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PARTIE TECHNIQUE. LES GLAÇURES

vres qu’on n’a trouvé ni plomb, ni cuivre, ni étain , dans aucune Poterie européenne fabriquée avant le xme siècle ; c’est même à cette époque qu’on place la découverte faite par un Potier de Schelestadt en Alsace, d’un vernis ou enduit vitreux plombifère, analogue, dit-on, à celui qu’on met actuellement sur les Poteries ; je reviendrai sur ce sujet à l’article des Glaçures et des Poteries vernissées de différents pays et notamment en Égypte et en Italie. Si on connaît quelques pièces antérieures à cette époque, recouvertes d’un vernis plombifère, elles sont de fabrication arabe ou tout à fait exceptionnelles. Ainsi, malgré toutes les recherches que j’ai faites et que M. Taylor, M. Lenormant , M. Dureau de la Malle ont bien voulu faire pour moi, •je n’ai pu réunir dans le Musée céramique, en pièces à glaçure plombifère d’une date à peu près certaine , que les objets suivants :

i° Des fragments de Poteries arabes du ixe siècle, données par M. Lenormant (Mus. céram., PI. xxxm,^’. io, a b c) (*).

2° Des fragments de vases tirés d’une tombe de l’abbaye de Jumièges qui date de i 120 (Ibid., fig. 6).

3° Des carreaux du xin* siècle avec ornements incrustés et vernissés, attribués à cette époque, soit par la date des bâtiments dont ils faisaient partie, soit par le style évident de leurs ornements. Tels sont ceux de l’abbaye de Voulton, près Provins (Mus. céram., ibid.,fig. 1, a b) (donnés par M. Mathieu) 5 ceux de la galerie des chasses de S. -Louis, à Fontainebleau (ibid., fig. 4) (donnés par M. Dubreuil); ceux de Saint-Étienne d’Agen (Ibid., fig. 3); ceux d’un château près Quimperlé (ibid.,fig. 2) (donnés

(!) J’ai parlé dans la préface de cet ouvrage du catalogue raisonné du Musée céramique de la manufacture royale de porcelaine de Sèvres, et de l’Atlas qui l’accompagne ; j’ai fait remarquer la liaison qui règne entre ces deux ouvrages et les secours qu’ils peuvent se prêter. C’est à l’atlas de ce catalogue que renvoient constamment les citations de planches désignées Mus. céram. Cet Atlas est divisé en trois séries. La première est désignée par le nom simple de Musée, et les planches sont marquées M; la seconde, par celui de Travaux de la Manufacture, et les planches marquées P ; la troisième est relative aux V i t r a u x peints, les planches sont marquées V.

Ainsi les renvois désignés Mes. céram., PI. , fig. , sans autres marques, se rapportent ü la première série ; ceux qui sont désignés Mus. céram. P, à la seconde, série, et V à la troisième.

par M. Leguillou); enfin, des carreaux de revêtement du château de Gisors.

4° Des carreaux de poêle du château des seigneurs de Mornay, au Saleve, près Genève, trouvés par M. leDr Gosse, qui peuvent également être rapportés au xme siècle, par le style de leurs ornements.

§ 2. — Façonnage chez les anciens.

Une des premières opérations du Façonnage est le pétrissage, qui de tous temps s’est fait avec les pieds, comme semble l’indiquer le mot lui-même. Nous l’appelons marchage, pour le distinguer du malaxage, qui s’applique plus particulièrement au pétrissage par les mains.

Les anciens le connaissaient bien et le pratiquaient, comme l’indique ce passage d’Isaïe :

« .... Il traitera les grands du monde comme la boue , et les fou- » lera comme le Potier fait l’argile sous ses pieds. » (Isaib, chap. xli, verset 25, trad. de Le Maistre de Sacy.)

On peut reconnaître dans le Façonnage proprement dit quatre procédés assez distincts.

A. LeFaçonnageà lamain, s’appliquant aux pièces rondes et plus encore à celles qui ne le sont pas.

B. Le Moulage.

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