LACÈ DE LA POITRINE ET DU NENIRE, OU GRAND CORSET
Bbéirop plus étendu que le récré dont! il est employé par les femmes, non seulement pour soutenir la gorge, mais souvent encore pour serrer la poitrine et le ventre, et réduire le volume de ce dernier. Il ne doit être mis en. usage:que lorsque le ventre gêne réellement par son obésité , ou lorsque l’expérience a montré que la femme seitrouve bien de son emploi, Il doit être proscrit dans le cas de grossesse un peu avancée. Si le ventre manque de soutien , que ses parois cèdent trop en avant au poids de l’utérus , il faut préférer le petit corset et le lacé de l’abdomen que ÿ al déprt tout, à l'heure,
Disposition du saalenit Ce bandage ne diffère du petit
GENRE XV: BANDAGES LACÉS ET BOUCLÉS. % 22/5 corset que par son étendue et les goussets de son bord inférieur, [l se prolonge en effet depuis un travers de doigt au dessus des mamelons jusque près du pubis, et présente à son bord inférieur, de chaque côté, de grands goussets, afin qu’il ait assez d’ampleur pour envelopper l’abdomen, Ges goussets remontent très-haut , à un ou deux doigts dela pointe des goussets supérieurs ; mais leur sommet se trouve plus en dehors. |
Tout le reste est absolument de même que dans le she cédent , sauf les différences que la grandeur du corset entraîne dans l'étendue des baleines, dans le nombre des œillets des bords postérieurs, dans la longueur du lacet. Cependant on ne le serre jamais qu’au lacet à surjet ou avec des lacets croisés (v. p. 227). |
L'application du grand corset se fait d’ pres les mêmes principes que celle du petit; mais comme il embrasse le ventre, je dois prévenir que les femmes ne doivent le serrer que médiocrement, surtout au niveau de l’épigastre.
Effets et propriétés. Si le petit corset, quand il est trop serré, gêne la respiration en s’opposant à la dilatation de la poitrine , il laisse au moins le diaphragme s’abaisser, là cavité de la poitrine grandir de haut en bas, et la respiration se faire par l'abdomen. Il n’en est pas de même du grand corset : lorsqu'il est trop serré, la poitrine ne peut. se dilater librement dans aucun sens , la respiration devient courte, embarrassée et extrêmement pénible, Aussi survient-il des sueurs froides, des défaillances , parfois accompagnées de convulsions. La parole est elle-même génée, et souvent la lecture à voix haute, impossible. Le sang peut être arrêté dans les veines et dans les capillaires qu’il engorge, parce que le cœur et les poumons comprimés ne lui ouvrent qu'un passage trop étroit. Gette circonstance peut devenir la cause d’une apoplexie mortelle, ‘On lit
SAR Ÿ chasse L RANDAGES PROPREMENT DITS:
dans le traité de Portal, sur cette affection, qu'un grand personnage en fut frappé; pour ävoir mis un corset et un caléçon lacés, afin de dissimuler le volume de son ventre et dé ses membres. Les mouvemens du corps sont aussi rendus très-pénibles par un corset trop serré, et si l’on en fait un usage habituel, probablement la poitrine perd peu à peu de son ampleur, à sa base. Du moins l'observation de Paré,
“citée p. 61, en montre la possibilité. Get effet doit être
plus facile encore lorsque le tronc n’a point pris tout son développement. Il est probable que la compression à laquelle les poumons, le cœur, l'estomac, le foie, la matrice, etc., sont soumis par l'usage habituel d’un corset trop serré, les prédispose à plusieurs maladies : peut-être les poumons à la phthisie; le cœur, aux anévrysmes avec hypertrophie, par suite des efforts auxquels il est constamment obligé, pour forcer le sang à vaincre les obstacles qui gênent et ralentissent son mouvement; l’estomac, aux troubles de la digestion et même à limpossibilité de digérer, par suite du reéserrement insensible de sa cavité , ainsi que Paré
J’a observé dans l'exemple déjà rappelé plus haut ; peut-
être encore la matrice aux pertes utérines, aux métrites chroniques; aux écoulemens connus sous le nom de fleurs blanches, par suite de l’engorgement sanguin des veines et des capillaires utérins, et en outre, aux avortemens dans la grossesse, par suite de la gêne que Ja constriction du ventre, par. un grand corset, oppose au développement de l'utérus pendant la gestation ; au prolapsus de cet organe , après les couches, par suite de la compression générale de l’abdomén parles grands corsets. On a même vu des femmes trop serrées mourir de mort subite. Outre le cas fourni par Ambroise Paré, je puis en citer un second, tiré de la clinique de Pelletan : , | jé |
Une jeune actrice de l’'Odéon, enceinte de 7 à 8 mois,
obligée de dissimuler sa grossesse, se fit sangler avec tant de violence avant de paraître en scène , qu ‘elle y succomba.
De l’innombrable série de maux dont les auteurs accusent Jes corsets hib y a guère que ceux sus-mentionnés qui, à défaut de preuves, puissent être avoués par une saine critique. Encore , je me garde bien d’en accuser l usage des corsets médiocrement serrés, et construits comme ‘celui que jai décrit. Ceux-ci, loin d'offrir dés dangers , ont. encore des avantages. Ils soutiennent mollement, conve- : nablement le sein ét le ventre , et on pourrait avec avan tage en creuser les goussets, pour loger le mamelon sans le déprimer. Dans le cas de hernie de la ligne blanche, le grand corset peut contenir la hernie , rapprocher les muscles droits l'un de l’autre et peut- être même guérir la maladie. Une dame, d’environ 30 ans, avait été sujette, dès sa plus tendre jeunesse, à des douleurs d'estomac , accompagnées de vomissemens. L’ usage du corps de baleine. réprimaä ces accidens. Après le mariage, elle fut moins exacte à porter le corps, et elle éprouva les mêmes accidens que son usage avait fait disparaître. Elle préséntait, un, peu-au dessous du cartilage xiphoïde , une petite hernie , dont elle guérit par l SEL du bandage Ga)