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DES EAUX MINÉRALES

DES EAUX JUNÉllALES DANS LES HERPÉTIDES.

Lg spcfiluiuc (le riierpétis ou dartre est l'arsenic ; à côté de ce médicament se placent l'anémone et les résineux.

Ur, il existe une classe d'eaux minérales arsenicales qui comprend les eaux de la Bourboule, de Plombières, de Vichy (source Lardy) ; ces eaux sont des eaux spéciliiiues de l'iierpétis.

L'arsenic se rencontre dans les eaux minérales sous deux formes principales : l'arséniate de soude et l'arséniate de fer ; il existe donc des eaux arséniatées sodiques et des eaux arséniatées ferrugineuses.

Les eaux arséniatées sodiques sont les eaux de la Bourboule, de Plombières, d'Avènes ; les eaux arséniatées ferrugineuses sont les eaux de Vais (source la Dominique), de Vichy (source Lardy), de Bussang, etc.

L'arséniate de fer a une action moindre à poids égal que l'arséniate de soude ; mais les eaux arséniatées ferrugineuses rendent néanmoins de grands services dans les cas où les artliritides existent chez des anémiques.

La médication arsenicale s'adresse à la nature même de la maladie et donne surtout d'heureux résultats dans les cas d'herpétides vulgaires, c'est-à-dire lorsqu'existe de reczéma,du psoriasis ou du lichen ; elle échoue souvent lorsque les malades sont alfectés d'herpétides malignes (pemphigus herpétique ou herpétide exfoliatrice) et n'est pas utile dans les cas d'herpétides pseudo-exan thématiques, qui guérissent spontanément.

Les eaux arsenicales et en même temps sulfm^euses et chlorurées, telles que La Bourboule, la source Dominique de Vais, conviennent aux sujets her[)étiques qui ont présenté des accidents scrofuleux; les eaux arsenicales et bicarbonatées so- (hques conviennent au contraire aux sujets qui offrent des affections arthritiques et herpétiques.

M. Hardy conseille les eaux de Louesche aux individus affectés de lichen herpétique; ces eaux n'agissent que par

action siiljstitativo. et en déterminant des éruptions papulouses et pustuleuses.

Les eaux sulfureuses ne doivent être que rarement prescrites dans le traitement des herpétides ; on peut cependant les conseiller lorsque l'on hésite sur la nature herpétique ou scrofuleuse d'un eczéma et lorsque cet eczéma n'est pas inflammatoire. Ce sont des eaux douces, telles que celles de Saint-Gervais, qui conviennent en pareil cas. — Ces eaux n'agissent d'ailleurs que sur l'aftection, sur sa modalité patliogéniquc et la lé" sion élémentaire, mais non sur la maladie qui a déterminé l'afïectJon.

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