‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 249 sur 304 · Monaschr-f-Okren/ieitkund , IV · texte numérisé non relu

Monaschr-f-Okren/ieitkund , IV

cinq lois la toux et les vomissements. Chez un cocher qui avait un grain d’avoine dans l’oreille, Itard observa une dysphagie spasmodique. Au môme ordre d’idées appartiennent les exemples d’épilepsies consignés par les auteurs; comme cet accident n’arrive pas primitivement, et seulement après un certain temps de séjour, il est plus naturel de le ranger avec les phénomènes consécutifs. Tout récemment, Ileydenreich a cité un cas d’hémicrânie réflexe provoquée par la présence d’un corps étranger l.

Phénomènes «le compression. — Quand les corps étrangers sont un peu volumineux, ils provoquent encore des troubles assez graves par la pression qu’ils exercent sur les parois inextensibles du conduit ou sur la membrane du tympan elle-même. Dans le conduit, elle produit des phénomènes divers suivant que le corps est régulier, sphérique, pointu, d’une consistance molle ou dure. Le corps est-il régulier la pression sur la paroi se bornera à une augmentation de la douleur qui devient tensive et plus aiguë encore qu’à l’ordinaire; au bout de peu de temps, elle est lancinante, s’étend non seulement à la région temporale, mais encore à toute la tète, revêtant quelquefois la forme d’une hémicrânie très nette. Que le corps soit hygrométrique comme un noyau de cerises, tous ces accidents augmenteront d’intensité, la paralysie se joindra aux névralgies et l’affection pourra avoir un caractère grave. Cependant, le médecin observe rarement d’aussi sérieux accidents dès le début, quand il y a intégrité de la menbrane du tympan. Au contraire, quand celle-ci vient à être comprimée par le corps, comme il arrive lorsque des tentatives d’extraction inconsidérées ont repoussé celui-ci au fond du conduit, les symptômes changent. Il existe alors des bourdonnements, des étourdissements, de la céphalalgie et du vertige ; tous ces accidents avaient frappé les chirurgiens etToynbee, l’un des premiers, a donné une explication satisfaisante des vertiges.

Pour lui, la pression que le corps étranger exerce sur la membrane du tympan se transmet intégralement à la chaîne des osselets; la base de l’étrier s’enfonce alors dans la fenêtre ovale, d’où il résulte un trouble dans l’équilibre du liquide du labyrinthe. Il est évident, en effet, que les conditions ordinaires sont très sensiblement changées par l'existence du corps étranger, et faute d’autre, on doit adopter l’explication donnée par Toynbee.

La pression excentrique exercée par un corps plein et régulier dans la

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