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LUSTRÉES, GRECQUES. LOCALITÉS. ARCHIPEL

Premièrement , par la nature , la texture et la couleur de leur pâte gris jaunâtre, pâte qui est d’une densité et d une dureté peu éloignée de celle du grès-cérame.

Secondement , par leurs formes toutes particulières et par leurs ornements, qui sont d’un noir ou d’un brun rougeâtre, et qui, avec le caractère grec , en offrent une modification. (Mus. céram., PI. xm,/g-. !, 2, 3, 5, 6, 7, IO, i/f). Il paraîtrait que les argiles que renferme cette île volcanique sont d’une nature différente des marnes argileuses que les Grecs de la Campanie trouvaient dans le terrain tertiaire du pied des Apennins.

Au reste , il n’y a pas dans cette île que des Poteries de cette sorte. On en trouve aussi dans les catacombes et autres tombeaux qui ont beaucoup d’analogie avec les Poteries campaniennes. Nous devons la connaissance des premières à M. de Blosseville , et nous avons acquis les secondes de feu M. Gaspari, consul de France à la Canée. Elles ont donc les unes et les autres toute l’authenticité désirable.

Santorm, autrefois Thêta. — Cette île volcanique renferme aussi des vases grecs d’une nature de pâte analogue à celle des précédents, mais d’une forme et d’un style d’ornements plus voisins des vases campaniens. Ceux que M. Bory de St-Vincent a retirés lui-même des tombeaux sont d’un grand volume, à peu près sphéroïdaux et très-semblables à celui qui est représenté Mus. céram., PI. xm ,/%. 10, et qui a été donné au Musée de Sèvres par M. de Blosseville, comme recueilli à Milo. M. Bory dit que ceux qu’il a rapportés de Santorin étaient situés dans trois tombeaux creusés dans le calcaire compacte , sol principal de l’île, mais que ce sol et ces tombeaux ont été recouverts par des déjections volcaniques , qui , au-dessus de ces tombes , ont une épaisseur de 1 5 à 20 mètres. La date de ces épanchements est inconnue. Tous les antiquaires regardent le6 vases de Théra comme de la plus haute antiquité. Les observations géologiques de M. Bory I. 37

POTERIES TENDRES, FINES

tendent à confirmer cette opinion. (Voyez ci-contre n° 55, et Mus. céram., PI. xm *3? i5 et 16.)

Crète , aujourd'hui Candie. — On a trouvé dans cette île, non loin de la Canée, un grand nombre de vases tout à fait semblables aux Poteries campaniennes.

Erythres , vis-à vis chio, en Ionie. — On y recherchait la légèreté des vases comme un mérite , au point qu’on consacra dans ce temple deux amphores d’une ténuité remarquable et résultant d’un défi et concours entre un maître Potier et Son élève. (Pline, lîv. XXXV, ch. 12, ad finem.)

Asie mineure et Iles de la côte.

Kertch, /’ ancienne Panticapée. en Crimée, SUV les hords de

la mer d’Azof. — C’était une colonie de Milésiens, qui avait transporté avec elle ses procédés de fabrication de pâte et de lustre noir. On possède à la Bibliothèque royale une belle coupe ayant ce lustre noir et ornée dans son milieu d’un bas-relief.

chio. — Ses coupes nommées Cylix étaient célèbres

(Athénée).

Samos (mer de Carie). — Parmi les lieux qui appartiennent à cette série de Poteries, on doit placer en première ligne l’île de Samos , source d’où toutes les autres fabriques ont tiré leur origine. Muratori a publié comme pièce authentique de cette ancienne fabrication , un fragment de plat parfait sous le rapport de la couleur et de la finesse de la pâte et sous celui du façonnage. Ce fragment a d’autant plus d’intérêt qu’il porte le nom en lettres initiales de l’ouvrier qui l’a fait. Muratori explique l’inscription

abrégée

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