéraux pourvus d’un appendice mobile. Les quatre ailes à peu près égales, dressées ou à : demi dressées à l’état de repos. Des lames respiratoires terminales chez les larves.

Calopteryx, Leach. Aïles colorées, sans stigma, sessiles, dressées dans le repos. C. virgo, France. C. hemorrhoïdalis, Provence. — Lesles, Leach. Ailes hyalines, à stigma allongé, pétiolées, à demi dressées pendant le repos. L. sponsa, Paris, L. viridis, L. Picteti, France. — Sympecma, de Charpentier. Ailes comme les Lestes, mais plus pointues, dressées dans

le repos. S. fusca, France. — Agrion, Fabr. Ailes hyalines, pétiolées, dressées dans le repos, à stigma rhomboïdal; les 4 jambes postérieures non dilatées, à cils courts. À. puella, Fr.t.c. À. pupilla, À. sanquinea, À. naïas, etc. France. — Platycnemis, Charp., Agrion avec les 4 jambes postérieures dilatées, ciliées fortement, P. pennipes, Fr.

Fam. ÆSCHNIDÆ. —— Tête hémisphérique ;abdomen cylindrique. Yeux très grands. Lobe médian de la lèvre inférieure non fendu; lobes externes plus étroits, terminés par un appendice mobile, palpes labiaux triarticulés. Aïles horizontales au repos; les postérieures plus larges à la base que les antérieures. Larves sans branchies terminales.

Lindenia, de Selys. Yeux globuleux, séparés; un tubercule élevé au-devant des yeux; appendices terminaux petits et cylindriques chez les femelles, en tenaille chez les mâles. L. tetraphylla, Naples. — Gomphus, Leach. Yeux écartés, point de tubercule entre eux; appendices terminaux comme Lindenia. G. forcipatus, G. unguiculatus, G. pulchellus, etc. France. — Cordulegaster, Leach. Yeux simplement tangents; appendices terminaux de Lindenia. C. annulatus, Fr. — Æschna, Latr. Yeux contigus; appendices terminaux de l'abdomen longs, lancéolés dans les deux sexes; bord anal des secondes ailes anguleux chez les mâles. Æ. maculatissima, Fr. t. c. Æ. mixtla, Æ. vernalis, Fr. — Macromia, Ramb. Diffèrent des Æschna par la forme très différente aux deux ailes du triangle compris entre la 4° et la 5° nervures longitudinales et la couleur métallique de l’abdomen. M. splendens, Montpellier. — Anax, Leach. Diffèrent des Æschna par le bord anal des secondes ailes arrondi dans les deux sexes. À. formosa, France.

Fan. LIBELLULIDÆ. — Yeux habituellement contigus ; une vésicule saillante au-devant d'eux. Lobe médian de la lèvre inférieure légèrement échancré; lobes latéraux sans appendices mobiles, plus grands que le lobe médian; palpes labiaux biarticulés. Ailes horizontales au repos.

Libellula, Lin. Yeux sans prolongement postérieur; appendices terminaux de l'abdomen petits. L. depressa, L. quadrimaculata, L. flaveola, etc. France. — Epitheca, de Charp. Yeux prolongés postérieurement en un appendice simulant un second œil; appendices terminaux de l’abdomen longs; bord anal des secondes ailes arrondi dans les deux sexes. E. bimaculata, Belgique. — Cordulia, Leach. Diffèrent des Libellula par le bord anal des secondes ailes anguleux chez les mâles. C. œænea, C. metallica, Fr. C. Curtisii, Provence. — Polyneura, Ramb.— Palpopleura, Ramb.

IT. ORDRE ORTHOPTERA

Pièces buccales disposées pour broyer. Ailes antérieures plus petites, plus résistantes et autrement colorées que les postérieures (pseudélytres); ailes inférieures finement réticulées; au repos, plissées en éventail sous les supérieures ; des appendices articulés (cerques) sur le dernier anneau abdominal dans les deux sexes; souvent des styles inarticulés chez les mâles. Métamorphoses incomplètes ; des rudiments d'ailes dans l'intervalle des deux dernières mues seulement.

FA“. BLATTIDÆ — Corps plat, ovalaire. Tête penchée en arrière et en dessous, recouverte par un prothorax large et scutiforme. Antennes longues et multiarticulées. Mandibules grandes, robustes, portant de 4 à 6 dents; lobe externe des mâchoires aussi long que le lobe interne; palpes maxillaires de 5 articles. Lèvre inférieure divisée en 4 lobes, dont les externes sont deux fois plus grands que les internes; palpes labiaux de 3 articles. Pattes grêles, épineuses, permettant une course rapide ; tarses de 5 articles. Omnivores. Métamorphose durant 4 ans; enferment leurs œufs dans des coques.

Perisphæra, Aud.-Serville. Femelles aptères pouvant se rouler en boule; une pelote entre les griffes. P. stylifera. — Helerogamia, Burm. Femelles aptères; point de pelote entre les griffes. H. ægypliaca. — Periplaneta, Burm. Elytres du mâle plus longs que ceux de la femelle, à nervure radiale munie de rameaux bifurqués; une pelote entre les griffes; plaque sous-anale visible dans les deux sexes; mâles avec de longs filets.

P. orientalis, Blatte commune des cuisines; P. americana, plus grande et plus rare dans les maisons. — Phyllodromia. Serville. Les deux sexes ailés; une pelote entre les griffes: styles des mâles assez courts; plaque sous-anale cachée chez les femelles, pointue chez les mâles; plaque suranale triangulaire dans les deux sexes. P. germanica, plus petite

que les précédentes. — Loboplera, Brünner. Comme Phyllodromia, mais élytres petits et ailes inférieures absentes. L. decepiens, Cannes. — Ectobia, Wstw. Diffèrent des Phyl-

lodromia par leur plaque suranale arrondie, transverse, très étroite dans les deux sexes. E. livida, dans les cuisines, sous la mousse et dans les forêts. E. laponica, id., France. — Aphlebia, Brünner. Diffèrent des Ectobia par l’absence des ailes inférieures et l'effacement des nervures des élytres. 4. marginata, Corse. — Blatta, Linné. Diffèrent des Phyllodromia par leur plaque anale ovalaire chez les mâles et leur abdomen ne se rétrécissant que dans sa seconde moitié. B. Maderæ, sur les navires. — Blabera, Serville. Diffèrent des précédentes par l'absence de pelote entre les griffes; antennes moniliformes, égalant la moitié de la longueur du corps. B. gigantea, Amérique du Sud, 60 millim. de long.

FA. FORFICULIDÆ. — Corps allongé. Tête découverte, sans ocelles. Antennes filiformes, pluriarticulées. Lèvre supérieure grande; lèvre inférieure bilobée. Tarses de 3 articles. Élytres courts, simplement juxtaposés le long de la ligne médiane ; ailes longues, ayant à leur base une partie coriace, au-dessous de laquelle court une forte nervure d’où partent huit nervures longitudinales, traversant l’aile en rayonnant et présentant vers leur milieu une articulation. Quand aile se replie, les deux moitiés des nervures se rabattent l’une sur l’autre, à partir de cette articulation, entraînant toute la partie correspondante de l’aile; puis l’aile se replie en éventail longitudinalement; l'éventail se rabat, à son tour, sous la partie coriace basilaire qui dépasse l’élytre au repos. Abdomen de 9 articles, terminé par une paire de pinces. Frugivores; couvent leurs petits.

Forficula, Lin. Pénultième plaque ventrale de l’abdomen s’avançant sur la dernière; antennes de 10 à 15 articles (ordinairement 12); 2° article des tarses cordiformes; branches de la pince dilatées et contiguës à leur base chez les mâles. #. auricularia, France. — Anechura, Scudd. Comme Forficula, mais branches de la pince des mâles ni dilatées, ni contiguës à leur base; élytres et ailes bien développés. A. bipunctata, Fr. mérid. — Chelidura, Latr. Comme Anechura, mais élytres et ailes rudimentaires ou nuls. C. albipennis, Fr. — Labia, Leach. Diffèrent des précédentes par le 2° article des tarses cylindrique ; long. 5 mm. L. minor, Fr., — Labidura, Leach. Pénultième plaque ventrale laissant la dernière à découvert; antennes de 17 à 40 articles, ailes bien développées. F. giganlea, Fr. — Anisolabis, Fieber. Comme Labidura, mais élytres et ailes rudimentaires ou nuls. L. marilima, etc., Fr. mérid.

Fam. PHASMIDÆ. — Corps allongé, le plus souvent linéaire. Tête libre, ovoiïde. penchée. Labre plus ou moins échancré; mandibules grosses, en forme de coin tranchant; mâchoires à lobe externe court, cachées par la lèvre inférieure; lobes externes de la lèvre inférieure grands, munis de grands palpes labiaux. Prothorax court. Pattes toutes ambulatoires; tarses de 5 articles avec une grosse pelote entre les griffes. Souvent aptères. Cerques inarticulés. — Herbivores, de grande taille; nombreux genres, presque tous des pays chauds.

Phasma, llliger. Trois ocelles; antennes aussi longues que le corps; mésothorax double du prothorax; ailes égales dans les deux sexes à la longueur de l’abdomen. P. necydaloïdes, Cayenne. P. tithonius, Brésil. — Cyphocrana, Serville. Trois ocelles; antennes plus longues que la tête, plus courtes que le corps; mésothorax triple du prothorax; ailes de la femelle plus courtes que celles du mâle; les quatre pattes postérieures non dilatées. C. gigas, 20 centim. de long, Moluques. C. Goliath, Australie. — Eurycnema, Serv. Diffèrent des Cyphocrana par leurs pattes postérieures dilatées. E. versirubra, Brésil. — Keraocrana, Künckel. Diffèrent des Cyphocrana par leur front prolongé en deux cornes. K. papuana, 20 centim. Nouvelle-Guinée. — Cladoxerus, Gray. Point d’ocelles; antennes très longues; mésothorax quadruple du prothorax; ailes des mâles ne dépassant pas la moitié de l'abdomen; femelles aptères, plus épaisses et plus courtes que les mâles. C. gracilis, Brésil. — Phyllium, IMiger. Des ocelles chez les mâles, point chez les femelles; antennes des mâles longues, velues, sétacées, multiarticulées; celles des femelles courtes, glabres, moniliformes de 9 articles; prothorax et mésothorax presque égaux; toutes les cuisses élargies en feuilles, ainsi que les jambes antérieures; abdomen en forme de feuille ovale,

large, très aplati; élytres des mâles courts, étroits, transparents; ceux des femelles semblables à de grandes feuilles opaques, recouvrant tout l'abdomen; ailes des mâles très crandes, aussi longues que l’abdomen; celles des femelles rudimentaires. P. sicceifolium, Indes; P. pulchrifolium, Java. — Bacillus, Latr. Seul genre indigène. Tête petite, en carré allongé; point d’ocelles; antennes dépassant à peine la longueur de la tête; mésothorax triple du prothorax; pattes antérieures plus grandes que les autres; toutes les pattes simples; point d'ailes ni d’élytres; corps allongé filiforme. B. gallicus, Fr. au sud de la Loire; Tulle. B. Rossü, Fr. mérid. B. granulatus, littoral méditerranéen. — Eurycantha, Boisduval. Tête aplatie, plus étroite que le thorax; point d’ocelles; antennes plus longues que le prothorax et le mésothorax réunis; mésothorax double du prothorax; pattes robustes présentant 4 arêtes spinuleuses; cuisses postérieures du mâle très renflées, portant en dessus de longues épines recourbées dont une beaucoup plus forte que les autres; élytres et ailes nuls dans les deux sexes. E. horrida, 15 centim. Nouvelle-Guinée.

Fam. MANTIDÆ. — Corps allongé, tête libre, triangulaire, inclinée en bas et en arrière. Trois ocelles ; yeux composés latéraux. Antennes longues, sétacées. Mandibules assez courtes, bidentées ; mâchoires frangées intérieurement avec un palpe de 5 articles; lèvre inférieure quadrilobée avec des palpes de 3 articles. Prothorax plus long que les segments suivants. Pattes antérieures ravisseuses. Pseudélytres et ailes foliacés. Carnassiers ; enferment leurs œufs dans une coque spumeuse.

Mantis, Linn. Vertex mutique; tête large; antennes simples; yeux arrondis; prothorax mutique, peu dilaté; cuisses sans épine apicale. M. religiosa, France. — Iris, de Saussure. Comme Mantis, mais cuisses intermédiaires et postérieures avec une épine apicale; prothorax au moins trois fois plus long que large. I. oratoria, Fr. mérid. — Ameles, Burm. Comme Jris, mais prothorax à peine deux fois plus long que large. À. decolor, Fr. mérid. — Empusa, Latr. Tête petite; vertex s’élevant en pyramide; antennes courtes, pectinées des deux côtés chez les mâles; un lobe foliacé aux # cuisses postérieures. E. pauperala, Fr. mérid. — Chæradodis, Serv. Diffèrent des Mantis par leur prothorax dilaté latéralement en feuille. C. cancellata, Cayenne.

FAM. ACRIDIIDÆ. — Corps allongé, comprimé latéralement. Tête verticale; antennes courtes. Ordinairement des ocelles. Lèvre supérieure remarquablement grande, bilobée; mandibules robustes, multidentées; lobe interne des mâchoires tridenté; lobe externe pouvant recouvrir le lobe interne; paipes maxillaires de 5 articles; lèvre inférieure quelquefois quadrifide, ordinairement bifide, masquant, concurremment avec le labre, les organes masticateurs ; palpes labiaux de 3 articles. Les deux premières paires de pattes ambulatoires, la 3° très longue, à cuisses renflées, disposée pour le saut; tarses de 3 articles, le 1* muni de 3 coussinets membraneux, le 2° et le 3° d’un seul; ce dernier entre les griffes. Pseudélytres assez épais, rabattus latéralement au repos; ailes grandes. Tarière de la femelle ne dépassant pas l’abdomen, formée d’une double valve dorsale et d’une double valve ventrale. — Herbivores; pondent leurs œufs dans la terre. Passent aux Paasmidx par les Proscopia de l'Amérique du Sud.

Tris. TRuxALINx. Une pelote entre les crochets des tarses. Pronotum ne recouvrant pas le metanotum; prosternum mutique. Vertex horizontal; front très incliné en bas et en arrière. — Truxalis, Fabr. Tête prolongée en avant et en haut en une sorte de cône portant les yeux; antennes à 3 arêtes; cuisses peu renflées; ailes bien développées. T. nasuta, midi de la France. — Orycoryphus, Fisch. Sommet du vertex peu avancé entre les yeux, dilaté et foliacé sur les côtés; élytres fenestrés. O0. compressicornis, Fr. mérid. — Mecosthetus, Fieber. Vertex d'Oxycoryphus; élytres non fenestrés avec une nervure longiludinale, intercalée plus près de la cubitale que de la radiale; des fovéoles frontales basilaires, triangulaires. M. grossus, Fr. — Parapleurus, Fisch. Comme Mecosthetus, mais nervure intercalée aussi près de la radiale que de la cubitale ; fovéoles frontales oblitérées. P. alliaceus, Fr. — Paracinema, Fisch. Comme Parapleurus; mais nervure intercalée plus près de la radiale que de la cubitale; prothorax prolongé postérieurement en triangle, à carènes latérales interrompues. P. éricolor, Fr. — Chrysochraon, Fisch. Comme Paracinema, mais élytres courts ou rudimentaires; ailes nulles; prothorax tronqué en arrière. C. dispar, Fr. — Stenobothrus, Fisch. Des fovéoles étroites sur le vertex; antennes filiformes; pronotum à carènes latérales ininterrompues; à un seul sillon transversal; élytres sans nervure intercalée. S. lineatus, S. rufipes, S. pulvinalus, t. c. en Fr. — Gom-

phocerus, Thunb. Comme Sfenobothrus, mais antennes renflées au sommet, G. maculalus, Fr. — Stauronotus, Fisch. Fovéoles du vertex larges, mais nettes; pronotum à carènes latérales ininterrompues ou nulles, à deux sillons transversaux; élytres à nervure cubitale antérieure plus rapprochée de la cubitale postérieure de la radiale. S. maroccanus, Fr. mérid. et Algérie, où elle cause les plus grands ravages. — Siethophyma, Fisch. Fovéoles du vertex obtuses; pronotum comme Séauronolus: élytres à nervure cubitale antérieure plus rapprochée de la radiale. S. fuscum, Fr. mérid. — Epacromia, Fisch. Fovéoles frontales divergentes en dessus, trapézoïdales, à contour caréné; pronotum sans carène latérale, à sillon transversal typique plus rapproché du bord antérieur que du postérieur ; une nervure intercalée. E. thalassina, Fr.

Tris. OEnrponwx. Diffèrent des TRUuxALINÆ par leur vertex obtusément anguleux et leur front vertical. Fovéoles du vertex triangulaires, basilaires ou nulles; côte frontale obtuse. Prosternum mutique. Jambes postérieures sans épine apicale externe. 2° segment abdominal lisse. — Sphingonotus, Fieber. Pronotum à bord postérieur triangulaire, à carène longitudinale médiane faible, interrompue par 2 ou 3 sillons transversaux; le sillon typique au premier tiers de la longueur du pronotum; ailes bleues. S. cæruleus, Fr. — Acrolylus, Fieber. Pronotum à bord postérieur arrondi ou obtus, à carène longitudinale nette, interrompue par 2 ou 3 sillons transversaux; ailes hyalines, jaunes ou roses. À. insubricus, Fr. mérid. — OEdipoda, Latr. Pronotum à carène médiane élevée, interrompue par un seul sillon transversal. OŒE. cærulescens, ailes bleues; OE. miniala, aïles roses; Fr. — Pachytylus, Fieber. Pronotum caréné longitudinalement, sans sillon transversal; ocelles latéraux éloignés du bord du vertex qui est marqué de fovéoles triangulaires. P. cinerascens, Fr. — Psophus, Fieb. Comme Pachytylus, mais ocelles latéraux sur le bord même du vertex. P. stridulus, Fr.

Tri8. EREMOBHNZ. Diffèrent des OEnrroniNx par leur côte frontale sillonnée; leur 2° segment abdominal granuleux sur les côtés; leurs jambes postérieures armées d’une épine apicale externe. — Eremobia, Serville. Seul genre indigène. E. cisti, Corse, Algérie.

TriB. PYRGOMORPHINÆ. Prosternum strumeux, mucroné ou s’avançant en cône. Fovéoles du vertex supérieures, contiguës et circonscrivant la partie antérieure du vertex: front très incliné en bas et en arrière. — Pyrgomorpha, Serv. Seul genre indigène. P. grylloïdes, Fr. mérid.

Tri8. ACRIDINÆ. Prosternum comme les précédents. Fovéoles du vertex latérales, ou inférieures et fermées en arrière, ou le plus souvent indistinctes:; côte frontale ni comprimée, ni sillonnée; sommet du vertex obtus et incliné; front peu incliné en bas et en arrière. — Acridium, Geoff. Pronotum en toit, sans carènes latérales; carène supérieure des cuisses postérieures dentée finement en scie. À. ægyptium, Fr. mérid. — Caloptenus. Burm. Pronotum déprimé, caréné latéralement ; cuisses comme Acridium. C. ilalicus, Fr. — Pezotettix, Burm. Cuisses postérieures à carène supérieure entière. P. alpinus, Vosges. — Platyphyma, Fisch. Se distingue des autres Acripnnx indigènes par la présence d’une épine apicale au bord externe des jambes postérieures. P. Giornæ, t. c. Languedoc.

Tr18. TETRIGINÆ. Point de pelotes entre les crochets des tarses. Prothorax prolongé très en arrière au-dessus de l’abdomen; prosternum prolongé jusqu’à la bouche. Élytres rudimentaires. Tetrix, Latr. Seul genre indigène. T. subulata, T. bipunctata, comme en Fr.

FAm. LOCUSTIDÆ. — Même forme générale que les AcripuDÆ; ordinairement, point d’ocelles. Antennes très longues et multiarticulées. Lèvre supérieure formée de deux pièces articulées; mandibules avec une grande dent basilaire et plusieurs dents terminales; mâchoires grêles; palpes maxillaires de 5 articles; lèvre inférieure quadrilobée; palpes labiaux de 3 articles. Prothorax en forme de selle; pattes postérieures longues, adaptées au saut; tous les tarses de 4 articles. Élytres rabattus latéralement, avec un organe stridulant à leur base; assez souvent rudimentaires. Un grand oviscapte chez la femelle. Carnivores. Passent aux PHasmIbÆ

par les Prochilus, de la Nouvelle-Hollande, aux GryLuinx par les Gryllacris, de Java et autres formes.

I. Antennes glabres, insérées au sommet du front; palpes médiocres.

Phaneroptera, À. S. Elytres linéaires, allongés ; ailes dépassant les élytres; plaque sous-anale des mâles bifurquée au bout; oviscapte court, arqué dès sa base en faucille: P. falcata, France, surtout au S. de la Loire. — Barbitistes, Brullé. Tête petite, ovalaire;

antennes fines; élytres des mâles en folioles oblongues; ceux des femelles tout à fait rudimentaires; ailes nulles; oviscapte garni de fines dentelures au bout. B. (Leplophyes) punctatissima, Paris. B. serricauda, Suisse, B. (Isophya) pyrenæa, Pyrénées. B. (Orphania) denticauda, Fr. mérid. — Phylloptera, A. S. Différent de P. par le grand développement vertical de leurs élytres semblables à des feuilles. P. laurifolia, Martinique. — Tylopsis, Fieber. Diffèrent des Phaneroptera par les premiers articles des antennes très épais, velus et leurs tibias antérieurs épineux en dessus; prosternum bidenté. $S. lilifolia, Pro-

vence. — Saga, A. S. Tête un peu pyramidale; antennes rapprochées ; front sans renflement; prothorax étroit, arrondi en dos d’âne; corps très allongé, prosternum bidenté; élvtres et ailes souvent nuls. S. serrala, Europe méridionale. — Locusta, Fabr. Front

avancé entre les antennes en un tubercule court et obtus; antennes longues et grêles, prosternum bidenté ; les 4 jambes antérieures épineuses; oviscapte long et droit. L. viridissima, t. c. Fr. L. cantans, Suisse. L. caudata, Europe orientale. — Conocephalus, Latr. Diffèrent des Locusla par la face antérieure de leur tête très inclinée de haut en bas et d'avant en arrière, le front dépassant le premier article des antennes. C. mandibularis, France, au S. de la Loire. — Xiphidion, À. S. Different des 3 genres précédents par leur prosternum mutique; les quatre premières jambes non dilatées; plaque sous-anale très apparente dans les deux sexes, convexe et pointue dans les femelles, grande et fourchue dans les mâles. X. fuscum, Paris. — Meconema, À. Serv. Comme les Xiphidion; mais les quatre premières jambes dilatées et la plaque sous-anale des mâles peu visible. M. varia sur les chênes, Paris. — Decticus, A. Serv. Tète grosse, mutique, front convexe, séparant notablement les antennes l’une de l’autre; pronotum caréné dans toute sa longueur; jambes antérieures armées de 4 épines au-dessus; 1° article des tarses postérieurs avec des plantules libres en dessous; prosternum mutique; mésosternum et métasternum, plus longs que larges, plus ou moins échancrés au bord postérieur; élytres bien développés. D. verrucivorus, Paris, D. albifrons, etc., Fr. mérid. — Thamnotrizon, Fisch. Diffèrent des Decticus, par leur prothorax en dos d’äne, sans carènes latérales; élytres rudimentaires; prosternum inerme, trois épines aux jamhes antérieures, quatre épines apicales aux jambes postérieures. T. apterus, Fr. mérid. T. cinereus. Paris. — Anterastes, Brunn. Comme Thamnotrizon, mais deux épines apicales aux jambes postérieures seulement. À. Raymondi, Fr. mérid. — Antaxius, Burm. Comme Anterastes, mais prosternum à 2 épines. À. pedestris, Fr. mérid. — Platycleis, Fieb. Diffèrent des Anterastes par leurs élytres et ailes normales. P. grisea, Fr. — Thyreonotus, À. Serv. Diffèrent des Decticus par leurs élytres très courts, cachés sous le prolongement postérieur du prothorax; ailes nulles. T, corsicus, Corse.

IT. Antennes insérées au milieu du front, au-dessous des yeux.

Ephippigera, Latr. Elytres en forme de courtes écailles bombées, sembiables dans les deux sexes, saillants en arrière du prothorax simplement rugueux. E, vilium, Paris. E. monticola, Grenoble, etc, — Hetrodes, A. Serv. Prothorax épineux, cachant complètement les élytres. 1. Guyoni, Alger. — Bradyporus, Charp. Prothorax lisse, plan, rectangulaire ; élytres cachés: ailes nulles. B. dasypus, Grèce.

III. Antennes insérées au sommet du front; palpes maxillaires extrémement longs.

Dolichopoda, Boliv. Antennes 6 à 7 fois aussi longues que le corps; palpes maxillaires plus longs que le corps; élytres et ailes nulles; tarses comprimés. D. palpata. Aube. dans les grottes; Pyrénées.

Fan. GRYLLIDÆ. — Tête grosse; antennes longues, sétacées ; ordinairement des ocelles. Labre entier; mandibules dentelées intérieurement; lobe interne des mâchoires unidenté ; lobe externe allongé, linéaire; lèvre inférieure quadrifide, palpes maxillaires allongés, de 5 articles, élytres plans en dessus, ordinairement avec un organe stridulant à leur base. Pattes postérieures propres au saut. Cerques filiformes, allongés. Un oviscapte.

Œcanthus, À. S. Tête avancée, assez petite, presque ovale; jambes postérieures allongées comme celles des Locusrinz; tarses postérieurs de 4 articles, les autres de 3. OE. pellucens, Fr. mérid. — Gryllomorpha, Fieb. Different des Gryllus par leurs jambes antérieures sans tympan; les postérieures dentées en scie à la base, et par l’absence d’élvtres.

G. dalmatina, Fr. mérid. — Trigonidium, A. $. Face antérieure de la tête bombée; palpes maxillaires terminés par un article en cône renversé, tronqué droit au bout; jambes postérieures avec deux rangs d’épines filiformes, longues et distantes. T. cicindeloïdes, Fr. mérid. — Nemobius, A.S. Diffèrent des Trigonidium par l’article terminal de leurs palpes évasé et tronqué obliquement au bout. N. sylvestris, Paris. — Gryllus, Latr. Tête sphéroïdale ; jambes postérieures mutiques à la base, ensuite avec deux rangs d’épines coniques, serrées; 1” article des tarses postérieurs glabres. G. campestris, se creuse un trou dans les champs. G. domesticus, vit dans les maisons. — Mogisoplisles, de Sauss. Aptères, jambes postérieures dentelées, mais non épineuses en dessus; renflement interantennaire indivis. M. squammiger, Fr. mérid. — Arachnocephalus, Costa. Comme Mogistoplistes, mais renflement interantennaire verticalement sillonné. À. Yersini, Fr. mérid. — Myrmecophila, Latr. La tête cachée sous le prothorax est caractéristique: point d’ocelles. M. acervorum, dans les fourmilières, Paris. — Xya, Latr. 3 ocelles, 4 appendices abdominaux; très petite taille. X. variegata, Europe méridionale. — Tridactylus, Latr. Jambes antérieures élargies; tarses postérieurs remplacés par des appendices mobiles, aplatis, digités ; les autres, de 3 articles; petite taille. T. variegalus, Fr. mérid. — Gryllotalpa, Latr. Deux ocelles; pattes antérieures transformées en puissants organes de fouille; tarses postérieurs normaux; taille très grande. G. vulgaris; se creuse des galeries souterraines à la façon des taupes, Fr. t. €.

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