PAR LE FEU DE CUISSON
rite, chose presque générale en géologie, ne présente à l’extérieur une croûte ou écorce rougeâtre, et dans le centre une zone noire. Des briques , fréquemment des Poteries gauloises ou celtiques , des Scandinaves anciennes et modernes , montrent fréquemment cette double couleur ainsi disposée.
Mais l’inverse peut aussi se présenter , et devient plus difficile
à expliquer.
On verra à l’article de certaines Poteries qu’il est d’usage de les noircir en les enfumant vers la fin de leur cuisson par des procédés que je décrirai en leur lieu. Ici, c est le charbon qui pénètie dans la pâte, mais il ne pénètre pas toujours toute l’épaisseur de la pièce, et alors la partie moyenne reste rouge , rougeâtre ou au moins grise. Quelquefois aussi elle n est noiicie que pai place , comme on le voit sur le pot indien, PI. lvii , fig. i .
Dans quelques cas cet enfumage produit l’effet contraire , il blanchit la pâte qui, sans cette opération, serait restée rougeâtre. C’est le cas des pipes faites en argile plastique grise, qui est nommée terre de pipe, et qui contient toujours une certaine quantité d’oxyde de fer. Cet oxyde, chauffé par une flamme pure et oxydante, passe à l’état de peroxyde rouge, et, quoiqu’en bien petite proportion, il colore les pipes en rosâtre ; en le faisant revenir ensuite à l’état de protoxyde anhydre incolore, on rend à la pâte sa couleur blanche. (Voyez Additions, t. I, p. 723.)
Je reviendrai sur ces Changements de couleurs opérés par le feu, lorsque je parlerai des Poteries qui en sont le plus susceptibles. Mais j’ai cru devoir en établir la généralité et la théorie dans cet article, où je ne considère que les Changements opères sur les pâtes céramiques pendant leur cuisson.
Ahticle III. rROFIUÉTÉS DIVERSES DES PATES CÉRAMIQUES