‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 88 sur 396 · PRODUITS DÉRIVÉS DES SUBSTANCES ALBUMINOÏDES · texte numérisé non relu

PRODUITS DÉRIVÉS DES SUBSTANCES ALBUMINOÏDES

Mais cette équation n’exprime ses réactions multiples que d’une manière approchée et, pour obtenir une représentation à peu près exacte des phénomènes, M. Schützenberger propose pour l’albumine la formule C#0H3°2A7550150$56,

Sous l'influence d'oxydants énergiques les produits changent encore et l’on obtient :

1° La série des acides gras :

Lee SOC CORRE RE Re RE C2H20* 2H acétique.t. si à NAS er ee nt te te A QE a C+H*0* DO DOM UE. i9 ne eee voir dome de sun Nec. @ee C6H60* = ones nes asie Mae EE Le Par C8H80"* vale TIQUE SAN R ER NE UINEU MIS RMC. ANSE . C10H100* IC DTOIQUe a M Le PAU ER er NP on C'2H120# ES 7 DER SR RP RE C16H160* DUR een ne Lio ne annee sis o dird ete ... C20H200#

2° Les aldéhydes correspondants :

AIT IeMAICÉ UE A eiel . ce... eu reRe C:H*02 — DACROBTIQUERN D Nec 0e ecole: te CSH60?2 — D'ART RM ee ac ei ee CSH80?2

3 L’acide benzoïque C'*H$0* et l’aldéhyde benzoiïque ou essence d'amandes amères C'*H50?.

La plupart des corps si nombreux que nous venons d'énumérer se retrouvent dans l'organisme. On est, en conséquence, autorisé dans une certaine mesure à les considérer comme résultant d’une décomposition ou d’une oxydation de substances albuminoïides; on peut même, en étudiant leur distribution dans les êtres vivants, arriver à reconnaitre aux dépens de quelle catégorie de tissus ils prennent naissance.

La leucine (fig. 379) et la tyrosine (fig. 380) sont les produits d’altération les plus

(il

Fig. 379. — Masses cristallines sphériques de leueine, — a; petites sphères ; bb, demi-sphères: ce, petites sphères agglomérées ; d, sphère plus grande recouverte par deux demi-sphères tapissées de segments

de sphères ; 999g; Sphères de leucine à couches Fig. 380. — Tyrosine cristallisée en-aicuilles. — 4, concentriques et à surface unie ou bosselée (d’après aiguilles séparées ; b, aiguilles groupées ensemble Frey). (d'après Frey).

répandus du tissu des glandes, ainsi que des substances collagène et élastique; la leucine peut être considérée comme une amine de l'acide caproïque C!2H1:°(AzH°)0f;

la tyrosine se rattache de même à un acide de la série benzoïque, et sa formule peut s’écrire C'#H$(AzH)05; elle contient exactement les éléments de la glycine et de l'essence d'amandes amères :

C18H11A706 — C1#H602 + C'HÿAzO-.

Tyrosine. Essence d'amandes Glycine.

amères.

La glycine (fig. 381) est à l'acide acétique ce que la leucine est à l’acide caproïque et sa formule chimique peut s’écrire C#H?2(AzH%)0*. Il suffit, d'autre part, d’oxyder la tyrosine en lui enlevant deux équivalents d'hydrogène pour obtenir l'acide hip-

Fig. 381. — Différentes formes cristallines Fig. 382. — Cristaux d'acide hippurique. -— aa, prismes ; de glycine (d'après Frey). b, cristaux obtenus par évaporation lente, et rappelant ceux du phosphate ammoniaco-magnésien

(d'après Frey).

purique : C8H°AzOS$ (fig. 382), si fréquent dans l’urine des animaux. Ce dernier peut être, à son tour, considéré comme une combinaison de l'acide benzoïque et de la glycine avec perte de deux équivalents d’eau : C*H°AzO‘.C#H50*. Or Pacide benzoiïque est l’un des produits d’oxydation des substances albuminoïdes, et la glycine est encore un des produits de décomposition de ces substances ou même des substances collagènes.

La sarcine ou hypoxanthine se trouve, comme la leucine, dans les muscles, le foie, la rate, le thymus, le corps thyroïde, les reins, l’urine. Par l’addition de deux équivalents d'oxygène la sarcine se transforme en xæanthine : C10H*Az‘0#; deux nouveaux équivalents d'oxygène font de cette dernière l'acide urique : C!°H#Az‘05 — C:H2Az‘0?2H0, l’un des produits d'oxydation les plus abondants (fig. 383). On le trouve, en effet, dans le cerveau, la rate, le sang, les reins, l’urine. Auprès de la sarcine on doit ranger la guanine : C1°H°Az’0?, qui existe dans le pancréas et qui peut, comme l'acide urique, former de l’urée dans quelques circonstances. La guanine à pu être transformée en xanthine par Strecker. M. Gauthier a obtenu simultanément la xanthine et un autre composé homologue, la méthylxanthine, en chauffant ensemble de l'acide cyanhydrique et de l’eau, en présence de l'acide acétique, afin de saturer l’ammoniaque qui se produit :

11C2AzH + 4H202 — C10H4A7404 + C12H6Az404 + 3AzH3 Xanthine. Méthylxanthine.

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