LUSTRÉES, GRECQUES. LOCALITÉS. ITALIE
Elles passaient pour être des plus belles connues , comme celles d’Hadria pour être des plus solides. La Grèce exportait pour l’Égypte de ces grandes amphores ou Jarres (*).
Pergamus, en Mysîe. — Une des fabriques que Pline signale.
Pay* Italo-Grecs
Gaule cispadane.
Asti. — Fabrique citée par Pline.
Poilentîa , sur le Tanaro. — Fabrique Gitée par Pline. De nombreuses pièces tout à fait semblables aux Poteries campaniennes, envoyées par M. le chevalier César de Saluce, font partie du Musée céramique de Sèvres.
Mutina (Modène). — Fabriques de vases à boire. (Pune.)
Italie.
Picenum (les Abruzes).
Hadria, à l’embouchure de l’Éridan. — Fabriques de vases à boire de première qualité. (Pune.) Vasespeints des tombeaux.
Campanie Terre de . Labour), — C est dans cette partie méridionale de l’Italie que les Potiers de la colonie grecque qui l’occupaient , ont fabriqué avec la plus rare perfection ces vases funéraires et honorifiques, qui, découverts les piemiers dans le commencement du xviii0 siècle, ont orné les cabinets des amateurs d’antiquités , et ont ouvert à l’histoire des arts , des usages et de la religion chez les Grecs , un champ immense d’observation et d’intérêt.
Capoue. — Les vases trouvés dans les environs de cette ville sont les plus célèbres par la finesse de leur pâte et la beauté de leur lustre noir et de leurs peintures.
Un des plus remarquables par ces qualités et son antiquité, celui de la chasse au sanglier, est de Capoue. II montre la réunion des trois couleurs. On le suppose peint en l’année 658 avant J -C. (d’Uahcaiiviue , t. I,P). i-û.) On y faisait aussi de grandes amphores.
Noia. — Lieu très-célèbre par la quantité de beaux vases qu’on
(i) Hérodote, lib. III, scct- 6.
y a trouvés, et surtout par leur beau vernis noir. C’est une des localités des plus exploitées , et des plus connues des amateurs de vases antiques.
eûmes. — Tirait beaucoup de gloire de ses fabriques. (Pline.)
A n t i u m , dans le territoire de Cumes , était renommée
par ses amphores, dont on a dans les derniers temps trouvé de beaux restes.
Pouzolies. — Célèbre également par ses grandes amphores.
Sorrente. — Poterie de table et vases à boire, dit Pline.
Nocera de’ Fagani. —
Festo (Pestum). — Plastique, beaucoup de figures. Des vases avec blanc et rouge en rehaut, d’une beauté , d’une finesse remarquables , appeléscommunémentetim propre ment siciliens, et regardés comme d’une grande antiquité. (Al. de Jorio.)
POUille (Terre de Barij. —
Arpi. — En général les vases de la Pouille et de la Basilicate sont d’une exécution bien inférieure à ceux de la Campanie et surtout de Nola.
Canosa , aujourd’hui Canusium.
Bari. — Beaucoup de sujets funéraires, mais d’une exécution très-médiocre.
Ceglie. —
Lucanie (Basilicate). An**. — Les vases de la Basilicate sont comme ceux de la Pouille de beaucoup inférieurs à tous les autres par leur exécution tant en pâte qu’en figures lustrées. Ce sont principalement des sujets mystiques , tels que le génie ou l’amour hermaphrodite , qui y sont représentés.
Armento. —
5ant Arcangelo —
Calvello. —
Fomarica. —
Bruttium (Calabres), nhegium, aujourd’hui Beggio. — Les
Grecs tiraient de ce lieu beaucoup de glaise pour leurs fabriques. (Pline.)
Loorî. — Petits vases sur lesquels on voit distinctement la méthode de remplissage des ornements et des figures. Frag-
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ments d’un très-grand vase rapporté dans le temps par Millin.
Rubi ou Rouvo —
Altamura. —
Terre d’Otrante. Tarente. — Peu de vases, mais très-beaux.
Métaponte. — Terres cuites polychrômes. (doc de Luynes.) (Voir plus haut, p. 3o8.)
Sicile.
Agrîgente. — Dans la nécropole et à Gela et Camarches on a trouvé une assez grande quantité de vases grecs , qu’on appelle généralement siciliens. On en a découvert aussi à Acri et près de Syracuse.
Centurîpœ , aujourd’hui Centorbi. — Vases de terre cuite et plastique , à reliefs polychrômes et notamment d un jaune d’or. Ces colorations étant du même genre que celles de Métaponte, il est présumable qu’elles étaient cuites comme ces dernières. Pâte d’une grande finesse. (Panofka, Terres cuites du Musée de Berlin , 1842 , PI. lxiii.)
Sardaigne.
Capo d» 8an Marco , anciennement Tharros, côte oocid. — Vases à vernis noir. (Coll, de Sèvres d’envoi de M. de la Marmora.)
Espagne.
Sagunte, aujourd’hui Murviedro, près Valence. J’en ai déjà parlé à l’article des Poteries romaines. Leur présence y est évidente. Mais il paraît que ce canton du royaume de Valence avait été occupé auparavant par d’habiles Potiers
grecs.
poteries Tyrrhéniennes.
Toutes les Poteries à lustre , et même sans lustre , que je viens de décrire, ont un caractère général plus saisissable par les antiquaires habitués à en voir beaucoup, que définissable.
Mais il y a une série particulière de Poteries italo-grecques qui paraît différer notablement de celle que je viens de faire connaître sous le nom de C ampanienncs par les formes, les décorations et la couleur.
POTERIES TENDRES, FINES
Elles ont aussi un caractère particulier que je tâcherai de faire saisir : la plupart des antiquaires admettent cette nouvelle sorte de Poterie antique.
On a appelé ces vases , mais très-improprement, d’abord Égyptiens, puis Phéniciens, mais plus convenablement Tyrrhéniens, parce qu’on en a trouvé beaucoup dans le territoire tyrrhénien. C’est pour ce motif que j’ai adopté cette dernière dénomination.
Leur pâte est d’un jaune rougeâtre pâle. Elle est fine et dure.
Les couleurs sont le noir pâle et sale, mince, le rouge également sale et très-mince. Elles n’ont point le brillant lustre des Poteries campaniennes.
Les formes appartiennent généralement aux sphéroïdes, aux sphères même parfaitement régulières, aux pyriformes, aux bursiformes allongés, aux cylindroïdes.
Les figures sont noires ou d’un violet sale , quelquefois rehaussées de blanc ou de rouge mat. Les hommes et les chevaux ont une roideur de formes et de position tout à fait remarquable. Les figures d’animaux représentent des oiseaux à ailes étendues , des quadrupèdes semblables à des loups , des chiens , des panthères , des sangliers , des chèvres , des lièvres , attributs de funérailles. Les détails intérieurs des membres , des vêtements , sont marqués par des lignes grattées. Une ou deux figures couvrent quelquefois tout le vase. Lorsqu’elles sont petites , elles sont disposées en lignes horizontales.
Les ornements sont des grains d’orge, des dents de loup, etc.
Pour appuyer l’établissement de ce groupe fondé sur les caractères céramiques, je dois donner plusieurs exemples. Le premier est le Vase de la chasse, déjà cité et figuré dans d’Hancarville , t. II, PI. 1-4. C’est un des exemples les plus remarquables de la réunion des caractères que je viens de tracer. Le fond est d’un rouge pâle , les figures sont en noir , rehaussées de brun rouge violâtre ; les chiens sont en rouge avec des oreilles et une queue