‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 171 sur 196 · LO · texte numérisé non relu

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45o CLASSE IT, BANDAGES MÉCANIQUES.

périeure du mollet, Enfin, elle peut être creusée éntravers à sa face externe, dans le milieu de sa longueur ‘ainsi qu’on le voit (même pl, 25, 50);'ét c'ést après ces'excavations a hi qu'elle doit offrir les RSS “fic. seur dont j'ai parlé. F9 BAT OUT

La surface interne de cette planche doit être garnie de Jaine et de peau , comme la surface interne d’un brayer, afin de ne pas fatiguer le sujet.

À sa surface externe , près des extrémités de la planche (même pl, 18,-36).; seront fixées en travers, et -päar l’une de leurs extrémités, deux courroies (même pl, 19.83), dont le bout arrêté portera ‘une boucle qui reposera.sur:la planche près de l’un de ses bords (même pl. , 20 , 34).

! faut que ces courroies soient bien garnies, bien rembourrées à leur face interne, et assez longues pour pouvoir entourer d’un circulaire transversal , 1° la cuisse avec la planche du bandage au dessus du genou , et 2° la jambe vers le milieu du Mollét,

Outre cette première pièce et.ses courroies, AA de Beta se compose de deux demi-cercles métalliques (même

, 24,81). L’und’euxest destiné à passer transversalement au Ari de la rotule, en embrassant le genou de dedans en dehors et par devant (même ph 24); l'autre.est destiné à l'embrasser de lamême manière, en; passant. par dessous la rolule (même pl., 31); et ils doivent être assez, longs, pour se-réunir tous les deux par leurs extrémités en.dehors des bords latéraux de la planche, Is peuvent être distingués en supérieur, eten inférieur, d’après la place qu’ils doivent occuper surle genou. Le supérieur sera un peu plus, long. pour pouvoir porter à l’une de ses extrémités une boucle (même plie) età l'autre une grande courroie , d’une longueur suffisante pour qu’ils puissent entourer ensemble le genou (même pl. » 26). Ils doivent être d'ailieurs articulés lun

GENRE XII, BANDAGES MÉCANIQUES BOUCLÉS. 45a avec l’autre par leurs deux bouts au moyen d’un .éloù à tête plate qui leur permette de se mouvoir aulour,, et de, se rapprocher ou de s’écarter par.le milieu de l'anse qu'ils représentent , jusqu’à former un cercle. Ces deux démircercles sont formés de deux lames de cuivre de deux travers de doigt de largeur , garnis à la manière des ressorts dés brayers. Le supérieur doit présenter en outre deux péfifes, courroies verticales (même pl. ; 27) ; qui y seront cousues, par une extrémité, de manière à pendre de-chaqne: côté de la rotule lorsque le bandage sera appliqué. +. Le demi-cercle inférieur doit offrir deax boucles un ou deux travers dedoigt du milieu .de.sa longueur (même pl., 29), pour recevoir les courroies (même ‘pl. 27) «du demi-cercle supérieur. Si on le juge à propos , on peut garnir ces courroies d’une peau douce à leur surface interne. Application. Faites coucher le malade; comprimez le . pied et la: jambe avec un bandage spiral; rapprochez: et faites maintenir rapprochés les fragmens écartés de la rotule ; puis placez la planthe derrière le jarret (même pl. 23, 30); placez chacune de ces courroies ; la supérieure autour de la partie inférieure de la cuisse. (même pl., 19, 20), l'inférieure autour de la jambe (même pl. ,33; 35) ; engagez leurs extrémités libres dans la boucle de l’extrémité opposée (même pl, 20, 54), et serrez convenable: ment ces courroies.

Placez ensuite les demi-cercles en travers au devant di genou ,.de manière que le plus long embrasse la base da. fragment supérieur de la rotule (même pl. , 24) et l’infé-, rieur le fragment opposé (même pl. 81); portez alors! la courroie du demi- cercle le plus long derrière le.jarret;autour du genou , pour venir l’engager, la serrer el da; fixer: dans la boucle de l'extrémité té ne pl, °6)-dû. demi-cerele auquel elle tient. HONITO NT

492 + CLASSE 11. BANDAGES MÉCANIQUES, * Enfin passez les petites courroies (même pl., 27) du demicercle süpérieur dans les boucles de l’inférieur (mêmepl, , 29); tirez-les et les arrêtez au point où vous jugez que le rapprochement des deux demi- cercles est suffisant pour as- D titré les fragmens de la rotule l’un contre l’autre. Si vous n’aviez pas assez serré auparavant la grande courroie du demi-cercle supérieur, il serait possible que le fragment supérieurremontât par dessous. Prévenu de la possibilité de ce petit accident , qui vous forcerait à recommencer l’application des demi-cercles, vous devez l’éviter.

“Effets et propriétés: Ravaton assure que ce bandage contient la fracture de la rotule avec plus de succès. que les autres appareils. Iloffre d’ailleurs les avantages de tous les bandages à courroies : il s'applique aisément et promptement, se relâche peu , se resserre facilement sans avoir besoin d'être levé et réappliqué, etc. |

l'est certain , après tout, qu’il ne saurait évdlite plus souvent que celui du professeur Boyer, ou tout autre pareil, une consolidation parfaite. Au reste, une consolidation imparfaite n “empêche pas la jambe de marcher avec force et vitesse, 1° parce que l’aponévrose fémorale sur les côtés de la rotule transmet encore à la jambe les efforts. des extenseurs ; #° parce que les fibres charnues , d’abord trop longues , finissent réellement par devenir plus courtes; pro- bablement à cause que, la nutrition étant alors renfermée dans des limites plus étroites , elle se resserre ici comme elle s'étend au contraire lorsqu'on tient les EL allongées. Ur 8 | 7 M: Bürdin le ; jeune m'a fait voir un homme de trente à quarante ans, qui avait eu, plüsieurs années auparavant, la rotule rompue en travers. Il y avait trois ou quatre doigts d’écartement entre les deux fragmens, et néanmoins deë mouvemens d'extension de la jme étaient faciles et'éner-

giques, au point que le sujet faisait sans Frs à où huit lieues par jour. 4 ormiout) 6 9e

En examinant de près son genou; ê) S heii ques outre la substance fibreuse peu-épaisse qui liait lés deux frag mens dela rotule l’unà l’autre, et qui devenait plus sensible par l’extension de la jambe; les parties extrarotuliennes du tendon du triceps fémoral, confondues là avec l'aponévrose fémorale , s ’étendaient visiblement aussi sur les côtés de la rotule, et qu’elles concouraient pour.beaucoup à transmettre au tibia l’effort des extenseurs de la jambe,

Remarque sur l’appareil de Boyer. « Nous employons depuis long-temps, dit ce chirurgien célèbre, un appareil moins simple dans sa construction que le bandage unissant des plaies en travers , mais plus sûr dans son action , etsurtout beaucoup plus exact (1). |

Les pièces de cet appareil sont une gouttière de bois , deux courroies , cinq ou six liens de fil.

La gouttière , plus large par en haut que par en bas, doit s” étendre du milieu de la longueur de la cuisse au dessous du moliét, pouvoir loger dans sa profondeur les deux tiers de l'épaisseur du der et être garnie mollement à l'iniérieur. Ses bords présentent en he vers le milieu de leur longueur, des clous à tête ronde.

Le membre se place dans la gouttière; on en remplit les vides avec du coton ou de la charpie ; ensuite , tandis qu’un aide tient rapprochés les fragmens de la rotule, on attache les courroies aux clous de n gouttière, de façon que l’une embrasse par en haut los rompu, que l’autre l'embrasse par en bas, et que, toutes deux décrivent une courbe < en sens inverse et se croisent par leurs extrémités.

« Get appareil, de l'utilité duquel nous avons de nom -

(4) Ouvrage cité "Et 1, p. 139.

breuses preuves; dit l’auteur, a les avantages de laisser Ja.

région de la fracture à découvert; de se relâcher moins promptement qu'un appareil de bandes; de permettre d’en angmenter l’action à volonté , et de rapprocher davantage

les HAE de la rotule en: resserrant l’arc elliptique cir-.

consCrit autour de l'os par les deux courroies. »

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