‹ Traité des assurances et des contrats à la grosse d'Émérigon (volume 2)Chapitre 339 sur 359 · AMORE · texte numérisé non relu

AMORE

GRANDE BOULINE. ( Voyez domine ).

GRAPPIN, c'est, en général, une espèce d'ancre à cinq

pattes recourbées, mais qui n'a pas de jas. On ne se sert

de grappins que pour mouiller des chaloupes, des canots,

de petites embarcations.

GRAS. On dit que le lems est gras, lorsqu'il est brumeux,

humide sans pluie, et couvert.

GREEMENT. On entend par gréement tout ce qui sert à gréer un navire.

GREER, c'est munir un vaisseau de toutes ses manœuvres,

poulies, voiles, etc.

GRELINf ou GRESLIN, c'est un cordage fait comme les

câbles, et qui n'en diffère que par la grosseur. GRENADE, c'est un petit boulet creux, de deux pouces et

demi ou trois pouces de diamètre, dans lequel on met

la poudre nécessaire pour le faire crever. GRENASSES, ce sont'de petits grains de pluie ou de vent

par nuage, qui s'élèvent et passent vite, en se succédant

les uns aux autres d'assez près.

GRÈVE. Les marins distinguent la grève de la plage par la différence du sol. La grève est garnie de balastes ou de petites pierres, tandis que la plage est de sable uni près de la mer, souvent couronnée de petites dunes en remontant le rivage. La mer bat et se déploie sur les grèves qui forment les enfoncemens des baies.

GROS TEMS, tems rude, vent violent, une mer fort élevée.

GROSSE MER, lames fort élevées. On dit la mer est grosse.

GUETTEUR. On donne ce nom aux hommes chargés, sur des éminenecs, au bord des côtes, de signaler les. voiles aperçues au large, leurs manœuvres. Ils ont une lunette, d'approche, des pavillons d'étamine, des bombes d'osier, et ils font leurs signes avec un sémaphore.

GUIDON, c'est une espèce de banderole, plus courte que la flamme et plus large. Le guidon se porte par le commandant, lorsque les autres vaisseaux ont la flamme.

GUINDAGE , action de hisser, d'élever un mât de hune sur un bas mât, un de perroquet sur un mât de hune, et un de cacatois sur celui de perroquet, pour les mettre en clef.

GUINDEAU, grand treuil, sorte de cabestan horizontal, d'un forme cyliudrique ou prismatique.

GUIS, c'est le nom d'une vergue à pilon et à croc, qui sert a border la bôme des bateaux et brigantins.

GUITERNE ( on la nomme aussi DINTERNE ) , a. c-boutant placé en arrière des machines à mater les vaisseaux et frégates daus les grands ports.

VOCABULAIRE

HABITACLE, sorte de petite armoire en bois ordinaire, sans fer ni acier, peinte et exposée à l'air. Elle renferme une boussole ou compas de route. Dans le bas, pendant la nuit, on établit au-dessus une vérine ou une lampe qu'on allume pour l'éclairer. Sur un des côtés intérieurs se place ordinairement l'empoulette, sablier ou horloge de demi-heure qui sert à donner l'heure à bord.

HAIE DE PIERRES ou DE ROCHES, c'est un banc d'écucils fort alongé, le long d'une côte, a fkur d'eau, ou sous l'eau, ou en pleine mer. On dit : La côte est bordée d'une haie de pierres sur laquelle la mer brise.

HAIN ou HAINE, nom des crochets d'une ligne de pêche.

HALAGE. travail de haler, en tirant sur des cordes, soit un bâtiment, soit des pièces de bois.

HALER, roidir vers soi une manœuvre, ou haler sur les écoutes pour border les voiles, et sur les amarres poulies amarrer. On dit d'un bâtiment qui, en courant des bordées, s'élève au vent, qu'il se haie dans le veut.

HALER A LA CORDELLE, c'est tirer avec des cordages, et à force de bras, les bâlitnens et les embarcations le long des rivières.

HALICATIQUE, l'art de la pêcherie.

HAMAC, c'est une toile à voile de la longueur de six pieds au plus, large d'une toise et demie, qui forme le hamac ou le lit de chaque matelot; Le hamac est garni d'un matelas, ayant seulement deux ou trois pouces d'épaisseur, et d'une couverture de laine. 11 est tendu et retenu par des liens sur les côtés, et suspendu aux baux dans les entreponts.

HANCHE, on désigne souvent par ce nom la partie des œuvres- mortes d'un bâtiment tribord et basbord, sur l'arrière des porte-haubans d'artimon.

HAUBANS, ce sont les cordages qui soutiennent les mâts, tribord et basbord, contre les mouvemens des roulis.

HAUT-FOND. On nomme ainsi les endroits de la mer assez près de la surface , pour qu'un bâtiment , même de moyenne grandeur, ne puisse passer dessus.

HAUTEUR, prendre hauteur à la mer, c'est mesurer avec un instrument astronomique l'élévation du soleil au-dessus de l'horizon, lorsqu'il passe au méridien, pour avoir la latitude ou la hauteur du pôle. On prend des hauteurs absolues dans les intervalles du lever du soleil à midi, et quelques heures avant son coucher. On dit qu'on est à la hauteur d'un cap, d'une ile, lorsqu'on est près sur son parallèle.

HAVRE, port de marée, petit poil de commerce, dans le haut duquel les bâtimens échouent à la basse mer. TOM. II.

HELER, appeler. On se sert, pour héler, d'un grand portevoix presque toujours à deux corps, pour parler d'un bâtiment à un autre peu éloigné, et pour donner des ordre-.

II1LOIRES, ce sont des pièces de bois droit, qui font liaison sur les ponts des vaisseaux.

HISSA, HO, HA, HISSA, O, HISSE, cri ou chant d'un matelot qui donne la voix, p«ur faire réunir les forces des autres matelots dans le même instant, afin que tous les efforts réunis fassent un plus grand effet.

HISSER, c'est élever quelque chose par le moyen des poulies et des cordages; ainsi les drisses des huniers, des basses vergues cl des perroquets , servent à hisser les vergues et les voiles.

HIVERNER, c'est passer l'hiver quelque part, à la côte . à la mer ou dans un port. L'hivernage est le teins que l'on passe en relâche pendant l'hiver.

HORLOGE, c'est le nom que l'on donne au sablier dont on se sert sur les bâtimens pour mesurer le tems.

HONAC1IE ou ONACHE, c'est la trace que le bâtiment laisse derrière lui, et qui est marquée par le tourbillonnement de l'eau dans la direction de la route.

IIOUR1 ou HOUARI, nom qu'on donne dans le Nord, à Dieppe et au Havre, à une espèce de chasse-marte qui fait la pêche dans la Manche.

HOUCRE ou HOURQUE, petit navire hollandais à fond plat, arrondi devant et derrière, portant un grand niât, et un très -petit mât d'artimon, avec chacun une voile carrée, à peu près comme les chasse-marées.

HOULES ou LAMES, ce sont les vagues d'une mer agitée, que l'impétuosité des vents pousse les unes sur les autres. On dit : La mer est houleuse, lorsqu'elle est élevée et agitée par de grosses lames, longues et sans brisans.

HOUPPEE, c'est l'effet de deux lames qui se choquent et se font monter réciproquement l'une contre l'autre, en s'epanouissant comme une houppe, parle sommet qui bouillonne, aspergeant de tous côtés, et retombant ensuite sur elle-même.

HULOT , ouverture circulaire pratiquée sur le bord des écoutilles, pour le passage des câbles dans la cule.

HUNE, c'est une espèce de plate- forme de bois parallélogramme, dont les angles sont arrondis. On met sur chaque bas mât une hune qui est proportionnée au mât, et placée à son extrémité. On appelle mât de hune celui qui est audessus de celte espèce de plate-forme.

HUNIER , c'est une voile tropésoïde ; on l'enverguc sur une vergue de hune, c'est-à-dire qui est au-dessus de la hune, el elle se hisse avec sa vergue sur le mât de hune.

HUNIERS EN BANNIÈRE. Ils sont en bannières, lorsque leurs écoutes sont largues, cl qu'ils sont bissés.

Poo

VOCABULAIRE

. Ce sont ceux dans lesquels on a pris des I JETER LE GRAPPIN A BORD, c'est lancer les grappins nner la hauteur. j d'abordage , de manière qu'ils s'accrochent au vaisseau

que l'on veut aborder.

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