‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 106 sur 261 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Le but essentiel de la Cuisson des Poteries est de leur donner assez de solidité pour qu’on puisse les manier sans les briser et assez de densité pour les rendre plus ou moins imperméables aux liquides. On s’est proposé ensuite de leur donner plus d’éclat, d’aviver certaines couleurs, et on a été jusqu’à vouloir donner à la pâte une translucidité flatteuse.

Le premier but est tellement le principal, le seul essentiel, qu’il y a des Poteries qui n’ont reçu aucune Cuisson réelle ; les peuples des pays méridionaux, chez lesquels seuls on les a faites, se sont contentés de les laisser fortement sécher à l’ardeur de leur soleil ; on en cite de telles dans l’Inde et en Égypte ; mais il en est encore un bien plus grand nombre qui n’ont éprouvé que l’action d’un feu si faible, qu’on peut à peine lui donner le nom de Cuisson.

Or, on remarquera que ces Poteries, pour lesquelles on a cru

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