MATTES. GROUPEMENTS
Dans le troisième groupe qui renferme les Poteries à pâte , gris de cendre , plus ou moins foncé, le fer à l’état de protoxyde, est maintenu à cet état par la température très-basse de leur cuisson.
On peut donner pour exemples :
Les Poteries romaines postérieures au ive siècle, germaines ou celtiques slaves, gauloises.
Scandinaves.
de Corse. (Les urnes funéraires actuelles.) d’Égypte. ( Quelques hydrocérames. )
Le quatrième groupe renferme les Poteries presque noires et quelquefois d’un noir mat de velours ; elles ont la plupart des caractères chimiques qui se lient avec les caractères extérieurs. Elles se ramollissent au feu et même se fondent en se boursouflant, mais sans se réduire en un verre coulant.
Elles sont à peine cuites, et quand on les porte à une haute température, elles deviennent rouges.
Les exemples peuvent être pris des Poteries suivantes :
Mattes.
Poteries étrusques , de Volterra.
gauloises.
indiennes, du Bengale, américaines, du Pérou, françaises, deCessel.
de BourzY. )
de Thuir.* j C'es Cuviers^
Portugaises, de Schavo. (Faites par enfumage^.
Luisantes par frottement.
Du Jutland.
De Madagascar.
De la Colombie.
POTERIES TENDRES NOIRES
Luisantes par une sorte de lustre d’ Anthracite,— comme celui du coke, et faisant le passage aux Poteries lustrées du deuxième ordre.
Indes, Calcutta.
Les Briques noires de Hollande.
On connaît assez bien la cause de cette couleur et les moyens d’introduction du charbon que ces Poteries contiennent , et qui malgré sa si petite proportion ( deux millièmes quelquefois) conserve sa propriété colorante si tenace et si puissante.
Ces Poteries à peine cuites , sans autre lustre que celui qu’elles ont reçu du polissage, telles que celles des Caulois , de Madagascar, doivent en partie leur couleur noire au fer qui a conservé la couleur de son protoxyde par l’influence des matières organiques existantes ou introduites dans l’argile, base de la Poterie, puis au charbon lui-même résultant de la décomposition de ces matières organiques.
On peut donc, parmi les Poteries noires, indiquer encore cinq divisions sous le rapport de la' cause de cette couleur.
Les unes ont la pâte entièrement noire sans vernis et paraissent devoir cette couleur au charbon. Elles sont tantôt mat tes, tantôt brillantes, mais elles ne doivent cet éclat qu’à un polissage avant leur cuisson.
Les secondes également noires, souvent jusque dans l’intérieur de la pâte, doivent cette couleur à l’enfumage.
Les troisièmes à pâte noire ou grise doivent leur poli à un enduit de graphite.
Les quatrièmes sont brillantes , elles tirent cet éclat d’anthracite d'un enduit charbonneux qui a été placé liquide (*).
Les cinquièmes enfin, à pâte rouge, reçoivent leur couleur noire d’une vraie glaçure posée sur la surface du vase, qui la couvre quelquefois si complètement qu’on ne peut voir la couleur de la pâte que par une cassure.
Les Poteries noires, bien cuites, telles que celles des cuviers du midi de la France, des vases d’usage de l’Inde, cités plus
p) Voir PI. LVII, fig. 1.