‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 104 sur 261 · CUISSON DOUBLE · texte numérisé non relu

CUISSON DOUBLE

reux ou salins , offrent des exemples de ce mode de cuisson simple à haute température.

§ 2. — Cui§son double.

L’enduit vitreux devant cuire à une température inférieure à celle qu’exige la Cuisson de la pâte, il faut cuire séparément ou successivement la pâte d’abord et le vernis ensuite. De là deux opérations, deux Cuissons et souvent deux fours tout à fait distincts.

La première opération est celle de la Cuisson complète de la pâte. On obtient par cette Cuisson ce que l’on appelle le biscuit, qui est en général dense , sonore , et quelquefois susceptible de se ramollir au feu. Tels sont les biscuits de faïence commune , de faïence fine , de porcelaine tendre , et même de quelques grès.

La seconde opération est celle de la Cuisson du vernis ou de l’émail qu’on a mis soit par immersion, soit par arrosement, sut le biscuit.

Cet enduit vitreux est tantôt un vernis vitro-métallique et transparent comme ce que l’on appelle du cristal : c est celui de la faïence fine et de la porcelaine tendre -, tantôt un é m a i 1 stannifère , opaque , blanc ou coloré : c’est celui de la faïence commune et même de certaines faïences fines.

Il cqit , comme on l’a (fit , à une température de beaucoup inférieure à celle du biscuit, et quand on le place dans le meme four, on cuit le biscuit dans la division inférieure, celle qui ieçoit immédiatement l’action du feu, et les pièces recouvertes de leur glaçure dans l’étage supérieur.

Mais plus ordinairement , et aussi plus sûrement , on opèie ces deux Cuissons successivement ou dans le même four, ou dans des fours différents, surtout en capacité.

Dans la première division, la haute température , qui va quelquefois à i/jo deg. du pyromètre de Wedgwood, est aussi ■ ’ bien pour la glaçure que pour la pâte ; dans la seconde division,

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