H. Brady, lac. cit., p. 28, tab. IV, fig
ordre les unes aux autres, de façon à former une masse irrégulièrement sphcrique.
Nous n'insisterons pas davantage sur ces formes de tests arénacés qui peuvent varier pour ainsi dire à l'infini. Les exemples que nous
Fig. 61. — Diaphoropodon mobile (d'après Arclier).
avons cités sont plus que suffisants pour faire comprendre de quelle façon elles prennent naissance.
Diaphoropodon mobile Arch. '. — Cet animal, récemment dé-
1. Archer, On Some freshwater Hhiwpoda new or little known, in Quart. Journ, micr. sci, 1869, IX, p. 394, tab. XX, fig. 6.
FORAMINIFÈUES. T'.
couvert par Arclier dans les eaux douces, présente un caractère qui ne nous a pas encore été offert. Sa forme est à peu près ovoïde; son test est fornné de sable a^gluliné; dans le protoplasma se montrent un noyau énorme et des vacuoles contractiles; à son extrémité supérieure se trouve un orifice par où sortent des rhizopodcs de dimensions 1res grandes; indépendamment de ces longs rhizopodes, le D. mobile montre une foule de petits prolongements protoplasmiqucs qui soitent de la coquille en des points nombreux; ces petits prolongements sont très courts; ils ne sont pas ramifiés comme les grands rliizopodesct ont tout à fait l'aspect des cils vibralilcs que nous trouverons chez les Infusoires. Nous pouvons considérer cet animal comme une forme de passage des Foraminiicres étudiés jusqu'ici vers les groupes plus élevés des Foraminifères perforés.
g 3. — FORAMINIFÈRES A TEST CALCAIRE
Les Foraminifères que nous avons étudiés jusqu'à ce moment se sont présentés à nous entourés, les uns d'une membrane chitineuse, les autres d'un test arénacé; un autre groupe extrêmement important de Foiaminifères se distingue par un test calcaire.
Ibcxiste dans ce groupe toute une interminable série de formes analogues à celles que nous avons décrites parmi les Foraminifères à test arénacé, mais beaucoup plus compliquées encore. Pour donner une idée de ces formes nous choisirons les plus importantes, celles qui peuvent être considérées comme les chefs de file de toules les autres.
l.e SquammuUna lœvisax. Schultze ' peut être considéré comme la plus simple de toutes ces formes. Son test calcaire est lenticulaire ou sphérique, à une seule loge, et il est muni d'une seule ouverture arrondie, non prolongée en col, donnant passage aux pseudopodes de l'animal.
Le Cornuspira foliacea Will-. possède un test calcaire très régulièrement contourné en spirale, affectant assez bien la forme d'une coquille de Planoibe et limitant une seule chambre qui cependant présente de distance en distance des rétrécissements indiquant, soit des phases pendant lesquelles l'accroissement s'est fait avec moins de rapidité, soit les points au niveau desquels s'est effectuée une division imparfaite du corps protoplasmique de l'animal.
t. Max Schultze, Organ. (1er Polytli. — HiJTsciin, Bronn's Klnss. iind Ordn. des Thier-iekhes, tab. IV, fig. 7.
2. WiLLiAMSON, Récent Foram. - Iîutschli, loc.cit., lali. IV, fig. 8 a, 8ft.
li PROTOZOAIRES.
Le Niihecularia lucifuga Defr.* est remarquable à divers points de vue. Ses cliambres ne sont également que peu distinctes; elles sont indiquées seulement par des étranglements; le lest est toujours fixé sur un corps étranger, et, dans beaucoup de cas, c'est la surface de ce dernier qui complète la paroi du test sur toute la
face adhérente. Quant au développement du test, il est foit inégal. 11 commence, d'habitude, par un certain nombre de tours de spirale, puis il secomporle comme celui du Trochammina liluiformis décrit et figuré plus liant, c'est-à-dire qu'il devient recliligne, ou bien il dessine des zigzags irréguliers, se portant tantôt d'un côté, lantôt de Tautre. ^. ^„ ^ ,. Le test calcaire des Niihecularia est très
Fig. 62. — Squammvhna n > • i i i
/œ!;is (d-aprèsBiitschii.) souvcnt renforce par des grains de sable ou
d'autres corpuscules étrangers qui rendent sa surface rugueuse. C'est là un caractère qui est offert par un grand nombre de Foraininifèrcs à test calcaire. 11 arrive même, dans certains cas, que des espèces à test normalement calcaire n'offrent, accidentellement, qu'un lest chitineux ou arénacé. Ce fait se pré-
Fig. 63. — Cornuspira foHacea (d'après Biitsclili.)
Fig. 64. — Verlebralina striata (d'après Biitsclili.)
sente surtout quand l'animal vit dans des conditions anormales et mauvaises, par exemple dans l'eau saumâtre.
Dans le Verlehralina striata d'Orb. - le test fait d'abord un certain nombre de tours de spirale très réguliers, puis il devient recliligne. Parfois même, comme dans le sous-genre ArlicuUna d'Orb. les toiirs de spirale ne se forment pas, et le test reste droit, formé
1. Voy. BiJTSCHLi, Bronn's Klass. und Ordn. ; Protowa, tab. IV, fig. 9 a, Oc