‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 72 sur 266 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

aux bois de senleur,?)' et Fautre dit : crBëni soit celui qui donne une odeur agréable à la verdure des champs, ti Ce dernier objecta au premier : Sont- ce là des bois? Comment alors pouvez-vous les nommer ainsi? — On les appelle ainsi, de même qu*il est dit (Josné, ii^ 6) : eïk les avait cachés dan$ des ehi^ nevoUes de tin (yy) qu'on appelle aussi b(ns. On se rendit auprès de Rab et de Simon (pour avoir une solution). R. Houna répondit, au nom de R. Asche, qu'il faut dire : frBëni soit celui qui donne une odeur agréable aux bois de senteur, d Gueniba dit que, pour des épices servant à enlever Técume, on est dispensé de dire la bénédiction , et même, selon R. Judan, si elles ne sont que con« densées en sa main (en bouquet). R. Helbo et R. Houna disent, au nom de Rab , que la bénédiction est inutile si l'on fabrique chez soi de la boisson (composée de vin, d'huile et d'eau). R. Qisda dit que, pour tous ces objets, on dit la formule : «Béni soit celui qui donne la bonne odeur aux bois de senteur ^)) excepté pour le musc, pour lequel on dit : «Béni soit celui qui donne une bonne odeur aux épices. t»

7. Si l'on apporte d'abord des salaisons, puis du pain, et qu'on récite la formule pour la salaison, cela dispense de celle du pain, qui n*est là qu'accessoire. Voici la règ^e : Si un accessoire accompagne le principd, c'est pour ce dernier qu'on dit la prière.

R. Simon ben-Nahman dit, au nom de R. Yonathan : L'avis de la Mischnâ n'a de valeur effective qu'aussi longtemps qu'on n'a pas connaissance des festins royaux et qu'on fait de la salaison le mets principal ^; mais, dans le cas contraire, il n'y a pas de règle fixe. R. Jérémie dit, au nom de Rab, que si l'on mange du pain et des légumes ensemble, on ne prononce la bénédiction pour le légume que si c'est le principal. R. Simon dit, au nom de R. Simon ben- Lakisch, que si l'on mange du pain et des sucreries, on dit .la bénédiction pour ces dernières, si elles forment le principal; mais, au cas contraire, il n'y a pas de règle déterminée.

8. Si l'on a mangé des raisins , des figues et des grenades, on dit ensuite la bénédiction en trois sections , selon R. Gamaliel; les sages prescrivent une seule résumant les trois. R. Âkiba dit : Même après avoir mangé un légume vert, qui forme le repas, on dit les trois bénédictions ; si l'on boit de l'eau pour étancher sa soif, on dit : « Que

' Babli, même traité, fol. /l3^ — ' Observation gastronomique.

tout existe par sa parole ;t) R. Tarphon dit : ff Créateur de beaucoup d'âmes et de leurs besoins, r

R. Simon et R. Judaî disent, au nom de R. Josué : Si Ton mange à Test d'un figuier, et qu'on aille ensuite continuer le repas à Touest, il faut dire la bénédiction. Aba bar-R. Houna dit : Que le vin soit vieux, ou nouveau, il faut le bénir; si on change de vin, on est dispensé de le bénir, mais non si Ton change de place. Si Ton en détourne l'attention, c'est conmie si Ton changeait de place (et il faut recommencer). Rabbi disait la bénédiction sur chaque tooneau qu'il ouvrait. Que disait -il? R. Isaae Rouba répond, au nom de Rabbi, qu'il disait la formule : trBéni soit celui qui est bon et qui fait du bien.i» R est arrivé à R. Akiba de donner un festin à son fils Siméon; il prouonçait la bénédiction sur chacun des tonneaux qu'on ouvrait, et il disait : «rLe bon vin ! A la santé des rabbins et de leurs élèves! 7)|

(c Si l'on boit de l'eau pour la soif, etc. -n

n faut faire une exception, dit R. Yona, pour les eaux médicales qu'on prend comme remède. Mais, dit R. Yossé, on dit la formule pour chaque liquide qu'on boit avec plaisir. Même pour les eaux médicales, dit R. Aboun, on dit, en les buvant, la formule : crBéni soit celui qui crée les médecines. v Selon d'autres, il s'agit d'eaux de palmiers (D'^^pT pour onpi). Selon les premiers, il s'agit d'une eau servant à percer ou chasser la bile; selon les autres, c'est une eau qui coule de source entre deux palmiers'.

' Voir Talmud Babli, tr. Schabb(ah , fol, iio\

Page 1