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APPAREILS ORTHOPÉDIQUES, OU RÉDUCTEURS

Appareils destinés à redress ser les parties du at déviées.

Indications., Plusieurs ssl dies réclament lemploi des machines orthopédiques ; telles sont l'affection connue soûs le nom de contracture, la déviation des os dans leur continuité et dans leurs articulations, maladies peu connues.

Lorsqu'un muscle est placé dans un relâchement mo: mentané par.la flexion d’an membre, il sé raccourcit', par le seul fait de son élasticité , en proportion de son relâchement; mais il n'empêche pas qu’on étende ensuite le membre avec non moins de facilité qu'auparavant. Si, au contraire , celui-ci reste ‘fléchi d’une manière permanente, il arrive au bout d’un certain temps que les muscles fléchisseurs raccourcis n’en permettent plus l’extension complète. Gette difficulté de l’extension est même toujours en proportion du temps que le membre est resté fléchi , et du degré de sa flexion. LIERE

La même chose arrive toutes les fois que les muscles ont été contractés d’une manière permanente; soit par une cause, soit par une autre, Dans tous ces cas, les muscles paraissent évidemment plus courts; phénomène ; au reste, qui n’a rien de bien merveilleux, puisque les. parties vivantes, par suite des modifications: qu’en éprouve la nutrition, se rapetissent ou se développent, suivant qu'on les resserre ou qu'on les étend, suivant même qu'on | leur permet de se resserrer ou qu’on se borne à laisser le champ libre à leur. accroissement. Ge raccourcissement des: muscles, soit qu'il provienne de leur relâchement. prolengé , soit qu'il provienne d’une irritation nerveuse rhu-

matismale ou autre, qui les a entretenus dans un élat de contraction, voilà ce que l’on a quelquefois désigné sous le nom de contracture, et tel sera aussi le sens dans. lequel nous emploierons celle expression. Mais n’y a-t-il que les muscles. qui soient raccourcis, comme je le suppose? Les aponévroses d’enveloppes, les prolongemens qu'elles envoient aux os où aux tendons ne sont-ils. pas aussi raccourcis? C’est possible ,. mais Je n’en ai pas. la preuve. Eh bien !-quelle. que soit la cause de. la éontracture, s'il, n’y a pag actuellement contre-indication , si les muscles ne se trouvent pas dans un état d’irritation qui se refuse, à .ce qu'on les soumette. à une exlension: douce, graduelle et continue, il ÿ a indication de le faire. ét-une machine orthopédique peut remplir cet objet. |

Êtes-vous appelé. à donner des soins à des malades dont les os sont déviés, soit dans leur contiguité , soit dans leur continuité, soit dans ces deux points à la fois, comme on: le. voit communément dans les inflexions du rachis, dont les. ligamens sont trop couris dans un sens et trop longs dans l’autre ? Voilà encore l'emploi des machines orthopédiques indiqué, si d’ailleurs une irritalion vive, une inflammation des parties, ou d’autres causes, ne viennent Je défendre. | | ( bien JS ds Nous: établissons ces règles; en partie sur des phénomènes peu remarqués, quoiqu’assez nombreux, el en. partie sur les résultats de la thérapeutique. qui prouvent qu'une action mécanique modifie les. os; que la cessation d’une. pression habituelle. sur les os, ou l'absence d’un organe qui les touche, leur permet de se, développer du. côté où se: faisait la pression et où était l'organe. Arrétons-nous uninstant à ces phénomènes et à ces-résultats , et d’abord aux faits qui prouvent l'influence d’une pression continue sur les os. “ile

1° Par une pression long-temps continuée ou répétée sur le front de leurs enfans ; dans l'intention de les rendre plus beaux, les Caraïbes parvenaient à le déprimer: On voit, au muséum d'anatomie comparée, que l’activité de Guvier a prodigieusement agrandi , un crâne moulé sur la tête osseuse d’un Caraïbe qui en offrait un rl à frappant (1). | |

2° D’autres:peuplades, non moins barbares, ont coutume , les unes de déprimer la tête de leurs enfans , d’au* tres de la comprimer d’avant en arrière, celles-ci pour leur aplatir le visage et les modeler à l’image de la lune: Tels sont les Omaguas, qui habitaient sur le rivage du fleuve des Amazones, au moment où La Gondamine en descendit , en 1745, le cours immense (2),

L’insensible pression que les joues exercent, sur les os maxillaires supérieurs après la réunion d’un bec-de-lièvre, suffit quelquefois pour déterminer, même chez un sujet de vingt ans , le rapprochement des deux os séparés.

4° Il n’existe aucune impression à la surface interne du crâne chez les jeunes sujets où la surface du cerveau est encore lisse et uniforme ; au contraire, on voit se développer une multitude d’enfoncemens et de saillies étroïtes chez l'adulte , à mesure que la surface du cerveau devient inégale, anfractueuse, ct qu'elle se couvre de reliefs séparés par des espaces linéaires. Ces enfoncemens sont. en creux ce que les reliefs du cerveau sont en saillie ; ils f‘rment dé même des circonvolutions ondoyantes; ils sont séparés par des saillies étroites, comme les-circonvolutions cérébrales le sont par des anfractuosités qui ont fort peu de largeur; enfin ;'ils correspondent exactement à ces circonvolutions

(1) Voyez aussi Foville, Influenco des vélemens, ete. , 1834. -= (2) Voyage de. La Condamine sur le Maragnon.

qu'ils logent , et les crêtes qui les séparent sont reçués dans les sillons qui limitent chaque"circonvolution. Tr

0° L'homme, qui marche seul debout parmi les animaux , et qui est le seul où les:os iliaques aient à porter les viscères du ventre, qui sont mous.el arrondis, est aussi le seul où ces os soient larges et creusés à leur surface interne d'une fosse de réception. Jetez les yeux sur le bassin du pongo tué à Bornéo!, et qui -est déposé au muséum d’anaiomie comparée; observez le squelette des plus gros animaux, du cerf, deJ’élan, du bœuf, du chameau, de la girafe; du cheval, du rhinoctros, de l’hippopotame et de l'éléphant : vous leur trouverez, à cause de leur grande stature, les os des îles assez larges, mais jamais en proportion de la largeur de ceux de l’homme, et sartount jamais creusés d’une fosse de réception.

6° Dans les endroits où les tendons pressent les os, il se forme des gouttières qui les logent. Telles sont. celles que l’on voit à l'extrémité inférieure. du radius; telle est celle du tibia pour le tendon da jambier postérieur.

7° La seule présence des nerfs pathétiques contre la lame carrée de l’ethmoïde, du rameau mylo-hyoïdien du dentaire inférieur, en dedans dela mâchoire, des nerfs cervicaux sur les apophyses transverses des vertèbres correspondantes : la seule présence des artères carotides internes sur le corps du sphénoïde, de Îa vertébrale sur l’ atlas , de la sous-clavière sur la première côte , des artères’et nerfs intercostaux en dedans des côtes , des nerfs et des vaisseaux obturateurs sous Ja branche horizontale du pubis etc. , paraît avoir déterminé le sillon auquel ils correspondent, et qui les loge. L'action. des anévrysmes sur les os, des fongus de la dure - mère sur ceux du crâne, pour être un peu différente, n’en prouve pas moins l'influence des actions mécaniques, du en PNET

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8° La seule présence des muscles de l’omoplate dans les fosses épineuses et sous-scapulaires, des muscles fessiers dans la fosse iliaque externe, est probablement aussi la cause des RMI larges qui les recoivent. Remarquez, en effet, qu’elles n’existent pas chez les très-jeunes sujets , qu'alors la circonférence de l’os n’a guère plus d'épaisseur que le milieu de leur largeur ; qu’elles ne se creusent qu'à mesure que les muscles se forment et prennent de l’épaisseur, et que le développement des bords de l’os correspond précisément aux intervalles des muscles. Remarquez encore que la fosse sous:scapulaire est plus profonde que les fosses sus et sous-épineuses , et que l‘omoplate éprouve précisément de dedans en dehors de la part du muscle sous-scapulaire, repoussé par la saillie des côtes, une pression plus grande que la pression des muscles sus et sous-épineux , brilé par leur aponévrose d’enveloppe, ne lui en PRIS rs ver dé dehors en dedans.

Ce qui me conduit surtout à penser que les dépressions qui n’existaient pas primitivement se sont probablement développées sous la seule influence du contact des parties molles qui y étaient logées , c’est qu’il suffit qu’une partie soit hors de sa concavité pour que celle-ci s’oblitère :'aïrisi, que la tête du fémur soit chassée de sa fosse par un accident et n’y rentre pas , qu’une dent soit arrachée de son alvéole, que l’œil le soit de son orbite , chacune des cavités qui les loge diminuera, se resserrera par le LR d'a or de ses parois. : | |

L'habitude qu'a le cordonnier d’ appuyer 5a forme en travaillant contre le sternum , y détermine souvent une dépression. : #

Voilà des faits qui prouvent l'influence d’une’ pression prolongée sur les os ; voyons maintenant ceux qui peuvent faire apprécier l influence de l'extension continuélle. -

1° Lorsque dans une fausse ankylose une Jointures perdu ses mouvemens. et semble raide et inflexible à jamais ,.si chaque jour et à plusieurs reprises on fait effort pour la fléchir et pour l’étendre,, on finira par y parvenir, plus 1ôt ou plus tard. Îl n'est pas douteux que dansce cas les liga=mens et les muscles , et peut:être les aponévyroses raccour is ne s’allongent peu à peu, etque la flexibilité qu’ils recou- : vrent alors ne vienne. de leur allongement, comme leur rigidité. était le résultat de leur raccourcissement. 2 Le soldat-qui vieillit sous les drapeaux, et que la discipline a toujours tenu redressé, demeure droit et ne se courbe pas sous le poids des ans ; ou sion le voit céder , le phénomène est infiniment moins. sensible que chez le vigheron., toujours incliné vers la terre! ; “orié 5 L'enfant dont on s’efforce de redresser la jambe torse par une compression continue, bien combinée, finit par obtenir un membre droit, qui devient: aussi plus robuste. 4° La jeune fille que l’on étend en deux sens opposés , par la tête ,:et parle bassin ou les flancs, commence ordiuairement ; au bout de peu de temps, à grandir sensiblement, parce que la colonne vertébrale.se déploie et se redresse, | LVL 'NEOA 68 4h to Dos Quant aux faits qui démontrent que la cessation du contact des parties molles avec les os.leur permet de se développer du côté où ce contact.les arrêtait, Je les ai déjà cités pour prouver l'influence des parties molles sur les os : ce sont le resserrement de l'orbite, de l’alvéole, de la cavité cotyloïde, après que les parties qui les remplissaient ont disparu, 1h ue atlas Tous ces faits me portent à croire que l’on pourrait courber et redresser à volonté les membres des animaux. ekils me semblent prouver , avec la dernière évidence; que l'on’a tout à espérer. d’un effort mécanique exercé sur.les

os d’une manière continue, dans des circonstances favorables , et que l'extension et la compression méthodique des os déviés, soit dans leur contiguité, soit dans leur continuité, est rationnellement indiquée toutes les fois pe Pétat général du sujet , ou une circonstance locale ne s’y PL pas: is Ces faits sont le résultat des influences Re sur. dé nutrition, qu’ellesbornent ou étendent suivant qu’elles pressent les organes, les tiraillent, ou seulement laissent libre leur développement. Ils sont donc analogues à ce quisse passe dans Jes parties molles. Les anciens ne les comprepaient pas, eux qui croyaient que l’impression des parties molles sur:les os était produite par un mécanisme analogue à celle d’un corps dur sur la cire; mais Bichat , qui niait l'influence des forces mécaniques sur les os, ne les entendait pas nonplus, J'ai déjà indiqué l'influence de ces forces et le mécanisme de leur action dans-mon Æssai pt de classification naturelle et des phénomènes de la:vie (x). -Co-indications. Gependant, nous devons avouer que l’em: pi des machines n’est pas ‘toujours la première ou la seule indication à remplir dans le redressement des os, lorsqu'il doit être tenté. Il y a sûrement d’autres indica: tions: mais elles ne nous sont pas connues, ou sont au moins fort obscures pour nous aujourd’hui. Aussi, ce point

de pathologie réclame beaucoup de recherches , et surtout

de recherches d'anatomie pathologique, et si nous hasar: dons:quelques idées à ce sujet, c’est moins dans l’espoir

de l’éclairer, que dans le dessein 4° y Ru ins l'attention

er 2 + ph :

% On a coutume d’ attribuer toutes les en ratiaets dés

wi Essai de classification , etc. , P- 38, 39. 7 bo Chez Bailliére , rue de l’École de Médecine, n°44.

os au rachitis, et on entend par-là leur. ramollissement sans que celte altération soit constatée au moment où les os se contournent. C’est une supposition grossière, admise parce qu’elle paraît expliquer aisément la courbure des” “os sous le poids du corps, et parce que la maladie de la femme Supiot a offert un exemple extraordinaire de courbure et de contorsion des membres, joint au ramollissement des os ; mais alors, ce ramollissement dont on veut parler, et d’après lequel on raisonne, est fort rare ; et il est: plus rare encore que ce soit une mulodie simple. C’est une maladie générale très-grave, accompagnée d’une affection profonde de la moelle des os ét des viscères, et dont on a peu d'exemples bien constatés (1). Aussi ne suffit-il pas qu'un individu soit bossu ou bancal pour qu’on puisse dire qu’il est ou a été affecté d’un ramollissement des 05 ; ce diagnostic serait fort léger. Ce n’est pas qu’on ne rencontre des enfans dont les os sont si flexibles, que l'on peut les courber avec assez de facilité: mais lorsqu'alors ni le tronc ni les membres ne sont courbés , lorsque ces enfans se portent d’ailleurs très-bien, cet état n’est pas celui dont on veut PIS ce n'est pas le rachitisme. Et.d’ailleurs, lorsqu'on n’a pas même cherché à constater la flexibilité et le ramollissement des os chez les personnes dont le corps et les membres se sont contournés , lorsque le sujet ne les a pas senti fléchir dans les divers efforts qu’il a pu faire, on ne peut raisonnablement‘attribuer les déviations du corps au ramollissement des os , et ce fait reste au moins douteux. | j'uis

2° A la supposition dont je viens de parler; on en ET une autre qui offre: quelque chose de plus vrai. On‘dit que

(4) MM. Bouvier, Monot et imoï avons vu, Chacun, un malade analogue. Celui de M. joaviel est mort et a été disséqué. 7e deux autres sont vivans , et ont les os flexibles comme de la cire molle.

GENRE IX. APPAREILSSORTIHOPÉDIQUES. 465 les os, ramollis ou non ramollis, se courbent sous l’influence de certains muscles qui sont plus forts que leurs antagonistes; que cet excès de force est dû à l'excès d’exercice pour les muscles les plus forts, et on en conclut: qu'il faut exercer les muscles les plus faibles. et faire reposer les plus forts pour guérir le mal. Si l’on avait deviné juste , il est probable qu’on verrait moins de bossus et de boiteux. Aussi, tout en pensant quele mal est dû à l'excès de l’action de certains muscles, ai-jé peine à, croire qu’il provienne d’une disproportion de force produite chez les muscles antagonistes par l’excès d'exercice de quelques-uns. Que d'efforts le bras droit ne fait-il Pas comparativement au bras gauche ! Eh bien ! précisément, dira-t-on peut-être; la colonne vertébrale est convexe à droite : soit , mais alors si les efforts continuellement disproportionnés du: bras droit amènent un si faible résultat, comment se fait-il que l'excès d'action de certains muscles, qui est si souvent douteux , produise des inflexions aussi prononcées et aussi rapides que celles dont nous sommes si fréquemment témoins ? Gomment se fait-il que les professions qui exercent les muscles d'une manière si inégale ne produisent pas plussouvent des déviations? Comment se fait-il. que les cultivateurs ne se courbent en avant, que lorsque la vieillesse vient ajouter son fardeau à l'excès d'action des fléchisseurs du ironc en avant? Gé (ee

5° La déviation des os est une maladie qui est le plus souvent précédée et accompagnée de la lésion du système nerveux, ou au moins d’un trouble manifeste dans ses phéfomènes : par exemple , de mouvemens convalsifs de la face et des membres, d'accès d’épilepsie, de surdité.ou de cécité passagère , de douleurs céphaliques ou rachidiennes, elc. À cela joignez que les individus dont. le corps ou les membres sont déviés ont en général l'intelligence pré-

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coce et l'esprit plus développé. Aussi les gens du monde | disent-ils que les personnes PERS au B: sont plas spirituelles que les autres. À

Ces faits ne portent-ils pas à croire qu'il existe. souvent une affection chronique du système nerveux, qui excite les muscles à une contraction permanente, que c’est alors cet élat de contraction qui courbe les os, et qu’au moment où il existe, l’emploi des antiphlogistiques , le long de la moelle épinière, etc. , des révulsifs les plus énergiques , et proportionnés d’ailleurs à l’état général du sujet, pourrait être favorable, et permettre d’en venir ensuite, oubientôten même temps , avec succès, aux bandages orthopédiques ?

L'influence des forces mécaniques sur les os comme sur les parties molles n’indique-t-elle pas qu’il faut promptemént recourir à Ces moyens pour essayer graduellement et avec méthode leur emploi, lorsque l’irritation nerveuse , qui accompagne si souvent les déviation des os, est passée; lorsque d’ailleurs ces déviations dans le rachis ne sont point le produit de la carie, et lorsque rien ne contre indique manifestement l'essai des machines. Je dis manifestement, parce que la faiblesse d’an sujet qui peut à peine respirer par suite de l’étroitesse de la poitrine déviée, ne me semble pas, comme il peut le paraître à d’autres, un motif de De pas Cssayer l usage d’une machine extensive; ce n’est pour moi qu’une raison de le tenter avec plus de précautions. Enfin comme le poids du corpsaffaisse les cartilages intervertébraux;! comme il agit.sur le rachis de même que les forces mécaniques et tou à le courber , ilme paraît encore indiqué de soustraire la colonne vertébrale à: cut influence lorsqu'elle est déviée.

Je n’ai sans doute pas besoin de dire qu’il faut non seulement chercher à traîter la cause inconnue de la plupart des déviations des os , cette cause que l’on'a quelquefois

GENRE IX, APPAREILS ORTHOPÉDIQUES. 467 nommée vice rachitique, et qui pourrait bien n’être le plus souvent qu’une affection du système nerveux , maïs que l’on doit combattre les complications de tout genre, les scrofules, le scorbut, etc. , qui peuvent compliquer ces dévialions.

De la construction et de l'application des machines orthopédiques, Ces machines doivent toujours être construites dé manière à pouvoir s'appliquer le plus exactement possible Sur les points auxquels elles doivent s'adapter. |

Il faut qu’elles s’appliquent à ces parties par des surfaces assez étendues pour que leur action ne soit pas trop fati- . Sante, insupportable et dangereuse par la mortification de la peau et des chairs qu’elles pourraient déterminer si leur action se passait sur des surfaces trop étroites : mais cependant il faut prendre garde de donner trop de largeur aux pièces qui doivent porter sur Je Corps ou sur les mémbres: le développement des parties pourrait en être gêné.

On doit les garnir mollement avec des Coussins de peau semblables à ceux que l’on emploie à garnir les brayers. Enfin , il faut les disposer, en général, de manière à ce que les mouvemens en soient le moins gênés possible , et que le malade puisse, pendant qu’il porte le bandage, se livrer à des exercices forlifians, éminemment utiles à la santé.

On doit les appliquer d’abord très-lâches, et ne les faire agir que graduellement , pour les relâcher où bien les supprimer si l’on reconnaît bien manifestement Pinutilité ou le danger de leur usage. Quoique ce ne soit pas indispensable, on peut appliquer aux grandes machines une sorte | de dynamomètre pour indiquer le degré de leur action. Si cependant, sans qu'on ait augmenté l’action de la machine, le malade, natarellement Courageux, se plaignait sérieusement , il ne faudrait s’en rapporter ni au dynamomètre , ni à ce que Ja main pourrait apprendre de la tension du bandage, il faudrait le relâcher. 11 fiudra le faire , à plus

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forte raison , toutes les fois que le malade se plaindra, trèsvivement, et souvent même ne ds attendre aussi longe temps.

Effets consécutifs. Les os déviés, , SOUMIS aux bandages orthopédiques, cèdent plus ou moins promptement, et den gent de direction.

Le redressement, les inflexions PE < Myers produisent ordinairement l’ampliation de la poitrine, -du ventre et des viscères qu’il renferme ;.et, comme si cet état de gêne était la cause du mal , on a vu plusieurs fois leurs fonctions altérées se rétablir, et la. santé reparaître. Sans accorder une aveugle confiance aux cures merveilleuses de Levacher, les succès qu’on obtient de nos jours prouvent

qu'il a obtenu une partie de ceux dont il parle, et je. ne suis pas étonné que le redressement du rachis dans un cas de déviation extrême ait rendu la respiration facile, et que la santé d’une malade cachochyme se soit améliorée. Ainsi,

à part les exagérations de succès qui rentrent dans l’ordre

ordinaire des fe d’un auteur pour sa méthode, il ne reste rien d’incroyable dans les faits qu’il rapporte, rien qui

permette de les présenter aujourd’hui comme imaginé par

le mensonge et la mauvaise foi (1).

à s Lo Lu ESPÈCE Iaz, N'EATE RÉDUCTEUR DES OS DU NEZ, IMAGINÉ PAR M. DELACROIX (à la demande du professeur Dubois, pour relever et soutenir les os du nez fracturés).

Gette machine se compose de deux demi-cercles métalliques que je nomme facial et occipital : de trois rubans de soie et d’une fourchette en bascule avec sa vis en char re.

Les demi-cercles sn ef de sont revêtus d'un ruban de soie.

A4) Mémoire de l’Académie de Chirurgie, 4: 1v, p. 93.

Le demi-cercle facial embrasse la face d’un condyle de Ja mâchoire inférieure à l’autre en passant sur la lèvre supérieure. Il s’élargit au dessous de la cloison du nez jusqu’au bord libre de cette lèvre. Ses deux extrémités sont recourbées à angle droit ; remontent Jusque vers la tempe , et sont terminées par un crochet. al

Le demi-cercle occipital doit avoir assez d'étendue pour embrasser horizontalement l’occiput et les parties latérales de la tête jusqu’au dessus des oreilles, Ses deux extrémités portent, 1° un petit trou destiné à recevoir le crochet mousse du ressort facial; 2° un petit crochet en dehors, dont nous allons voir l'usage. | .

Le demi-cercle occipital est fendu en deux dans le milieu de sa longueur , et présente en cet endroit une ouverture elliptique qui doit correspondre à l’angle supérieur de l’oc- Cipital, pour embrasser plus exactement et plus solidement le derrière de la tête, hf

Des trois rubans, qu’on peut nommer, l’un sincipital transverse , l’autre sous-occipital,, autre sincipital médian , le premier ‘va par dessus le sinciput d’une oreille à l’autre , où il est attaché aux crochets du cercle occipital, Le second, ou le ruban occipital, est destiné à embrasser la partie inféricure de l’occiput, en s'étendant de 1’ angle auriculaire du cercle facial à l’angle opposé. Le troisième s’étend' du premier au second par la ligne médiane du vertex.

La fourchette en bascule est montée sur l'élargissement labial du cercle de la face. Elle a deux dents qui sent arrondies , mousses , dirigées en haut, et qui peuvent s’engager aisément dans le nez, de chaque côlé de la cloison.

Gette fourchette est fixée sur l'élargissement Jabial du. ressort ; elle ÿ tient par une charnière & pontet, qui lui permet de se mouvoir en bascule sous l'influence dé l'écrou. mobile de la vis dont je vais parler. .

La vis en charnière traverse une ouverture dont la queue: de la fourchette. est percée ; elle est fixée au moyen d'une charnière par une extrémité , sur l'élargissement labial du cercle de la, face, au dessous de l'articulation de la fourchetie; enfin elle porte un écrou mobile à l'extrémité libre.

Les dents de la fourchette étant garnies convenablement, on peut. appliquer la machine, soulever les os du nez au moyen de la fourchetteintroduite par dessous la voûte qu’ils forment, tout en conservant un libre passage à l'air pour la respiration.

Cette machine a été employée avec succès parM. Dates dans un cas épineux,

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