I. CLASSE
ÉCHINODÉRIDÉS (Kl NORH YNCH A) 1
Némathelminthes marins , rampants , libres , à corps métaméridé, présentant en avant une trompe rétractile, armée de crochets chitineux , d'abord cylindrique et étroite, puis légèrement renflée ; à tube digestif complet.
1 VV. Reinhard, Kinorhyncha ( Echinocleres }, ihre anatomxsche Bau und ilire Stellung im System. Zeitschr. f. wiss. Zoologie, t. XLV, 1887, p. 401.
ÉCHINODÉRIDÉS.
Forme générale et structure des parois du corps. — Les Échinodéridés (fig. 980), dont on connaît actuellement une vingtaine d’espèces, ont un corps allongé, à téguments chitineux, divisé en onze segments, non compris la trompe armée de crochets, toujours rétractée à l’état de repos et qui peut être, pour cette raison, considérée comme représentant la partie antérieure de l’œsophage. La locomotion est produite par les mouvements d’invagination et de dévagination alternatifs de la trompe. Le segment anal peut être dépourvu d’appendices (Acerca), n’en porter qu’un seul
(Monocerca), ou en présenter deux (Dicerca), ce qui ^ permet de répartir toutes les espèces en trois groupes. A Quelquefois, en raison de la minceur des téguments qui
\ i les recouvrent, les deux [E. Metschnikoffii , F. Koiva-
levskyi ) ou trois (E. acercus, E. parvulus ) derniers seg-
PpOa . " ments du corps ne sont distincts que par les soies ou
W-m d autres ornements qu’ils supportent.
. e ^e revêtement chitineux des deux derniers segments
p est généralement divisé en trois plaques, une dorsale couvrant toute la région supérieure du Segment, deux .. ventrales, symétriques, unies par une suture le long de
la l‘8ne médiane. Quelquefois [E. dentatus, E. ponticus) q wfMÆ une plaque médiane s’intercale entre les deux plaques
ventrales du premier segment du corps; mais le plus A souvent, au contraire, la suture médiane disparait sur ce
segment dont la face ventrale est de la sorte indivise.
. . Des soies et des aiguillons diversement répartis, suivant
les espèces, se trouvent sur la plupart des segments. C%JÉ' Ü La cuticule chitineuse est sécrétée par une matrice
où l’on aperçoit de nombreux noyaux sur les préparations colorées, mais qui ne se laisse pas diviser en cellules distinctes; cette matrice envoie des prolongements à l’intérieur de petites soies qui forment sur chaque segment une raDgée transversale. Au niveau de ^ chaque plaque ventrale de la région postérieure du Fldini!°v a^afif f^dorsd?- corPs> elle contient de une à trois masses pigmentaires, a, trompe; b , région antérieure d’Un jaune orangé, qui forment deux rangées longitu-
rétractile; c, 1er segment non ré- T . . -, ..
tractiie; d, œsophage; e, esto- dinales reguheres. Les mouvements sont produits par mac ; f' amas de pigment (d’après une couche de fibres musculaires longitudinales qui
s’étendent, sans discontinuer, de l’extrémité antérieure à l’extrémité postérieure du corps. 11 s’y ajoute dans chaque segment une paire de muscles dorso-ventraux. Tous les muscles sont lisses.
Trompe et tube digestif. — Lorsque la trompe est à l’état d’extension, sa partie étroite, cylindrique, présente à son extrémité une ouverture qu’on peut appeler la bouche, et qui conduit dans une cavité pharyngienne, revêtue d’une cuticule assez épaisse. Près de la bouche, à l’intérieur de cette cavité, se trouve un cercle de petits piquants dirigés en avant ; extérieurement, s’insèrent autour de la bouche des piquants ordinairement au nombre de neuf (E. pellucidus, E. ponticus), pointus et dirigés en avant. La partie renflée de la trompe porte, en général, quatre verticilles irrégu-