‹ Traité des arts céramiquesChapitre 275 sur 295 · LUSTRÉES. TYRRHÉNIENNES · texte numérisé non relu

LUSTRÉES. TYRRHÉNIENNES

ments d’un très-grand vase rapporté dans le temps par Millin.

Rubi ou Rouvo. —

Altamura. —

Terre d’otrante. Tarente. — Peu de vases, mais très-beaux.

Métaponte. — Terres cuites polychromes, (duc de Loywes.) (Voir plus haut, p. 3o8.)

Sicile.

Agrîgente. — Dans la nécropole et à Gela et Camarches on a trouvé une assez grande quantité de vases grecs , qu’on appelle généralement siciliens. On en a découvert aussi à Acri et près de Syracuse.

CentuHpœ , aujourd’hui Centorbî. — Vases de terre cuite et plastique , à reliefs polychrômes et notamment d’un jaune d’or. Ces colorations étant du même genre que celles de Métaponte, il est présumable qu’elles étaient cuites

comme ces dernières. Pâte d’une grande finesse. (Paitofka, Terres cuites du Musée de Berlin , 1842, PI. lxiii.)

Sardaigne.

Capo di San Marco, anciennement Tharros, côte occid. — Vases à vernis noir. (Coll, de Sèvres d’envoi de M. de la Marmora.)

Espagne.

Sagunte , aujourd’hui Murviedro, près Valence. - J’en ai déjà

parlé à l’article des Poteries romaines. Leur présence y est évidente. Mais il paraît que ce canton du royaume de Valence avait été occupé auparavant par d’habiles Potiers grecs.

Poteries Tyrrhéniennes.

Toutes les Poteries à lustre, et même sans lustre, que je viens de décrire, ont un caractère général plus saisis— sable par les antiquaires habitués à en voir beaucoup , que définissable.

Mais il y a une série particulière de Poteries italo-grecques qui paraît différer notablement de celle que je viens de faire connaître sous le nom de Campanie unes par les formes , les décorations et la couleur.

POTERIES TENDRES, FINES

Elles ont aussi un caractère particulier que je tâcherai de faire saisir : la plupart des antiquaires admettent cette nouvelle sorte de Poterie antique.

On a appelé ces vases , mais très-improprement, d’abord Égyptiens, puis Phéniciens, mais plus convenablement Tyrrhéniens, parce qu’on en a trouvé beaucoup dans le territoire tyrrhénien. C’est pour ce motif que j’ai adopté cette dernière dénomination.

Leur pâte est d’un jaune rougeâtre pâle. Elle est fine et dure.

Les couleurs sont le noir pâle et sale, mince, le rouge également sale et très-mince. Elles n’ont point le brillant lustre des Poteries campaniennes.

Les formes appartiennent généralement aux sphéroïdes, aux sphères même parfaitement régulières, aux pyriformes, aux bursiformes allongés, aux cylindroïdes.

Les figures sont noires ou d’un violet sale, quelquefois rehaussées de blanc ou de rouge mat. Les hommes et les chevaux ont une roideur de formes et de position tout à fait remarquable. Les figures d’animaux représentent des oiseaux à ailes étendues , des quadrupèdes semblables à des loups , des chiens , des panthères , des sangliers , des chèvres , des lièvres , attributs de funérailles. Les détails intérieurs des membres , des vêtements , sont marqués par des lignes grattées. Une ou deux figures couvrent quelquefois tout le vase. Lorsqu’elles sont petites, elles sont disposées en lignes horizontales.

Les ornements sont des grains d’orge, des dents de loup , etc.

Pour appuyer l’établissement de ce groupe fondé sur les caractères céramiques, je dois donner plusieurs exemples. Le premier est le Vase de la chasse, déjà cité et figuré dans d’Hancarville, t. II, PI. 1-4. C’est un des exemples les plus remarquables de la réunion des caractères que je viens de tracer. Le fond est d’un rouge pâle, les figures sont en noir , rehaussées de brun rouge violâtre ; les chiens sont en rouge avec des oreilles et une queue

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