PESANTEUK SPÉCIFIQUE DES BOIS
J’ai désiré connaître la quantité de matière végétale et la quantité d’eau qui était contenue dans une mesure déterminée de Bois, placée dans la circonstance la plus parfaite où la pratique puisse l’offrir, c’est-à-dire connaître , pour le premier cas , la pesanteur spécifique du Bois , et , pour le second , la quantité d’eau renfermée dans un Bois bien séché à un air chaud et sec.
La pesanteur spécifique est indiquée par le poids d’un mètre cube mesuré au stère ; mais on n’a pas besoin de faire remarquer combien ce genre d’évaluation est vague, incertain, et combien de fois il faudrait le répéter en prenant des circonstances ' à peu près semblables , pour obtenir une moyenne qui pût être regardée comme vraie. j 1
La méthode des physiciens , pour prendre la pesanteur spécifique des corps , perd de sa précision lorsqu’il s’agit de corps dont l’agrégation même moléculaire est si variable que celle des végé- i
taux , en sorte que les résultats en apparence si précis que donne ^
cette méthode, sont peu applicables à l’industrie. 1 j <!
Sans rejeter néanmoins aucune de ces méthodes , ni les résul- e
tats obtenus et publiés, j’ai cru pouvoir contrôler ces résultats f<
par un troisième moyen, qui a consisté à prendre des gros cuboïdes des principaux bois employés dans la cuisson , à les I laisser parfaitement et lentement sécher dans un lieu dont la température était assez constamment entre a 5 et 3o° C., à faire tailler en cubes aussi parfaits qu’il a été possible d’y arriver,' ceux qui dans cette lente dessiccation n’avaient été altérés par aucune fente, et à les peser dans une bonne balance.
Les résultats ont été inscrits à côté de ceux qui ont été donnés par le stérage et par la balance hydrostatique, sous la désignation de LS. , dans les colonnes des autorités, 8e colonne du tableau n°2.
On verra que j’ai donné la pesanteur spécifique approchée et comparable , non pas de la sciure de Bois qu’on n’emploie jamais $ non pas du Bois desséché à i oo ou 200°, qu’on emploie rarement 5 non pas du Bois fissuré ou gauche , dans lequel on ne peut évaluer ni le nombre des fissures , ni les vides laissés par le gauche dans le stérage* mais bien celle d’un stère qui serait rempli sans vide de la matière ligneuse à employer, qu’on peut ainsi comparer pratiquement à la pesanteur spé- ;