SEPTIÈME OBSERVATION
rAPCI.ES HUMIDES. PAS DE SYMPTÔME PRIMITIF.
Le 31 décembre 1841, entre à l’hôpital du Midi, salle 2, lit 19, un homme de vingt-huit ans, atteint de papules humides nombreuses, de larégion anale. Il déclare qu’il n’a jamais eu ni chancre, ni blennorrhagie. Je n’en découvre, en effet, aucune trace. Il existe un engorgement dur et indolent de l’aine droite; mais il n’est pas assez volumineux pour être la preuve de l’existence antérieure d’un chancre, et pourrait rationnellement être attribué aux papules aiguës de l’anus. L’éruption de l’anus s’est manifestée il y a trois mois, six semaines à deux mois après des rapports avec une femme dont le malade m’indique la demeure, et que je trouve à l’hôpital Saint-Louis, atteinte d’une syphilide papuleuse. Cette femme n’avait pas de papules humides des organes génitaux; elle m’avoua qu’elle avait eu des chancres.