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Quart. Jour, of micr. se, 1876, XVI, p

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Ileitwig et Lesser émettent une opinion tout à fait dilTéi-entc; ils pensent que l'enveloppe contient une quantité considérable de très petits filamentschitineux enchevêtrés, et que les prolongements sont des épines cliitineuses. En conséquence, ils ^\a.ccnl\es H elcrojihry s dans un groupe d'IIéliozoaires très différent de celui qui comprend les formes étudiées plus haut, groupe qu'ils désignent par le nom d'Heliozoa skeletophora . Archer au contraire distingue les Helerophrijs et quehjues autres formes que nous allons passer en revue des Squelettophorés véritables, mais, tenant compte de la présence d'une enveloppe extérieure à l'ectosarque, il réunit tout les Iléliozoaires

Fig. 97. — lleterophrys marina. — n, noyaux; k, eiidosarque ; r, ectosarque (d'après

Hertwig et Lesser).

qui offrent cette enveloppe sous le nom de Heliozoa chiamydophora. Nous croyons que cette manière de voir doit être adoptée, au moins provisoirement.

Les formes des Héliozoaires tout à fait nues, dont les Actinophrys et les Actinosphœrium représentent les meilleurs types, sont reliées aux formes nettement chlamydées comme les Helerophys par des formes intermédiaires. Les Astrodisculiis de Grecff ^ sont dans ce cas. Ils

i. Greeff, Ueber Radiolarienarl'uje Rhiwpoden des sûssen Wassers, in Archiv f. mikr' Anat., V, p. 496.

sont sphériques, formés d'un endosaïque contenant un seul noyau (il est coloré en rouge dans VAslrodisculusruber Greeff), d'un ectosarque granuleux et d'une couche enveloppante homogène, transparente, traversée par des rhizopodes rayonnants et droits qui partent de l'ectosarque. GreelTa admis que cette enveloppe était couverte d'une mince couche de silice, mais Archer' montre que cette opinion ne s'appuie sur aucun fait.

Chondropus virldis'. — Cette espèce présente des caractères qui la distinguent nettement des précédentes, et qui pourraient servir de base à la constitution d'un groupe spécial d'IIéliozoaires si l'ani-

Fig. 98. — Cystophrijs Hœckeliuna (d'après Archer),

mal était mieux connu. Il vit dans les eaux douces; sa forme est sphérique; il est constitué par une substance fondamentale, probablement protoplasmique, jaunâtre, dans laquelle se pressent un grand nombre de capsules arrondies, colorées en vert. La substance fondamentale contient des granulations et de petits corpuscules falciformes; elle forme autour de la masse des capsules une sorte d'enveloppe homogène, analogue à celle que nous venons de décrire dans les Astrodisculiis, et dans laquelle circulent rapidement des courants de granulations. A travers l'enveloppe passent des rhizo-

1. Archer, in Quart. Journ. ofmicr. se, 1876, XVI, p. 348, tab. XXI, fig. 13.

2. Greeff, Ueber Radiolarien und Radiolarienartige Rhiozopoden des sùssen Wassers, in Arch. f. mikr. Anat., XI, p. 27, tab. II, fig. 18.

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podes rigides, rayonnants, riches en granulations mobiles. Le point important dans l'organisation de cet êti;e est la nature des capsules vertes. Peut-être ces capsules peuvent-elles être comparées à celles que nous aurons à signaler dans les Radiolaires marins. Les observations trop imparfaites dont cette forme a été l'objet ne permettent pas de résoudre cette question qui serait d'une grande valeur pour établir des relations entre les Iléliozoaires et les Euradiolaires.

Cyslophrys H œckeliana Arguera — Cette espèce est fort intéressante, parce qu'elle indique la parenté des Iléliozoaires avec les Radiolaires. Son corps estirregulierementspherique.il est formé d'un grand nombre de cellules sphériques, noyées dans une substance protoplasmique homogène, amorphe, qui forme autour de

Fig. 9y. — UedriocijHtis pellucida (d'après Herlwig et Lesser). — n, noyau ; c, vacuoles contractiles. — 1, animal entier adulte; '2, animal en voie de division.

l'ensemble une sorte de tunique, de laquelle portent des rhizopodes radiés, très nombreux. Chacune des cellules qui compose l'ensemble est formée de protoplasma et d'un noyau nucléole. Cette espèce peut donc être considérée comme une colonie d'individus. Les rhizopodes sont très souvent ramifiés, ce qui constitue un caractère rare chez les Héliozoaires.

Hedriocystis pelhicida IIertw. et Less. -. — Cette espèce pourrait être définie un Aclinophrijs pourvu d'une enveloppe mucibgineuse et même d'un pédicule servant à le fixer sur les corps

1. On some Freshivater Rhizopoda new or little Known, 1809, IX, p. 259, tab. XVIf, fig-1,2.

2. Hertwic et Lesser, loc. cit., p. 225, tab. V, fig. 5. — Archer, Quart. Journ. of micr. se, 1877, p. 67; I87G, tab. XXII, fig. 21, 22.

étrangers. Le corps est ovalaire ; il est constitué par un endosarque clair, pourvu d'un gros noyau, un ectosarque plus foncé émettant des rhizopodes radiés et droits, et une enveloppe mucilagineuse reliant entre eux les rhizopodes, autour de la base desquels elle s'élève un peu, de façon à donner au contour général de l'organisme un aspect étoile. Le pédoncule est formé par la continuation de la tunique; il est comme elle incolore et homogène. On a constaté que chez cet animal, la division du corps en vue de la multiplication s'eiîectue avant la production de la tunique, mais alors que le pédoncule existe déjà. L'un des individus produits par la segmen-

Fig.

100. — Pinacocystis nibicunda (d'après Hertwig el Lesser). k, endosarque; r, ectosarque.

n, noyau ;

tation transversale du corps reste fixé au pédoncule, tandis que l'autre se détache pour aller se fixer ailleurs. Le fait que le pédoncule existe avant la tunique prouve bien nettement que le pédoncule est d'abord constitué par un prolongement du protoplasma du corps, probablement un rhizopode, autour duquel se produit plus tard, comme -autour du corps, une tunique incolore, sécrétée nécessairement par le protoplasma.

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