FOURNEAUX DOMESTIQUES
rature des plus élevées et longtemps soutenue. Tels sont les Fourneaux de laboratoires de chimie ou des arts qui en dépendent, tels que les Fourneaux de fusion, d’essai etc.
La qualité essentielle de ces Fourneaux, est de résister au feu sans se fondre et sans se fendre; la pâte doit donc être poreuse, très-grossière et quelquefois réfractaire.
On se sert, pour faire ceux qui ne sont pas destinés à des fusions docimasiques, de l’argile commune, pourvu qu’elle ne contienne ni chaux ni sulfure de fer, la couleur n’y fait rien. On y ajoute du gros ciment de grès-cérame ou d’autre Poterie dure, et quelquefois des escarbilles ou scories de verrerie ; on pétrit , le tout ensemble.
Les Fourneaux, Réchauds etc., sont façonnés à la main par le fournaliste : il ne se sert point de tour. j ;
Lorsque le Fourneau a pris une certaine consistance, l’ouvrier tasse la terre en la battant avec une palette de bois et
ensuite il l’unit.
Les Fourneaux ne recevant qu’une demi-cuisson, se cuisent dans des fours particuliers; tantôt c’est un rectangle voûté et ouvert seulement par un bout ; à quelque distance du sol est une forte grille de fer sur laquelle on place les Fourneaux;
lorsque le four est rempli , on le ferme en élevant une muraille de Briques, qui part de dessus la première barre de la grille et ne va pas tout à fait jusqu’à la voûte; on met le bois dessous la grille, la flamme circule entre les Fourneaux, et sort par l’ouverture antérieure laissée entre le bord supérieur de la cloison et la voûte (1).
Tantôt c’est un four en forme de hotte d’une construction assez
remarquable (PL xxiii,j%. i), et qui a par la disposition du foyer, par la séparation du laboratoire et de l’ouverture inférieure de la cheminée, quelque analogie avec celui que je viens d’indiquer et dans lequel on ne cuit que des Fourneaux de laboratoire de chimie et de pharmacie, tandis que dans celui de la figure i on cuit un grand nombre d’objets de terre cuite, Briques, Tuiles, pots
(*) Art du Potier de terre , par Dühamel dd Monceau, 1 cahier in-fol., 1773, PI. xvi, fig. 8, 9 et 10 ; on y voit aussi, PI. n, fig. 10, 11 et 12, le dessin du foui à Potier.