‹ Traité des arts céramiquesChapitre 94 sur 295 · FAÇONNAGE · texte numérisé non relu

FAÇONNAGE

viens d'indiquer. Je l’ai ensuite mise dans l’eau et abandonnée pendant deux ans. Elle n’a pas éprouvé de Pourriture. Soumise de nouveau , au bout de ce temps , aux mêmes opérations , elle a présenté tous les défauts de la pâte neuve.

Je soupçonne que l’espèce de fermentation qui résulte, dans les masses de pâte , de la putréfaction des matières organiques contenues dans l’eau, produit un dégagement de gaz qui imprime à toutes les parties de la masse un mouvement constant équivalent au pétrissage, malaxage, coupage, etc., plusieurs fois répétés, et qui même les surpasse peut-être en agissant jusque sur les petites parties, n’en laissant pour ainsi dire aucune dans une même place; tandis que dans une pâte simplement mouillée, qui n’éprouve aucune fermentation putride, les parties ne se balançant pas , ne se présentant pas les unes aux autres sur une multitude de faces, n’arrivent pas à cette réunion presque mécanique qui leur donne le degré de plasticité favorable «à la facilité et au succès du travail.

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