‹ Traité des arts céramiquesChapitre 125 sur 295 · FOURS CYLINDRIQUES SIMPLES · texte numérisé non relu

FOURS CYLINDRIQUES SIMPLES

trer dans le laboratoire ou partie intérieure du Four, et la température du feu croît avec une grande rapidité. Le tirage devient aussi très-vif et tel que la fumée est brûlée 5 et quand le Four marche bien, il ne s’y produit ni fumée, ni nouvelle braise : les cendres mêmes sont volatilisées. Toute la chaleur produite par la combustion est emportée dans le Four. Les bûchettes, qui ne brûlent que par leur face inférieure, ne laissent sortir aucun rayon de chaleur, et on peut placer la main sur le talus des bûchettes, l’y laisser même longtemps, sans ressentir aucune chaleur, tant que le combustible ferme exactement l’ouverture de l’alandier.

Les alandiers, considérés comme bouches et foyers, varient en nombre depuis trois jusqu’à huit et dix. On peut donc dire que les foyers sont multiples, latéraux, et disposés circulairement.

Le laboratoire est, comme on l’a dit, cylindrique 5 il communique avec le foyer par des ouvertures quelquefois garnies de piliers qu’on nomme improprement grils. Tantôt il n’y a qu’un laboratoire terminé supérieurement en calotte sphérique percée de plusieurs ouvertures nommées carneaux, et qu’on doit considérer comme une cheminée supérieure et multiple ; tantôt il y a deux et même trois laboratoires placés l’un au-dessus de l’autre communiquant par les carneaux disposés en échiquier, et qu’on doit toujours considérer comme des cheminées. Mais le dernier laboratoire est terminé en cône percé à son sommet d’une ouverture, qui est une cheminée simple, placée dans l’axe de tirage, se prolongeant quelquefois par un canal cylindrique ou prismatique plus ou moins long.

Un coup d’œil sur les figures donnera à cette description générale la clarté et la précision que ne lui donneraient pas de plus longs détails.

Tels sont la forme générale et les principes des Fours à alandiers, que j’appelle :

A. Simples. Parce que, s’ils ont plusieurs laboratoires, on peut les considérer comme étant la suite l’un de l’autre, comme liés ensemble , ou comme les chambres d’un laboratoire principal. Ce sont les Fours à alandiers les plus ordinaires; mais dans des derniers temps, c’est-à-dire depuis environ trente ans, on a construit des Fours à alandiers que je nomme :

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