ET EXEMPLES
des Kaolins qui s’y trouvent.
TERRAINS NEPTÜNÏENS
(ou stratifiés).
Terrains abyssiques (ou de sédiment inférieur).
Rudimentaire.
Arkose.
TERRAINS CLTSMIENS (ou de transport antédiluvien).
Détritiques et élastiques.
litique de ces terrains renferment aussi de petits lits ou amas de kaolins; je citerai comme exemples les carrières de Saint- Yrieix et les environs de Passau.
J’ai déjà signalé la décomposition en kaolin, de certaines arkoses, roches composées de grains de quarz et de felspath. Les kaolins d 'Auvergne, de Sauxillanges, d 'Usson et de Tournait paraissent tirer leur origine de cette roche. Ce sont en général des kaolins de qualités médiocres.
On traverse toute la série des terrains de sédiment, depuis les arkoses, tant granitoldes que miliaires, jusqu’aux terrains clysmiens, sans trouver de vrais kaolins , quoiqu’on rencontre çà et là des argiles qui offrent avec ces matières terreuses quelques analogies, telles sont les argiles plastiques de Dreux et les collyrites de Saint-Sever , dans le département des Landes.
Dans les parties détritiques et élastiques de ces terrains, voisines des roches granitoïdes, on trouve des amas de sable quarzeux mêlés d’une terre blanche et argileuse qui offre les propriétés des kaolins, quoique de qualité médiocre. Un des plus remarquables en France est le kaolin de Dignac , dans la Charente.
On rapporte à ce même mode de formation le sable quarzeux mêlé d’un peu de kaolin qu’on extrait par lavage, et qui est la base de la porcelaine de Brunswick.
Enfin, il serait possible que plusieurs kaolins d’Auvergne, comme ceux de Sauxillanges , d’Usson, etc., que j’ai rapportés plus haut au terrain d’arkose, puisqu’en effet ils en font partie, appartinssent au terrain détritique.
Origine des Kaolins.
Tout ce qui précède a établi d’une manière suffisante que le Kaolin n’est que le résultat d’une décomposition des felspaths, ou des roches qui ont ce minéral pour base ou pour partie dominante.
J’ai fait remarquer en effet la transformation successive et distincte, visible dans certaines carrières, du felspath laminaire et solide, transparent quelquefois, en felspath toujours laminaire, mais blanc, opaque et friable, et enfin, en kaolin terreux blanc
COLLYRITE ET C1MOLITHE. 55
montrant encore quelquefois la structure laminaire si connue du felspath. J’ai également signalé des cristaux de felspath , nullement déformés et entièrement changés en matière kaolinique. Enfin, j’ai fait connaître les causes probables qui avaient présidé à ces singulières transformations. Je terminerai en ajoutant que nous sommes parvenus M. Malaguti et moi à décomposer du felspath sous l’influence de l’électricité produite par la pile voltaïque (1').