VI. ORDRE NEUROPTERA
Pièces buccales disposées pour broyer, parfois plus ou moins rudimentaires. Antennes de forme variable. Lèvre inférieure non fendue. Quatre ailes membraneuses, réliculées, plus ou moins velues, parfois inégales, rarement rudimentaires ou nulles. Tarses de cinq articles. Métamorphoses complètes.
Remarque.— Les dénominations données aux nervures des ailes des Névroptères et aux espaces qu’elles délimitent, un peu différentes de celles des autres groupes, sont les suivantes :
A. — Aile antérieure. On appelle : 1° nervure costale, celle qui forme le bord antérieur de l'aile; 2° nervure sous-costale, une nervure généralement assez grêle, qui suit immédiatement la nervure costale, lui est presque parallèle, mais arrive cependant à la rencontrer près du sommet de l'aile; 3° nervure radiale ou radius, la grosse nervure qui suit la souscostale ; 4° nervure cubilale antérieure où cubitus anticus, la grosse nervure qui suit; 5° nervure cubitale postérieure ou cubitus poslicus, une nervure assez grêle presque parallèle à la précédente et presque aussi longue. D’autres nervures longitudinales moins importantes divisent le reste de la surface de l'aile. Les nervures secondaires qui partent de la radiale et se dirigent en arrière sont dites secteurs radiaux; quand il n’en existe qu’un, il se divise habituellement en un rameau supérieur et un rameau inférieur; la nervure cubitale se divise également en deux rameaux : le rameau thyrifère et le rameau diviseur; les dernières ramifications, ordinairement presque parallèles, du radius et du cubitus qui aboutissent au sommet de laile portent le nom de secteurs apicaux. On appelle aires, les espaces qui séparent les champs de distribution des branches des nervures principales. L’espace compris entre la costale et la nervure qui la suit est l’aire costale; l'aire thyridienne est l’espace compris entre les ramifications inférieures du radius et les ramifications . supérieures du cubitus antérieur; Paire inlerclavale est comprise entre les ramifications inférieures du cubitus antérieur et le cubitus postérieur. L’aire avoisinant cette dernière nervure est l’aire cubitale; au-dessous vient l'aire clavale et enfin l'aire suturale. Les espaces compris entre les ramifications des nervures principales s'appellent cellules ; la cellule discoïdale est comprise entre les deux branches du secteur radial; la cellule thyridienne est comprise entre le rameau thyrifère et le rameau diviseur du cubitus antérieur; les cellules apicales sont comprises entre les secteurs apicaux issus du radius; les cellules subapicales sont de même comprises entre les secteurs issus du cubitus. Des nervures transverses, en nombre variable, s'étendent entre les nervures longitudinales. Le pterostigma est une tache du bord antérieur de aile entre la costale et la sous-costale; le thyridium, une autre tache près de l'extrémité du rameau thyrifère.
B. — Aile postérieure. À l’aile postérieure le radius fournit deux rameaux : 1° le rameau discoidal qui se bifurque pour comprendre entre ses branches la cellule discoïdale ; 2 le rameau sous-discoïdal qui naît tout près de sa base; les nervures longitudinales qui suivent le cubitus postérieur sont les costules, à savoir, de haut en bas : costule trochléaire, costule géminée antérieure, costule géminée postérieure, costules du tendon antérieure, médiane el postérieure.
Fay. SIALIDÆ. — Antennes filiformes ou pectinées. Pièces buccales libres; mandibules puissantes, parfois très longues. Ailes égales, transparentes, avec de nombreuses nervures transversales; les postérieures quelquéfois très larges à la base. Le 3° ou le 4° article des tarses souvent élargi, cordiforme ou bilobé. Larves à pièces buccales disposées pour broyer, vivant dans l’eau ou sous les écorces d’arbre.
Sialis, Leach. Antennes seulement d’un tiers plus courtes que les ailes antérieures; prothorax beaucoup plus large que long; ailes colorées, sans ptérostigma apparent; les postérieures beaucoup plus larges à la base que les antérieures; 4° article des tarses cordiformes; larves aquatiques. S. lutaria, Fr. — Rhaphidia, L. Antennes grêles, égalant au plus le tiers de la longueur des ailes; prothorax beaucoup plus long que large; ailes
L'F. Brauer und Franz Lôw, Neuroptera austriaca, Wien, 1857.
transparentes, presque incolores; ptérostigma bien limité et traversé au moins par une nervure transversale; point de nervure transversale entre la nervure radiale etla branche antérieure de la cubitale; 5° article des tarses bilobé; femelle avec long oviscapte; larves vivant sous les écorces. R. ophiopsis, Fr. — Inocellia, Schn. Antennes épaisses, égalant au plus le tiers de la longeur des ailes antérieures; point d’ocelles; prothorax à peine deux fois aussi long que large; ailes incolores, sans nervure transverse dans le ptérostigma ; une nervure transverse entre la radiale et la branche antérieure de la cubitale; secteurs apicaux presque tous non bifurqués au bord; tarses, oviscapte et larves de Rhaphidia. 1. crassicornis, sur les chênes.
Fay. MYRMELEONIDÆ. — Tête verticale, avec des yeux composés hémisphériques. Antennes de forme variable. Pièces buccales libres. Ailes en toit, au repos, avec de nombreuses nervures transversales, surtout dans le champ costal ou couvertes d’une écaillure blanchâtre. Point d'article dilaté ou bilobé aux tarses.
Tris. Manrispixæ. Paltes antérieures ravisseuses. Mantispa, LIL. Seul genre indigène. M. styriaca, Fr.
Tris. HEMEROBIINÆ. Antennes non renflées en bouton à leur extrémité; toutes les pattes semblables; larves avec des pinces propres à la succion, non dentées. — Coniopteryx, Halid. Prothorax très court; ailes égales, à nervulation très simple, couvertes ainsi que le corps d’une poussière blanche, sans ptérostigma; antennes moniliformes, au moins aussi longues que le corps. C. fineiformis, sur les pins, Fr. — Osmylus, Latr. Antennes moniliformes, beaucoup plus courtes que les aïles; trois ocelles, ailes hyalines avec de nombreuses nervures transversales; les postérieures beaucoup plus courtes et plus étroites que les antérieures; un seul secteur radial qui envoie en arrière beaucoup de branches parallèles ; rameau diviseur courant tout le long du rameau thyrifère du cubitus parallèlement à lui. O.chrysops, Fr. — Sisyra, Burm. Antennes moniliformes, un peu plus courtes que les ailes antérieures ; point d’ocelles; prothorax court; pattes cylindriques; ailes postérieures un peu plus courtes que les antérieures à nervures transverses peu nombreuses, sauf dans le champ costal; un seul secteur radial avec deux ou trois branches bifurquées à son extrémité; une tache à la place du ptérostigma; corps velu. S. fuscata; la larve vit dans les Spongilles, Fr. — Dilar, Ramb. Comme Sisyra, mais antennes des mâles pectinées; ailes antérieures avec deux secteurs radiaux; un bouquet de poils de chaque côté de l’extrémité de l’aile antérieure ainsi qu’au bord postérieur de l’aile postérieure à sa base et à son sommet. — Drepanopteryx, Leach. Antennes moniliformes, plus courtes que les ailes antérieures; point d’ocelles; ailes échancrées près de l’extrémité de leur bord postérieur; les antérieures avec de nombreuses nervures longitudinales et transversales; première nervure transversale entre la costale et la sous-costale fortement bifurquée, récurrente vers la base de l’aile; au moins 12 secteurs radiaux. D. phalænoides, sur les ormes, Fr. — Hemerobius, L. Antennes moniliformes; dernier article des palpes fusiforme, prolongé en pointe; jambes cylindriques ou fusiformes; ailes hyalines, colorées ou tachées, les antérieures plus grandes que les postérieures; costale formant un arc à la base de l’aile antérieure; première nervure transversale entre la costale ou la sous-costale se recourbant vers la base de lPaile et unie en avant par plusieurs branches à la costale; au moins deux secteurs radiaux. À. hirtus, Fr. — Micromus, Ramb. Antennes, palpes, grandeur et teintes des ailes, comme Hemerobius; à la base des ailes antérieures, costale parallèle à la sous-costalé et à la radiale, d’où un rétrécissement du bord de l'aile ; première nervure transverse entre la costale et la sous-costale droite ou ne se recourbant pas en arc vers la base de l’aile; les autres bifurquées; de 1 à 6 secteurs radiaux ; jambes fusiformes. M. varigalus, Fr. — Chrysopa, Leach. Antennes sétacées; ailes habituellement hyalines; les antérieures plus larges que les postérieures ; un seul secteur radial qui envoie en dessous de nombreuses branches parallèles unies entre elles par deux séries en escalier de nervures transversales; nervures transversales du champ costal en général simples; la cubitale antérieure se divise dans le premier tiers de Paile et la branche ainsi formée s’unit à la nervure transverse antérieure ou à ses voisines et embrasse la cellule cubitale; jambes cylindriques. C. perla, Fr. — Nemoptera, Latr. Antennes grêles, sélacées, courtes, dressées au repos; la bouche allongée en un bec conique; ailes postérieures très étroites, plus longues que les antérieures, avec une nervure longitudinale médiane d’où partent de chaque côlé des nervures transverses obliques. N. algirica, Algérie.
TriB. MYRMELEONINÆ. Antennes en massue ou filiformes et renflées en bouton à leur
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