DEUXIÈME VARIÉTÉ. == RÉCURRENT DES MOIGNONS A DEUX -GLOBES
Application. Portez en travers sur la circonférence du moignon le plein intermédiaire aux deux globes (pl, IV, 14); dirigez les deux globes en sens inverse jusqu’à la face opposée du membre ; entre-croïsez-les, et faites ainsi deux circulaires pour commencer le bandage. Mais qu’au dernier de ces deux circulaires , les globes se rencontrent sur un des côtés du membre; alors entre-croisez-les, et renversez, comme dans le récurrent de la tête, celui qui est sous l’autre par dessus le plus superficiel, pour former en-
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core de ce globe renversé un globe récurrent; dirigez-le transyersalement sur la plaie (même pl., 80) du côlé interne du membre, par exemple, au côté externe ; puis faites un demi-circulaire, ou mieux, un circulaire et demi, pour le contenir solidement autour du moignon ; faites aussitôt après un second jet récurrent (même pl., 29), qui gagne le côté opposé du moignon, en passant en travers par dessus la plaie, puis un demi-circulaire pour le contenir , et ainsi de suite (même pl., 29 et 35, 28 et 34, 27 et 55, 26 et 32, 25 et 31), jusqu’à ce que les récurrens recouvrent toute la plaie en se recouvrant les uns.les autres à peu près dans la moitié de leur largeur , et en se succédant régulièrement de bas en haut, ou, si. l'on veut, de la partie postérieure à la partie antérieureff@ la plaie. Enfin, terminez le bandage par des circulaires autour du moignon, et par un oblique du couet de l’aisselle, ou un circulaire autour du bassin, selon que c’est sur le bras ou la cuisse que vous faites le bandage. | |
Propriétés. Ce récurrent est plus solide que le précédent, cependant on s’en sert moins, parce qu'il est plus compli-
qué à faire et à lever. Il est d’ailleurs inutile lorsqu'on a des
compresses longueltes pour embrasser l'extrémité du moignon.
Quoiqu’on ait généralement attribué la capeline à Hip-
pocrate, je n’ai pas trouvé dans ses ouvrages de texte assez clair pour pouvoir l'y rapporter. Qu'on n’aille pas croire
pour cela que les anciens ne connurent point les bandages 4
récurrens ! ces bandages, et surtout les récurrens de la tête, sont multipliés avec profusion dans l’ouvrage de Galien, et il n’y en a peut-être pas un qui mérite d'être conservé. Ce
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sont tous des bandages compliqués , dont les jets récurrens mal soutenus étaient destinés par les anciens à l’ornement du bandage. La couronne de Dioclès où de Glaucias, dodo, €. xv; le thaïs, Ou, de Périgène, que quelques uns rapportent à Maulpias, c. xvi; le discrimen, diéxproic, c. xvui, encore décrit dans des ouvrages de ce siècle; le lien de Glaucias, destiné à couvrir les joues des gladiateurs , €. xx1 , ét que quelques uns cousaient pour le rendre. plus élégant ; le diploïs, Girl, ©. cLvi; la pointe, ts, c. czvir, etc. , sont des bandages de ce genre.
On trouve dans Guy de Chauliac une sorte de capeline bien différente de celle que nous faisons aujourd’hui, et. qui se rapproche, jusqu’à un certain point, du bandage. noué , qui a lui-même beaucoup d’analogie avec les récur-. rens. « Qu'on ait une bande longue plus d’une brasse, dit Guy de Chauliac , et soit roulée , excepté deux espans, desquels soit commencé au long du front, tirant vers l'oreille, qui est à l'opposite de la plaie ; el l’autre postée vers l’oreille da côté de la plaie... , la menant jusqu’à l'autre chef de la bande : et là, près de l'oreille, soit contournée en étreignant , et le chef des espans soit mené en bas, le cheî roulé soit mené en haut vers la tête, en le ramenant par le côté derrière de la tête, vers le chef des espans, et de rechef comme devant, et. tant de fois que tout soit couvert et bien bandé : cela fait, les Bolognais lient les deux chefs sous le menton, et les Parisiens les cousent au milieu du front (1). » Voilà ce que je trouve de plus analogue à la capeline dans lés anciens auteurs, et je ne le rencontre même plus tard, ni dans Paré, ni dans Fabrice d’Acquapendente, ni dans Scultet , ni dans beaucoup d’autres. Cependant J, B. Verduc en parle comme d’un bandage
(4) Traité vx, doct. x, ch. #, p. 278.
connu de son temps, et que les anciens mettaient fort en usage , à la tête principalement , pour rapprocher les os du crâne dans l’hydrocéphale. Il en décrit deux variétés : dans l’une, les récurrens du bandage sont dirigés du front à l’occiput, et vice versd; et dans l’autre, d’une éveil à l'oreille op=
posée. L. Heister n’a figuré que cette dernière variété (1)... # | Verduc ajoute qu’on Mode encore le nom de capeline à n
tous les bandages qui ont du rapport avec la capeline de la.
tête ; tels que la capeline de l’ ampulation , celle de la che "|
vicule , de la rotule, etc. (2). Comme je ne connais au-, cune bonne figure de ce bandage, je me suis attaché à le faire représenter exactement dans mes pl. III et IV.