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IV. SOUS-EMBRANCHEMENT

ENTÉROPNEUSTES 1

Vers à corps allonge , fragile , présentant un prolongement prébuccal, en forme de gland et dont le corps se subdivise ensuite en trois régions , celles du collier , des fentes respiratoires et de l'abdomen. Embryon (Tornaria) de certaines formes rappelant celui des Echinodermes.

Généralités. Caractères extérieurs. — Le caractère dominant qui fait le Vertébré, celui duquel découlent les plus importants parmi les autres (corde dorsale, squelette primitif, orientation par rapport au monde extérieur, etc.), c’est l’énorme développement relatif du système nerveux. Quelles que soient les ressemblances secondaires qu’un organisme présente avec les Vertébrés, si le système nerveux demeure à un état inférieur de développement, cet organisme ne saurait être considéré comme se trouvant sur le chemin qui mène des Vers aux Vertébrés, et de ces ressemblances de détail on peut seulement conclure que les caractères combinés pour constituer les Vertébrés (métaméridation primitive du corps, fentes respiratoires œsophagiennes, etc.) ont été isolément réalisés à plusieurs reprises dans différents types du Règne animal, avant de s’associer en une forme organique qui s’est élevée au-dessus de toutes les autres. Les Entéropneustes avec leurs poches branchiales latérales et leurs pores respiratoires qui rappellent les trous respiratoires des Lamproies, présentent une remarquable réalisation de ce genre, mais c’est à peine s’il est possible de trouver dans le reste de leur organisation quelque autre ressemblance douteuse avec les Vertébrés; d’autre part rien ne permet de voir en eux des Vertébrés dégénérés, comme c’est le cas pour YAmphioxus et les Tuniciers; c’est donc auprès des Vers qu’il convient de les placer, tout en les isolant dans un sous-embranchement pour tenir compte de ce que leur organisation présente de spécial. Bien que réduits à un petit nombre de genres très semblables entre eux, les Entéropneustes se trouvent dans toutes les mers, depuis les rivages jusque dans les grandes profondeurs ( Glandiccps abyssicola), ce qui est une indication de leur ancienneté; ils creusent dans le sable des trous en forme d’U, desquels ils ne sortent jamais et que l’on reconnaît au tortillon de sable accumulé sur l’orifice de la branche postérieure de l’U. L’animal vivant sécrète un abondant mucus exhalant une odeur de rhum ou d’iodoforme. Les larves éminemment pélagiques ont été recueillies jusque dans les régions de l’Atlantique et du Pacifique les plus éloignées des côtes ( Tornaria Grenacheri).

1 Spengel, Die Enter opneusten des Golfes von Neapel, 1893. — R. Koehler, Contribution à l'étude des Entéropneustes , Internationale Monatschrift für Anatomie und Histologie, 1886, Bd III.

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