‹ Traité des dépenses d'exploitation aux chemins de ferChapitre 14 sur 156 · V-'iï.ù't · texte numérisé non relu

V-'iï.ù't

Total des matières , . , , Total de la kaik-d'oêdvee .

Total des frais généraux.

Total général

DES DÉPENSES DE RÉPARATION. (SUITE)

§ 4. — Comptabilité de l'arsenal de Matines. — Ateliers

de voitnres.

Nous allons nous occuper spécialement dans ce chapitre, ainsi que dans le suivant, des ateliers qui effectuent les grosses réparations du matériel au chemin de fer belge, et portent le nom d'Arsenal de Matines. Cet arsenal contient deux grandes sections : la section des voitures et la section des locomotives; chaque section à son tour, contient plusieurs ateliers.

Les ateliers de voitures sont ceux qui s'occupent principalement des voitures, comme les ateliers de locomotives sont ceux qui s'occupent principalement des machines et des tenders; cependant cette séparation entre les attributions des deux sections de l'arsenal est loin d'être absolue. Les ateliers de voitures effectuent pour les machines une grande quantité d'ouvrages qui ne pourraient pas être exécutés dans les ateliers de locomotives; et réciproquement ceux-ci confectionnent pour

les voitures plusieurs objets que les ateliers de voitures n'ont pas les moyens d'exécuter. Ainsi , comme les ateliers de locomotives n'ont ni peintres ni selliers, la peinture des machines et des tenders, la confection des boyaux d'alimentation en cuir, des buttoirs , etc., s'effectuent aux ateliers de voitures. Ceux-ci qui, à leur tour, n'ont ni fonderie, ni tournerie, font couler aux ateliers de locomotives les coussinets en cuivre, les pièces en fonte dont ils ont besoin pour les voitures; ils y font tourner leurs roues, etc.

Chacune des sections de l'arsenal travaille non-seulement pour la partie du service dont elle porte le nom , mais encore pour toutes les branches du service en général.

Il existe même à cet arsenal une particularité qui mérite que l'on s'y arrête : c'est que l'on y travaille à des ouvrages qui ne concernent pas réellement l'exploitation , et rentrent dans les travaux de construction ou de premier établissement du chemin de fer. Cette anomalie n'est que temporaire, et il y a même longtemps déjà qu'elle aurait disparu, si l'extension inattendue et toujours croissante , que prennent les transports de marchandises sur les chemins de fer belges , n'avait forcé l'administration à augmenter continuellement son matériel par des constructions nouvelles, qui doivent évidemment figurer parmi les dépenses de premier établissement. Ces constructions nouvelles, qui consistent dans la confection, ou plus souvent dans le montage de voitures et quelquefois même de locomotives neuves , occupent tous les ateliers de l'arsenal , et figurent pour une part assez considérable dans leur comptabilité.

Cependant les dépenses de ces constructions sont tout-à-fait étrangères à l'exploitation du chemin de fer, et doivent être mises sur la même ligne que les frais d'établissement de la route, des bâtiments ou des ouvrages d'art. Aussi ne les aurionsnous pas fait figurer dans les tableaux des ouvrages exécutés à l'arsenal de Malines, si nous n'étions forcé de présenter la

comptabilité complète de cet arsenal, afin de justifier de la répartition des frais généraux.

Nous nous bornons du reste à donner en bloc et sans détails la dépense totale en matières et en main-d'œuvre, qui, dans chacune des deux sections de l'arsenal, a été faite pour la construction du matériel neuf.

Avant de passer aux tableaux détaillés des opérations de l'arsenal, il nous reste à dire quelques mots sur la manière dont la comptabilité y est établie.

L'arsenal justifie ses dépenses par nature d'ouvrage exécuté, ou pour parler le langage adopté, la dépense se justifie sur commandes.

Quand un travail doit être exécuté, le chef de l'arsenal transmet aux ateliers une commande pour l'exécution de ce travail. Ceux-ci, après l'avoir achevé, établissent le décompte de la dépense, séparément en fait de matières et en fait de main-d'œuvre, et le résultat de ce décompte, convenablement contrôlé et vérifié, est inscrit au registre de fabrication. Ce sont les données de ce registre de fabrication que nous reproduisons dans les tableaux des frais spéciaux de l'arsenal. Les dépenses s'y trouvent divisées par commandes, et leur montant est indiqué séparément en matières et en main-d'œuvre ; les commandes elle-mêmes sont groupées selon les différentes branches de service auxquelles elles se rapportent.

Le présent chapitre ne se rapporte qu'à la comptabilité des ateliers de voitures. Cette comptabilité est contenue en détail dans les douze tableaux suivants, n°8 à 19.

Le tableau n° 8 fait le compte des frais généraux des ateliers de voitures. Ces frais comprennent la surveillance, la maind'œuvre employée en service général, l'éclairage et le chauffage, l'entretien des outils et du matériel, et les intérêts des capitaux; nous y avons ensuite porté en déduction les matières et déchets rentrés en magasin , dont la provenance était incertaine ; quant

aux matières ou objets provenant de démolition, dont l'origine n'était pas douteuse, nous en avons déduit la valeur sur les comptes des frais spéciaux auxquels ces matières se rapportent.

Nous terminons le tableau n° 8 par le calcul du rapport qui existe entre le montant des frais généraux et le total de la main-d'œuvre dépensée dans les ateliers. Ce rapport est égal à 0,495.

Les tableaux n° 9 à 18 contiennent en détail les frais spéciaux des ateliers de voitures, c'est-à-dire les commandes exécutées pour les différentes branches du service. Nous avons fait dans chaque tableau la déduction des matières qui, par suite de démolition ou de déchet , proviennent des travaux renseignés dans le tableau.

Le tableau n° 17 contient les travaux exécutés pour la construction du matériel neuf; ces travaux ne figurent que pour mémoire parmi les dépenses d'exploitation, et nous n'en avons fait mention dans la comptabilité de l'arsenal qu'à cause de la répartition des frais généraux auxquels ils doivent prendre part. Il m est de même des dépenses renseignées dans le tableau n° 18, qui concernent le matériel des plans inclinés de Liège. Comme l'exploitation des plans inclinés forme une branche tout-à-fait séparée dans le service ordinaire du chemin de fer proprement dit, et que nous ne nous sommes proposé jusqu'ici que de parler de ce service ordinaire, la dépense des plans inclinés ne figure que pour mémoire à cause de la répartition des frais généraux.

Cette répartition s'effectue dans le tableau suivant n° 19, où reprenant en détail toutes les dépenses en matières et maind'œuvre données par les tableaux précédents, pour chaque branche de service, nous attribuons à chacune de ces branches la part de frais généraux qui lui' revient, en multipliant sa dépense de main-d'œuvre par le rapport 0,495, fourni par le

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I un rfaiihuU iln ffililiMiu ii" 19 font voir que le montant total tli'i iKiYfiiit l'xiVnli''* il riirnoiial de Malines, par tes ateliers do \iiimiim, n'uni Hovô poiitliiiit l'année 1844, à fr. 858,345.99.

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