‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 245 sur 266 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

si Ton s^attache un anneau à ia bouche (si Ton craint de demander), on devra à ia fin se mettre la main sur la bouche (par ignorance).

R. Néhémie commença ensuite à parier en Thonneur de Thospitalité, et il expliqua ce verset : Saûl dit au Kern : Allez, détoumezr-vùus, quittez le milieu JtAmakcyajin que je ne vous détruis foe mec lui, car tuas témoigné de la faveur^ aux et^ants d'Israël (I Samuel, xv, 6). On peut aussi y appliquer la règle d'à fortiori : Si Ton a bien considéré Jethro parce qu il a fait bon accueil à Moïse pour en tirer gloire (Exode xviii, 19), à plus forte raison a-t-on du mérite d'héberger un savant, de lui donner à manger et à boire, et de le faire jouir de ses biens.

R. Yossé, à son tour, paria du même sujet à ce propos : Ne maîtrise pas rÉdomite , est-il dit , car c^est Um frère , et ne méprise pas F Egyptien , car tu as été étranger chez lui (Deutéronome, xxiii , 8 ); on peut en conclure également une comparaison : ai une telle recommandation est faite pour les Égyptiens, qui n'ont attiré Israël à eux que pour leur usage, comme il est dit : 5t tu sais qu'il y a parmi eux des gens vaiBantSy tu les nommeras chefs des troupeaux qui m'appartiennent (Genèse, xlvu, 7)t ^ plus forte raison a->t-on du mérite à recevoir un savant et à le gratifier de biens.

R. Eliézer, fils de R. Yossé Haglili , ahorda ce sujet par l'explication suivante : Dieu bénit Obed Edom, à cause de Varche de Dieu (II Samuel, vi, 1 1); on peut faire la même déduction : Si Obed fut béni pour avoir seulement pris soin de Tarche, qui n'a rien coûté à manger, ni à boire, à plus forte raison est-ce un mérite d'entretenir chez soi un savant. Pourquoi a-t-il été bénit C'est que, dit R. Juda bar-Zebida, Hamoth et ses huit belles-filles ont mis six enfants au F. w. monde d'un coup , comme il est dit : PeouUax le huitiime (I Chroniques , xxvi , 5 ) , et il est écrit : Car Dieu F avait béni. Tous ceux-là appartenaient à Obed, et leurs filé et leurs frères étaient des gens vaiUants et forts pour le service , savoir soixante-deux pour Obed Edorn^

R. Abin Halevi dit : Si l'on presse l'heure et qu'on veuille aller au-devant du temps, on sera refoulé en arrière^; si, au contraire, on attend le moment propice, le temps semble s'écouler promptement. On le déduit de la conduite de Rabbah etdeR. Joseph, car R. Joseph avait acquis (pour ses connaissances) le surnom de Sinaï, et Rabbah celui d'arracheur de montagnes (en raison de sa

si ses condisciples le considèrent comme fou , par suile des nombreuses questions qu'il adresse au maître.

* Il leur a fourni des vivres (Exode, xvni.ia). •

' On peut en déduire que la naissance qui suivit le huitième enfant fut particulièrement bénie et donna six enfants-, ce

qui fait quatorze, et comme les huit bellesfilles eurent chacune six enfants, soit ensemble quarante-huit, cel^ donne un total général de soixante-deux.

^ Comme Absalom avait voulu régner du vivant de son père , il finit par être tué. Comp. tr. Eroubin, fol. 1 S**; tr. Moéd Katan, fol. iù\

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grande finesse d'induction). Lorsque Theure pressait (qu'il manquait un chef d'école), on fit demander lequel devait avoir la prééminence ^ et Ton reçut la réponse que R. Joseph devait avoir la préférence, parce qu'on a besoin de celui qui a entassé le blé (dont la mémoire est riche d'enseignements). Cependant il n'accepta pas, car les devins chaldéens lui avaient dit qu'il ne r^nemit que deux ans (il ne se pressa donc pas, et U s'en trouva bien) ; car Rabbah régna vingt-deux ans, et R. Joseph deux ans et demi, et pendant tout le temps de Rabbah il ne fit pas seulement venir ches lui le chiruigien chargé de le saigner (au lieu de le faire venir chez lui, à la manière des princes, il se rendait chez le chirurgien, par modestie). R. Abin Halévi explique ce verset : VEiemd t'exaucera au jour de nudheur; que U nom du DieudeJaeob te soutietme {Ps. xx, a); n'est-ce pas aussi le Dieu d'Abraham et d'isaac? Oui, mais c'est pour dire qu'il est bon de saisir la poutre par le milieu solide (on parle de Jacob comme ayant le plus d'autorité, tous ses enfants étant israélites). Il dit aussi : Prendre part à un repas où se trouve un savant, c'est jouir de l'éclat de la divinité, comme il est dit ( Exode, xtiii , i s ) : Aron et tous les et^anU ilerael vinrent manger aeee le beaurfère de Moue, devant Dieu» Quoiqu'ils aient mangé non devant Dieu, mais devant Moïse, ils ont eu .autant de mérite à cause de la présence de ce savant, et ils semblaient jouir de l'édat divin.

Il dit encore : En quittant son compagnon on ne doit pas lui dire : « Va avec paix,» mais en paix, car Jethro ayant dit à Moïse : Va en paix, réussit, tandis que Absalon, auquel David avait dit : Va avec paix, finit par être pendu. U recommande au contraire la première expression pour l'adieu aux morts^ en vertu de ce verset : Tu vienJbiU auprhê de te$ ancétree en paix (Genèse, xv, 16).

R. Lévi bar-^iya dit : Si en sortant de la synagogue on entre à la maison d'étude pour apprendre la Loi , on aura le bonheur de voir la Providence, comme il est dit : Ils vont d'un camp à F autre y U verra Dieu à Sûm (Psaume lxxxiv, 8). R. Hiya bar-Asché dit, au nom de Rab, qu'en vertu de ce verset (qui parle de transports continuels), les sages n'ont de repos ni ici-bas, ni dans la vie fntore. R. Éléazar dit, au nom de R. Hanina' : Les sages augmentent la paix en ce monde , comme il est dit : Tous tes enfants sont instruits par Dieu, et leur paix est grande (Isaïe, liv, i3). Or, dans ce verset, le dernier terme peut signifier ks constructeurs (de la paix). // y aura beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta Loiy et Us n'auront pas i obstacle (Psaume cxix, i65). Que la paix soit dans tes murs,

^ Voir tr. Horayolh, fol. li'. ment, prenaient congé de lut avant de

' Pendant la translation d'un mort quitter le convoi funèbre, d'une localité à l'autre, les personnes qui, ^ Ce même passage termine également

après l'avoir accompagné, ne le suivaieut les traités Yebamalk, Naiir, Keristik et

pas jusqu'au lieu définitif de l'enterre- Tamid.

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