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Fig. 25-4. — Vorticella nebulifera (d'après Saville Kent). — cv, vésicule contractile : }), noyau.
En même temps que le disque s'enfonce dans le vestibule, le bord du péristome se contracte énergicjuement et rentre ses cils en dedans. Dans le fond du vestibule se trouvent : un orifice toujours béant, la bouche, qui conduit dans un court œsophage tubuleux, et un autre oviiïce,V anus, qui ne s'ouvre qu'au moment de l'expulsion des matières fécales.
Le bord du disque est muni de cils vibratiles disposés en spirale. D'après Claparède et Lachmann, si l'on donne le nom de face ventrale à celle qui offre l'ouverture du vestibule, « le commencement delà spirale est placé sur le bord droit du disque, chez quelques
INFUSOIRES CILIÉS. iT».
espèces peut-être sur le bord dorsal, d'où elle passe sur le bord droit . Elle fait tout le tour du disque, passant du bord droit au boid ventral, puis au bord «auche, et enfin au bord dorsal. Là, ellequitte graduellement le bord du disque pour descendre peu à peu sur le flanc du pédoncule de l'organe vibiatile ; si bien que, lorsquo le premier tour est complet, l'insertion des cirrbes buccaux ne se trouve plus exactement sur le bord droit du disque, mais un peu au-dessus de ce bord, sur le pédoncule. La spire continue à cbeminer dans le même sens, en descendant sur le flanc du pédoncule, jusqu'à ce qu'elle arrive à l'entrée du vestibule. Elle ne fait, eu général, qu'environ un demi-tour ou trois quarts de tour entre le point où elle quitte le bord du disque et celui où elle atteint l'entrée du vestibule, et, pendant ce parcours, elle est portée par une corniche saillante du flanc du pédoncule. La spirale pénètre ensuite dans le vestibule et continue sa marche dans l'intérieur; puis, atteignant la bouche, elle descend dans l'œsophage et s'étend jusqu'au pharynx. Durant son parcours à travers le vestibule et l'oesophage la spire modifie son pas : au dehors du vestibule, la direction de la spire était peu éloignée d'être perpendiculaire à l'axe de cette spire, mais cette direction devient beaucoup plus oblique par rapport à l'axe dans l'intérieur du vestibule et de l'œsophage. En d'autres termes, la spirale s'allonge, ses tours s'éloignent les unsdes autres '■. » Dans toute la partie située en dehors du vestibule la spire est formée de deux rangées collatérales de cils; on ignore s'il en est de même pour la partie située en dedans du vestibule. Dans l'intérieur du vestibule on trouve encore quelques soies plus fortesque celles de la spire, situées dans le voisinage de la bouche, et une très grande près de l'anus. Ces soies ne prennent pas part au tourbillon des cirrbes buccaux.
L'œsophage conduit dans une sorte de cavité digestive très vaste^ connue sous le nom d'estomac, limitée par le protojdasma. Cettecavité se prolonge jusque dans la profondeur de l'organe vibratile. Il n'existe dans le protoplasma qu'une seule vacuole contractile, située au voisinage de rœsoj)hage. Le noyau a toujouis la forme d'un ruban plus ou moins contourné.
Les cirrhes buccaux agissent d'une façon singulière. Ils déterminent dans l'eau qui entoure l'animal une sorte de tourbillonnement, de trombe, dont la base s'étend jusqu'à deux ou trois fois la longueur de l'animal et dont le sommet répond à l'orifice du vestibule. Tous-
i. Claparédh: et Laciiman.v, Etudes sur les Inf. et les Wihop., I, p. SI.
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.les pelils corps étrangers qui passent à la portée de la base de celle sorte de trombe sont entraînés dans la cavité; on les voit se préci- ,piler en ligne droite, vei-s l'orifice buccal, dans lequel ils pénètrent. -Parfois la trombe ne les saisit qu'imparfaitement; ils suivent alors une ligne oblique qui leur permet d'éviter le danger.
Le pédicelle est formé d'une gaine tubuleuse, résistante et très transparente; d'une enveloppe très mince, semblable à l'enveloppe propre des fibres musculaires et nommée sarcolemme ; enlin d'un jcylindre central que Leydig regarde comme une véritable fibre mus- •<3ulaireet qu'il considère comme formé de petites particules charnues, •en forme de coins, emboîtées les unes dans les autres.
Quand le cylindre musculaire se contracte, lepédicelle secontourne enune spirale qui se raccourcitforlemenl. Quand la spirale sedéroule, lepédicelle s'allonge de nouveau.
Dans les Vorticelles et la plupart des genres voisins les individus fixés acquièrent parfois une couronne postérieure de cils, se détachent de leurs pédicules et vont, après avoir vécu libres pendant quelque temps, se fixer ailleurs.
Les Vorticelles se multiplient parsegmentalion longitudinale. L'un des individus nouveaux reste fixé au pédicule, l'autre acquiert une couronne de cils près de son extrémité postérieure, se détache, nage pendant quelque temps, puis se fixe, perd ses cils et l'orme un pédicule. Il se produit souvent, par bipartition inégale, des individus très petits, nommés microzooïdes, également ciliés, qui vont se conjuguer avec de grands individus fixés.
Les microzooïdes se forment parfois par division répétée trois ou quatre fois de l'un des indivi.lus provenant d'une segmentation égale. La conjugaison précède probablement toujours l'enkystement qui a été signalé dans les Vorticelles et les genres voisins. L'animal se contracte souvent après s'être détaché de son pédoncule, el s'enveloppe d'une tunique hyaline, tandis que la plupart de ses organes s'effacent en grande partie. Bientôt l'animal se divise en un grand nombre de corps ovales ou piriformes {spores) qui sont mis en liberté par la rupture du kyste et nagent à l'aide d'une couronne de cils située autour d'un orifice buccal très simple. Ces spores se multiplient transversalement avec une grande rapidité ; puis elles se fixent par leur extrémité orale, tandis qu'une bouche nouvelle et ayant les caractère qu'elle offre chez l'adulte se développe à l'autre extrémité. Un pédicule est ensuite produit au niveau du point par •lequel l'animal s'est fixé.
Auteur des Vorticelles se groupent un grand nombre de forme
INFUSOIRES CII.lf:S.
qui irendilïèreul ([uc parties caiactèrcs de second ordie, mais dont <'Ci"taines nous inlércssent au point de vue de la biologie générale, parce qu'elles se présentent en colonies plus ou moins complexes.
Les, Sti/lochona ' sont remai'quables par le développement considérable du dis(jue en une membrane très allongée, enroulée en cornet. Ils sont portés par un jiédicule très coml.
Les Zootltamnium - i'ormenl des colonies dans lesquelles iin
Fig. 255. — Slijlochona coronata (d'après Savillc Kent).
Fig. 256. — Carchesium EpisUjUdis (d'après Saville Kent).
muscle commun se ramifie dans toutes les brandies de la colonie, de sorte que tous les individus sont solidaires les uns des autres.
Les Carchesium^ forment des colonies ramifiées, dans lesquelles chaque individu est muni d'un muscle spécial, qui se conlractc indépendamment des muscles des autres individus.
Les Epistylis' sont également disposés en colonies, mais leurs j)édicules ne sont pas contractiles.
Les CoUiurnia '■' offreur encore l'organisation des Yorticelles, mais ils se distinguent parce que chaque individu sécrète une sorte de