H/ECKEL, loc. cit., p. -200, t;ib. V. fig
Dans d'autres formes du même groupe le squelelte reste toujours incomplet, mais il se divise en compartiments collatéraux ou superposés qui répondent probablement aux lobes de la capsule centrale. Le mode de formation du squelette est dans ces cas trop peu connu pour que nous puissions nous arrêter sur les animaux qui présentent ces caractères. Nous reviendrons plus tard sur les caractères et la division de cet énorme groupe qui représente dans les Radiolaires la forme polylhalarae que nous avons déjà trouvée dans les Foraminiféres.
Heliosphœra inermis H^eckel'. — Cette espèce, trouvée vivante par Ikeckel dans les environs de Messine, peut servir de point de départ pour toute une grande série de formes de Radiolaires dans lesquelles il existe un squelelte complet, c'est-à-dire enveloppant complètement la capsule centrale qui est toujours unique et organisée à peu près comme dans les Tlialassicola, tandis que l'ectosarque resemble plus ou moins à celui des Physematiiim.
Le squelette de Y Heliosphœra inermis est constitué par un grillage siliceux, sphérique, à mailles polygonales, larges, très régulières. Au centre du squelette se voient la capsule centrale et l'ectosarque dont les pseudopodes anastomosés, grêles, traversent les mailles du squelette.
Heliosphœra Actinota Ejeck. -. — Cette espèce nous montre un degré de plus dans la complexité du squelette siliceux des Radiolaires. On y trouve, comme dans l'espèce précédente, une splière siliceuse, grillagée, à larges mailles ; mais desnœuds de rencontredes baguettes qui limitent ces mailles, partent, en des points nettement déterminés et constants pour une même espèce, ainsi que l'a bien montré Millier, des épines qui s'élèvent en rayonnant autour de la spbère. Dans l'i/. Actinota, il existe quatre épines beaucoup plus grandes que les autres et disposées de façon à former une grande croix à quatre branches égales. Entre elles s'en trouvent d'autres plus petites, entre lesquelles s'interposent de plus petites encore. Dans V Heliosphœra elegans ILeckel ^ la sphère siliceuse émet, au niveau des nœuds de ses mailles, des épines siliceuses de diverses grandeurs, dispersées avec une très grande régularité.
Le Diplosphœra gracilis ILeck.'' offre, comme l'espèce précédente, une sphère grillagée de laquelle s'élèvent des épines radiales, mais de
I H/ECKEL, loc. cit., p. 351, lab. IX, fig. 1.