‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 150 sur 196 · EXTENSEUR DES DOIGTS , IMAGINÉ PAR M. DELACROIX · texte numérisé non relu

EXTENSEUR DES DOIGTS , IMAGINÉ PAR M. DELACROIX

Machine fort ingénieuse, inventée pour rendre à un pianiste les mouvemens d’extension des doigts qui étaient perdus , et le mettre à même de continuer l’exercice de sa profession.

Disposition. Un T d'acier avec sa courroie , un Coussin métacarpien ; aussi avec sa courroie, quatre ressorts, quaire anneaux , telles sont les pièces de l'instrument. -

Le T métallique a sa branche verticale qui doit reposer sur le dos de l’avant-bras (pl. XVII, 57), etsa branche transversale sur le dos de la main. La première est garnie de cuir, afin de ne pas blesser la peau. Elle porte à l’extrémité supérieure une courroie de cuir (même pl., 55) qui y est attachée par un clou à tête plate, e tdoit être assez longüe pour faire aisément un tour à l’avant-bras et revenir se fixer au clou dont je viens de parler (même pl., 56). La

seconde est nue, et porte quatre clous sur la surface qui doit être tournée à l’extérieur du membre (même pl., 59, Go, Gr, 62). TR AE de | |

Le coussin métacarpien doit reposer sur le dos de la main; il faut qu’il soit aplati, et formé d’une lame de cuivre garnie du coussin proprement dit (même pl., 98), qui sera cousu à la première faveur des trous dont ses bords. sont . percés. |

Ce coussin porte, perpendiculairement sur la plaque , un pelit cylindre métallique, fendu dans sa longueur et dans la direction de la longueur du membre, afin de recevoir . une pelite lame de fer fixée aussi perpendiculairement à la face interne des branches verticale et transversale du T métallique, et dirigée suivant la longueur de l’avant-bras*et de la main. On ne peut voir cette articulation dans notre fisure pl. XVIT, parce qu'ayant très-peu de hauteur elle se trouve cachée. Ces deux pièces de rapport forment une véritible bascule , qui donne plus de liberté aux mouvemens du poignet. Enfin à l’un des côtés de la lame métallique du coussin est fixé le bout d’une courroie, qui peat passer dans la paume de la main et aller se fixer sur le côté opposé du coussin (même pl., 63).

Les. quatre ressorts sont de petites lames d’acier , suffisamment longues pour s’étendre du dos de la main vers la seconde phalange des doigts (même pl., 64, 66, 68, 70 }. Elles sont d’ailleurs larges de quelques millimètres seulement. Ces ressorts ont une extrémité supérieure terminée par un anneau à la faveur duquel chacun d’eux peut embrasser le corps d’un des clous à tête plate que porte la pièce transversale du T, et se mouvoir autour de ce lien comme autour d'un pivot. Ils offcent en outre un véritable crochet | à leur extrémité digitale, crochet dont la concavité doit regarder l'extérieur (même pl, 64, 66, 68, 70). |

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