GÉNÉRAL DES DÉPENSES
Nous avons, dans les quatre chapitres précédents, fait connaître l'ensemble de la comptabilité des ateliers an chemin de fer belge. Ces ateliers doivent être considérés comme en dehors de l'exploitation, et les dépenses qu'ils ont effectuées, comme des sommes que l'Administration a payées à des établissements étrangers, pour la réparation de son matériel, ou pour l'achat de divers produits fabriqués. Nous pouvons donc, à partir de ce moment, faire abstraction complète de toutes les opérations des ateliers, et n'avoir plus égard qu'aux chiffres définitifs de leurs dépenses, en considérant ceux-ci comme représentant des sommes payées aux ateliers, en échange de leurs produits.
Cette méthode a l'avantage de simplifier considérablement h conception de l'ensemble de l'exploitation ; elle dégage celle-ci de ce qui lui est réellement étranger, et isole ce qui en forme l'essence véritable; elle ne laisse sur le premier plan du tableau que ce qu'il est indispensable de faire connaître exactement et en détail, et elle rejette sur le second plan tout ce qui n'a qu'une relation accessoire avec le sujet principal; de la sorte
^ empêche F esprit de se perdre dans la multitude des objets ^v* devrait embrasser en même temps, si ceux-ci étaient pré- •^fe sur la même* ligne; elle lui évite la fatigue de trouver à * ^connaître parmi tant de relations compliquées et entrecroisa, qui font que presque toutes les dépenses de l'exploitation . wut dans une dépendance réciproque l'une de l'autre, quelque * distance qui paraisse les séparer.
Nous avons posé à la fin du chapitre III diverses questions dont la solution devait nous faire connaître tout l'ensemble des dépenses. Parmi ces questions les trois premières étaient relatives aux ateliers et aux ouvrages qui s'exécutent en dehors de l'exploitation ; nous y avons répondu d'une manière complète dans les quatre chapitres précédents. Les autres questions au nombre de trois, étaient relatives à ce que nous avons appelé les dépenses de consommation, par opposition à celles de réparation et de fabrication ; elles concernent donc spécialement le service " proprement dit de l'exploitation, et ont pour but de faire connaître les dépenses de ce service tant en main-d'œuvre qu'en « artères.
Nous allons nous occuper dans ce chapitre et dans le suivant, de la solution des trois questions restantes.
S 1. De la dépense en main-d'œuvre.
Nous comprenons dans ce paragraphe, non-seulement le salaire du travail manuel, mais encore le prix du travail intellectuel; en d'autres termes, nous y rassemblons les traitements des employés, et les salaires des ouvriers , tels qu'ils ont été payés en 1844, au chemin de fer belge.
Ces diverses dépenses sont renseignées dans deux tableaux, dont l'un donne les traitements des fonctionnaires et employés, et dont l'autre contient les frais de la main-d'œuvre proprement dite.