‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 83 sur 160 · BANDAGES BOUCLUS DU TRONC ET DU BRAS · texte numérisé non relu

BANDAGES BOUCLUS DU TRONC ET DU BRAS

Il y en a plusieurs variëte's. J en décrirai deux.

1" VABIÉTÉ. — BAJXDAGB BODCLli (l'J PHOFliSSEUa BoviiR , POBR LA FKACTUau OL LA CLAVICULB.

Usages. Ce bandage n'est pas seulement propre à maintenir réduits les tragmens de la cloriculc brisée, comme on pourrait le croire d'après sa de'nominaiion significative, il peut encore maintenir re'duite la luxalion en baut de fextre'mite scapulaire du même os.

Disposition. Cet appareil se compose, i" d'un coussin ciuie'iforme semblable à celui que nous avons décrit en parlant du croise du bras et de la poitrine (p. :^55); 2° d'une ceinture de toile (P. X, 1 1, i5, 26, •2'])'^ 3" d'un bracelet (même P., i3, i/j, 19, 20); 4° d'une ccbarpe.

La ceinture (niênic P., 11, i5, 26, 27) doit avoir

GENRE XV. BANDAGES LACES ET BOUCLES. ô:\0 liuiL travers de doigt de largeur environ. Elle doit élro composée dé deux iames de tissu piquées ensemble suivant leur longueur, pour quelles ne puissent pas glisser l'une sur Taulre. Elle doit porter à une extre'miie trois courroies (même P., 2i , 22, 25), à l'eslre'mité opposée , et attachées sur la surface externe, trois boucles pour les recevoir. Outre ces boucles, il en faut encore deux sur la partie de la ceinture qui sera devant la poitrine (même P., 16) et deux sur la partie qui correspondra au dos (même P., !■", 2'{). Elles seront en dehors de la hgne médiane et du côte malade. Enfin , au bord supérieur de la même partie sera attache' le milieu .de la longueur d'une bande destinée à servir de bretelle à la ceinture (même P., ^, 8).

Le bracelel (même P., i5, i/j , 19, 20), composé comme la ceinture, doit avoir quatre ou cinq travers de doigt de largeur , et un peu moins de longueur quil n'en faut pour entourer le bras. Ses deux bords doivent être percés d'œillets (même P., i3, 19, lA? 20), et un lacet y sera attaché (même P., il\., 20, 28). De plus quatre courroies seront cousues par leur extrémité sur la surface externe, et disposées de telle manière que deux puissent se norter en arrière (même P., i'-, 24) , et deux en avant (même P. , i 6, 20), pour être attachées aux boucles aniérier.re et postérieure de la ceinture.

jj'écharpe n'oiTre rien de particulier.

^application. L'application de ce bandage exige une connaissance exacte des indications cà remplir dans les cas que j'ai cités. Ces indications .ont été exposées plus haut (p. 234). Placez le coussin, après avoir réduit la fracture ou la laxaiion ; fixez in ceinture autour du corps , en ayant le soin que ses courroies et ses boucles ne correFpondent pas à la partie postérieure du corps, mais au côté opposé à la i'racture, et nn peu en devant

of[G CLASSE I. BANDAGES PROPUEMENT DITS.

(même P. , 2 1 , 22 , 25) ; lacez ensuiie le bracelet en le serrant me'diocremenl (même P., 1 5 , i^, 19, 20) , de peur d'engorger l'avanl-bras en eniravant le retour du sang; attachez à la ceinture les courroies du bracelet (même P., 1 G, 20, 17, 24), après avoir soulevé' le coude, l'avoir porte en avant et contre la poitrine : enfin achevez le bandage en soutenant le bras avec une e'charpe.

S'il s'agissait d'une luxation de l'extre'mité externe de la clavicule , il faudrait encore soutenir le coude avec une fronde à quatre chefs, de linge ou de cuir, dont on placerait le plein sous le coude , tandis que l'on arrêterait deux chefs sur l'e'paule malade , deux sur l'épaule saine, au moyen de boucles place'es un peu en devant, et qui serviraient à fixer le bandage. M. BoyePx l'a propose'e pour soutenir le bras, particulièrement lorsqu'on s'est servi du bandage de Des.ault , c'est-à-dire d'un croise' fait avec des bandes (1)5 mais on conçoit qu'elle conviendrait parfaitement dans le cas dont je viens de parler. On doit remarquer aussi qu'à moins de lui donner assez d'e'tendue pour embrasser toute la longueur de l'avant-bras , elle ne pourrait pas suppléer l'action de l'e'charpe qui le soutient Jus(ju'à la main.

l^ffets et propriétés. «. On voit que cet appareil, dit le professeur BoYER en parlant du bandage que nous venons de décrire (2), est de la plus grande simplicité'; que rien n est si facile que de le tenir serre' au point convenable, parcequ'il suffit pour cela de tendre les courroies , ce que le malade peut faire lui-même , et que les soins qu'il exige pour être entretenu serre convenablement , n'exposent pas à communiquer aux Iragmens des mouvemcns nuisibles à leur reunion. » Ccspropric'-

(i) Oiiv. cilé, t. IV. p. 17?», Paris, 1822. (2) Le uiOme, t. lu, p. 187.

GENRE XV. BANDAGES LAC'iS ET BOUCLÉS. 5/J7 tes sont , vous le savez , communes à ions les appareils à courroies, et c'est ce qui Jes rend si pre'cieux.

Nous devons ajouter que le bracelet , si on le serre trop peu, permet aux bras de glisser de haut en bas , de s'abaisser et défaire d'autres mouvemens; que si on le serre assez pour s'y opposer, il produit souvent l'engorgement de la main et de l'avant-bras par la difficulté nue le sang éprouve à revenir au haut du membre. Disons-le encore, il est possible que la branche de la bande scapulaire qui passe sur la clavicule malade produise ou concoure à produire le déplacement des fragmens de la clavicule , si la ceinture vient à se déranger. Quoi qu'il en soit, on peut quelquefois , au moyen de ce bandage, obtenir des réussites à peu près exemples de difformité.

3° VARIlilÉ. LAKDAGK EOt'CLB DU PHOFESSEDB DkLPECîI ,

peu a LA TRACTCEE DE LX CLAVICULE.

Usages. Ce bandage peut être employé, comme le précédent, pour contenir réduites une fracture de la clavicule ou une luxation de son extrémité externe, en le modifiant légèrement pour remplir cette dernière intention.

Cet appareil est décrit dans une observation des ^nnales cliniques de Montpellier. Nous croyons pouvoir nous borner à en donner l'extrait que M. BounsoN en a publié dans son Essai sut' la fracture de la clavicule.^

« Etienne Cazals, jigé de quatorze ans, natif de Montpellier, exerçant la profession de manœuvre, d'une taille proportionnée à son âge, dans une discussion avec un de ses frères fut renversé sur le côté gauche. Dans sa chuie , le moignon de l'épaule porta successivement sur la quenouille d'un lit et sur le sol , le bras étant rapproché du tronc. Le malade se i-eleva sans secours, mais, dans un mouvement du bras gauche, il éprouva

une vive douleur et une cre'pilalion dans la région de la

clavicule.

Dans la nuit cl le lendemain, nouvelles discussions avec son Ircre , avec lequel il elaii couche ; nouveaux luouvemens du bras gauche cl mêmes phénomènes, il devieni impossible de iaire agir ce membre, à cause de la douleur cl de la cre'pilalion.

Le malade esi conduit à l'hôpilal Sainl-Eloi , le Iroisième jour. On reconnaît une traclure de rextre'miic hunierale de ia clavicule , silude environ à un pouce de son arliculaiion avec l'apophyse coracoïde de Fomoplalc. Le iragmeni exlerne est situe' beaucoup plus bas que l'inlerne. Les douleurs e'iant vives , cl les parties molles eiant engorgées , on applique des cataplasmes e'molliens; on recommande le repos dans le lit , et l'on prescrit un re'gime assez se'vère.

Nous vîmes ce malade pour la première fois le 4 novembre , huit jours après son entrée à l'hôpital^ et le onzième jour de sa blessure. A cette e'poque il y avait encore de l'engorgement et des douleurs autour de la Iraciurc; le déplacement des liagmens était aussi peu e'tendu que le premier jour. Nous fîmes consiruirc î'ap- ])areil suivant , dont nous n'avions pas eu occasion de faire usage.

1" Une ceinture de toile forte , fermant en devant au moyen de six boucles assez larges pour re'gncr depuis les aisselles jusqu'à deux pouces au-dessus de la crcte iliaque, garnie sur son bord infe'rieur de deux chanteaux , un de chaque côte , re'pondant à l'cpine antcrieure-supe'rieure de l'os des îles, garnie de quatre baie.nés, dont une devant et une derrière chaque aisselle, portant sur !e cote opposé à celui de la fracture, et à deux pouces du bord supérieur, deux ]:rides verticales en toile , de deux pouces d'élcn;!ue.

GENP.E XV. EANDAGES LACÉS ET BOUCLÉS. 5^9

2" Un coussin cunéiforme , aussi long que le Lras , d'une jarijeur supérieure au diamèlre de ce même membre, formé d'un novau de crin piqué, recouvert d"une première couche de laine cardée et piquée , d une seconde couche de ouate de coton , également piquée , revêtu de toile et cousu sur la ceinture entre les deux haleines répondant au côté malade , de manière que la grosse extrémité du coin répondit au hord supérieur de la ceinture.

5° Une fronde à quatre chefs , en cuir de veau , formant dans son plein un godet capahie de recevoir et d'emhrasser le coude , garnie de ouate de coton dans toute rétendue de celle de ses faces qui devait êti-e appliquée sur le corps , et surtout dans la concavité du godet, revêtue de peau de chamois; 1 extrémité de chacun des quatre chefs était sous-divisée et disposée en forme de tirant. Les quatre chefs qui devaient être postérieurs , cette pièce étant appliquée . furent garnis de houcles (1).

Le quatorzième jour de la maladie cet appareil fut prêt (a). Les douleurs avaient entièrement disparu , ainsi que Tengorgement ; il y avait un commencement de réunion qui permettait cependant des mouvemens bien sensibles de la part des Iragmens , mais le dénlacement était le même. La ceinture fut placée autour de la poitrine, de manière que le coussin correspondit exactement à faisselle du côté malade. Le memhre tout

(1) M. Delfech a fait subir quelques modifications aux pièces de cet appareil : au lieu de quatre baleines, par exemple, il en fait placer une plus grande quantité entre les deux toiles qui couiposent le corset et qui en est tout garni. Le coussin cunéiforiae estreYplu de peau de chamois à l'exlérieur.

(a) L'inexpérience des ouvriers a retardé l'applicalion de cet appareil plus que nous n eussions désiré.

53o CLVSSE I. BA3NDAGE3 PROPREMENT DITS.

eniicr fui enveloppe d'un }3andag:e roule', me'diocrement serre, et le bras iut rapproche du ironc , le coude un peu dirige en devant. La fronde lut appliquée de manière que ses chefs, qui portaient des boucles, fussent dirigés en arrière , et que le godet embrassât le coude. Les clieis inlërieurs de la fronde furent conduits sur Tepaule du côte' sain ; les supérieurs vei's l'aisselle de ce même côie, et de ces derniers, les postérieurs furent engagés dans les brides de la ceinture. Les uns et les autres furent bouclés en devant (b).

Cet appareil ne fut pas très serré d'abord ; mais en très peu de temps le malade souffrit qu'on le serrât au point de tenir l'épaule du côié malade notablement audessus du niveau de celle du coté sain. On recommanda au malade de garder le lit , et de s'y tenir couché horizontalement.

Dès le dixième jour de l'application de cet appareil le chevauchement des fragmens avait disparu. Nous visitâmes l'appareil tous les jours, et nous le resserrâmes à mesure que les courroies s'alongeaient. La seule incommodité que le malade ait éprouvée , est une légère excoriation de la peau qui recouvre l'apophyse olécrane.

Le trente -sixième jour de l'application du bandage nous le supprimâmes. Alors, réunion solide des fragmens , avec un léger engorgement du périoste autour du cal : point de difformité.

Aujourd'hui, quatre mois après , lengorgement du périoste étant entièrement dissipé, il ne reste presque plus de traces du heu où était la fracture.

Ce premier succès fut suivi de plusieurs autres aussi

(h) Il serait peut-être mieux que les boucles tinssent aux chefs antérieurs : l'effort se passerait alors de bas en haut.

complets ; et lorsque M. Lallemand prit le service de la clinique de Thôpital Sainl-Eloi , il ne put déterminer quelle avait été la clavicule fracturée chez un nommé Cazau , ancien tambour de la légion de l'Hérault, qui avait été traité par ce moyen , et qtii lui fut présenté par M. Delpech dans ramphilhéàtre de la clinique. »

Soiiis consécutifs. L'appareil que nous venons de décrire doit être surveillé jasqu à la fin du traitement , resserré toutes les fois qu'il se relâche , desserré si le cas l'exige, doit être porté de cinquante à soixante jours.

ESPÈCE VIII

APPAREIL LiCÉ DU TRO^C ET DES MEMBRES , OU CAMISOLE.

La camisole est encore un de ces Landag-es-vètemens dont nous avons déjà trouvé plusieurs espèces dans le genre que nous décrivons. 11 sert à contenir un malheureux que le délire, la folie ou toute autre affection mentale égare dans ses actions.

Disposition du bandage. La camisole est formée d'une première partie qui peut embrasser le tronc d'avant en arrière depuis la base du cou , le dessus des épaules , jusque vers les hanches ou les flancs , et se fermer par-derrière le dos, comme les corsets, au moyen d'un lacet. On le ferme généralement à l'aide de cordons que l'on boucle. Je préférerais en lacer ensemble les bords postérieurs , parceque les nœuds des boucles peuvent blesser le malade sans qu'il s'en aperçoive ou le dise dans félat d égarement qui en réclame l'usage. La camisole porte en outre des manches aveugles , terminées en cul-de-sac à leur extrémité libre, pour que le malade ne puisse pas se servir de ses mains. Cette extrémité présente seulement une petite ouverture latérale disposée de façon que le médecin puisse y introduire deux doigts pour apprécier l'état du pouls.

35 li CL\SSE I. BANDAGES PROPREMENT DITS.

A celte extre'mile est encore {oricmeni attachée par ses deux houts , et en forme d'anse , une courroie qui peut recevoir un lien destine' à être fixe au pied du lit, et à assurer rimnioLilitë des hras.

Sur les épaules de la camisole doit se trouver une coulisse pour recevoir un lien qui assujettisse le sujet par en haut, et tienne le tronc immobile, si cela est jugé nécessaire.

Enfin il faut que la camisole soit toujours faite avec une toile forte , et cependant assez lisse pour ne pas blesser la peau.

Cet appareil est passé au malade comme un corset de femme , et ensuite fermé au moyen d'un lacet ou de cordons.

Il suffit souvent pour contenir les hommes auxquels on l'applique ; mais fréquemment dans un délire furieux le sujet s'imprime de tels mouvemens pour se détacher de dessus le lit où il est maintenu et pour se renverser, qu'on est obligé d'y joindre la ceinture de lit dont j'ai parlé plus haut (p. 545).

ESPÈCE IX

LACE RliCCRRENT DU BRAS.

Usages. On l'emploie ordinairement pour maintenir les pièces d'appareil d'un vésicatoire ou d'iui cautère.

Disposition du bandage. Il est composé d'une pièce de toile un peu solide sans être dure, et de cordons.

La pièce de toile doit avoir une longueur presque suffisante pour entourer le bras , et une largeur assez grande pour couvrir de haut en bas toute la surface suppurante, et même un peu au-delà. Cette pièce de linge , en entourant le bras , aura doux bords qui décriront un cercle autour de ce membre. (P. VIII, 7, 7? Il 7) t ^^ ^eux autres bords rapprochés l'un de l'au-

GE^îRE XV. BANDAGES LACÉS ET BOUCLÉS. 555 tre, qui -seront parallèles ou verlicaux , en supposant le Lras pendant. L'un de ces hords doit élre perce d'une série d'œillets à un doigt de distance l'un de l'autre (même P., S,Sy 8, 8), et l'autre portera les cordons.

Ces cordons doivent être en même nombre que les œillets, cousus par une de leurs extrëmiiës au dernier bord dont nous venons de parler. Ils passeront par l'autre bout à travers les œillets, puis se réuniront au-delà de ces ouvertures à un ruban commun, long de cinq à six décimètres (une demi-aune environ) , de manière qu'alors le bandage forme un anneau dans lequel on puisse enfiler aisément la main et les autres parties du membre supérieur.

application. Faites passer le membre supérieur du malade à travers l'anneau que représente le bandage , jusqu'à ce que ce dernier parvienne au bras ; soutenez alors d'une main les pièces d'appareil , tandis que vous remonterez peu à peu le lacé ; lorsqu'il recouvrira exactement les pièces d'appareil (P. YIII, ';7 , n, 7, 7) , lirez et portez le ruban commun de manière qu'à partir des œillets (même P., 8, 8, 8, 8), les cordons, revenant sur leurs pas (en S, 8, 8, même P.) , marchent en sens inverse de leur direction primitive; serrez le bandage au degré que vous voudrez ; faites ensuite des circulaires horizontaux autour du bras (même P. , q) jusqu'à l'épuisement du ruban , que vous arrêterez eu engageant son extrémité finale sous les circulaires qu'il aura produits.

Effets et propriétés. Ce bandage est très léger et fort commode. De même que tous les bandages du genre qui nous occupe, il tient sans se relâcher sensiblement lorsqu'il a été bien appliqué , et le malade peut d'ailleurs l'enlever et le réappliquer liii-niême , s'il se rela-

554 CLASSE I. BAND\Gi;s PROPRE.\ir..NT DITS.

chc. Aussi est-il de beaucoup préférable au circulaire du bras, décrit plus haut (p. 187).

ESPECE X

LACÉ A SURJET DU PGIGîiET.

Usages. 11 convient d'y avoir recours afin de soutenir et de raffermir le poignet à la suite d'une jurande distension ou d'une luxation réduite de celte jointure. On pourrait encore s'en servir pour exercer une compression sur le dos du poignet.

Disposition du bandage. Elle ressemble beaucoup à celle du précèdent ; elle en diffère cependant en ce qu'au lieu de lacer tout le bandage d'un seul coup , au moyen de plusieurs cordons, il vaut mieux le lacer à surjet, pour obtenir une compression plus énergique. Le lace' du poignet sera fait d'ailleurs avec de la peau de chien , ou mieux, une toile forte, comme le coutil, poiu' qu'on puisse le laver au besoin.

Effets et propriétés. Ce bandage contient solidement la jointure lorsqu'il est serré à un point convenable.

ESPÈCE XI

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