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SÉPARATIONS EFFECTUÉES PAR DES PARTICULIERS

DÉSIGNATION ET EMPLACEMENT DES OUVRAGES

TOTAUX

Art. 1er. — Réparations aux bâtiments des

stations.

Stations de Bruxelles (Nord)

Fr. C.

Station de Malines, y compris le magasin central . . . * d'Anvers

* de Vilvorde

» de Louvain

» de Tirlemont

Appropriation d'un local à Tirlemont pour les bureaux du

chef de service chargé de l'entretien de la route de l'Est. .

Station de Waremme

^ de Landen

» de St-Trond

Stations d'Ans, de Liège et de Ghênée

Station de Ghaudfonlaine

» de Pépin s ter

» de Nessonvaux

» d'Ensival

* de Verviers

Réparations à la ferme de Chic Chac

Station de Termonde

h d'Audeghem

» de Welteren

» de Gand

» de Deynze

A reporter

DÉSIGNATION ET EMPLACEMENT DES OUVRAGES

TOTAUX

Report , . . .

Station de Waereghem

» de Haerlebeke

» de Courtray

» de Landeghem

» d'Aeltre

» de Bloemendael

» de Bruges

» d'Ostende

» de Bruxelles (Midi)

» de Hal

» de Tubize

Stations de Ruysbroek, de Lotta et de Lembecq

Station de Braine-le-Comte

» de Soignies

» de Mons

» de Jurbise

Stations de Jemmapes, de St-Gbislain, de Boussu et de

Thulin

Station de Quiévr&in

Stations des Écaussines, de Manage et de Gosselies . . .

» de Lutlre, de Roux et de Marchiennes

» de Cbarleroy , de Gbatelineau , de Tamines , de Moustier, de Floreffe et de Namur

Total de l'article in . .

Fr. C.

Fr. C.

DÉSIGNATION ET EMPLACEMENT DES OUVRAGES

TOTAUX

Art. 2. — Réparations à la route et aux travaux d'art.

Section de Bruxelles à Matines

Embranchement reliant les stations du Nord et du Midi à

Bruxelles

Section de Malines à Anvers

Embranchement reliant la station commerciale à la station des voyageurs à Anvers, y compris les voies longeant

les bassins • • •

Section de Malines à Louvain

de Louvain à Tirlemont

de Tirlemont a Waremme

de Waremme à Ans

d'Ans à Chênée

de Chênée à la frontière de Prusse

de Landen à St-Trond

Section de Malines à Termonde

» de Termonde à Gand

de Gand à Deynze

de Deynze à Courtray

de Gand à Bruges . .

de Bruges à Oslende

Section de Bruxelles (Midi) à Tubize

» de Tubize à Braine-le-Comte

» de Braine-le-Comte à Soignies

» de Soignies à Mons

» de Mons à Quiévrain

» de Braine-le-Comte à Charleroy

» de Charleroy à Namur

Total de l'article 2 . . .

Art. 3. — Travaux d'entretien et de réparation

effectués au matériel fixe

Fr. c

Fr. C.

106 CHAPITRE CHfQtJIÈftE.

§ 2. — Atelier de réparation des paliers à etkc.

Cet atelier s'occupe du raccommodage des paniers endommagés, et du remplacement des paniers usés par des paniers neufs qu'il confectionne. Les paniers sont en rottings et sont destinés au transport du coke.

Il a été raccommodé pendant Tannée 1844 , une quantité de 9,241 paniers, qui ont exigé 11,624 kilogrammes de rottings et 7,507 cerceaux. La main-d'œuvre du raccommodage est entreprise à forfait, à raison de 50 centimes par panier. . La dépense de raccommodage s'est élevée en somme, savoir :

Rottings 1 1,6*4 kilogr. a 0*-.418 fin. 4,858.85

Cerceaux 7,507 pièces à 0 . 05 » 375.35

Main-d'œuvre .... 9,241 paniers à 0 . 30 » 2,772.30

Frais de surveillance » 300.00

Total. . .. fra. 8,306.48

Il a été remplacé pendant la même année, 5,546 paniers usés; on a employé à ce remplacement 20,095 kil. de rottings et 5,546 cerceaux. La main-d'œuvre de la fabrication est entreprise à forfait , à raison de 50 centimes par panier neuf.

La dépense totale du remplacement s'est donc élevée, savoir :

Rottings 20,095 kilogr. à 0"-.418 frs. 8,399.71

Cerceaux 3,346 pièces à 0 . 05 » 167.30

Main-d'œuvre .... 3,346 paniers à 0 . 50 » 1,673.00

Frais de surveillance» » 300.00

Total. . . 1rs. 10,540.01

D'après ces données on voit que chaque panier neuf a exigé

6 kil. de rottings et 1 cerceau, et que son prix de revient s'établit comme suit :

Rottings 6 kilogr. à 0*.418 frs. 2.31

Cerceau 1 pièce à 0 . 05 » 0.03

Main-d'œuvre • » 0.30

Frais de surveillance » 0.09

Total. . . frs. 3.13

§ 3. — Ateliers de petites réparations du matériel dans les stations.

Ces ateliers sont établis dans les remises de locomotives, et se trouvent par conséquent distribués dans les principales stations du cbemin de fer belge. Us s occupent de toutes les réparations journalières que le matériel nécessite, et de celles que Ton n'a pas le loisir de faire exécuter aux ateliers de grosses réparations de Malines.

Les ateliers de petites réparations sont au nombre de dix-huit; nous les avons réunis en une seule comptabilité, attendu qu ils s'occupent des mêmes opérations, et que par ce moyen la comptabilité se trouve considérablement simplifiée.

Nous avons commencé par faire le relevé des frais généraux de ces ateliers. Le tableau n° 5 en indique le détail. Les frais généraux consistent en matières et main-d'œuvre pour modèles, pour réparations d'outils et pour entretien du matériel des ateliers; en remplacement d'outils et ustensiles hors de service; en dépenses de chauffage et d'éclairage des ateliers; en diverses consommations nécessaires à l'exécution des travaux, et dont

liO CHAPITRE CINQUIÈME.

il est impossible de justifier séparément remploi par nature d'ouvrage; enfin en intérêts des capitaux engagés.

Nous avons déduit des frais généraux , la valeur des matières provenant de démolitions ou de déchets dans les ouvrages exécutés. Ces débris que Ton fait rentrer en magasin pour être ultérieurement remaniés ou vendus, conservent une certaine valeur intrinsèque dont il est nécessaire de tenir compte.

Il serait assurément plus régulier et plus exact * de faire la déduction de la valeur des débris, sur le compte de l'ouvrage même duquel ces débris sont provenus; mais la comptabilité des ateliers n'est pas assez détaillée, pour permettre de connaître au juste de quelle espèce d'ouvrage proviennent les matières rentrées en magasin. Le moyen le plus exact est donc de répartir proportionnellement la valeur de ces matières sur tous les ouvrages exécutés, et c'est ce que nous faisons en portant cette valeur en déduction sur le compte des frais généraux. Nous ne dérogeons qu'une seule fois à cette méthode, à savoir pour les vieux tubes en laiton, retirés des locomotives. Comme il n'existe aucun doute sur l'origine de ces tubes, puisqu'on ne s'en jsert que dans les machines, il est évident que c'est sur le compte spécial des réparations aux machines qu'il en faut faire la déduction. Pour toutes les autres matières à déduire, nous les avons portées au compte des frais généraux.

Dans les ateliers que nous avons eus à considérer jusqu'ici , on ne fabriquait qu'une seule espèce de produits; on n'avait donc pas à s'y occuper de la répartition des frais généraux sur des produits de nature diverse. Ici, cette circonstance se présente pour la première fois : les ateliers dont nous nous occupons ont eu des réparations à effectuer pour six branches distinctes du service d'exploitation , et comme il est nécessaire de pouvoir imputer à chaque branche la part exacte qui lui incombe dans les dépenses, il devient indispensable de faire la répartition des frais généraux. Nous nous servons à cet effet de la règle

posée au commencement du chapitre précédent et d'après laquelle les frais généraux doivent être répartis sur tous les ouvrages exécutés, en proportion de la main-d'œuvre que ceux-ci ont employée.

En conséquence, nous avons fait à la fin du tableau n° 5, le calcul du rapport qui existe entre la somme des frais généraux et la main-d'œuvre totale dépensée dans les ateliers. Nous avons trouvé que ce rapport était de 0.5828. Ce rapport nous servira plus loin , dans le tableau récapitulatif n° 7, à établir pour chaque division séparée des travaux, la part de frais généraux qui lui revient.

Le tableau n° 6 contient les comptes détaillés des frais spéciaux effectués pour les différentes branches du service. Les dépenses sont indiquées séparément en matières et en maind'œuvre, et sont divisées par nature d'ouvrages.

Enfin dans le tableau n° 7, nous avons fait le compte des dépenses totales incombant à chaque nature d'ouvrages; à cet effet nous avons récapitulé les frais spéciaux, donnés par le tableau n°6, et nous avons fait la répartition des frais généraux,* en imputant à chaque article une somme de frais généraux égale à 0.5828 fois la main-d'œuvre que cet article a employée.

Les résultats du tableau n° 7 montrent que le montant total des travaux exécutés par les ateliers de petites réparations s'est élevé en 4844, à frs. 401,994.67.

Ce total se subdivise comme suit :

Réparations aux voitures frs. 38,834.67

» aux locomotives, qui varient avec le travail dynamique . » 228,486.50 » aux locomotives , qui ne dépendent pas du travail dynamique » 83,364.14

» aux lenders » 30,307.46

» au matériel des stations » 49,245.66

» au matériel des fours à coke » 4,553.27

Total. . . frs. 401,994.67

On remarquera que nous avons établi une distinction entre

1i2 CHAPITRE CINQUIÈME.

les réparations aux locomotives, qui dépendent du travail dynamique de ces machines, et celles qui en sont indépendantes. Cette distinction est rendue nécessaire par les principes mêmes que nous avons posés comme base de notre manière d'envisager les dépenses.

Nous avons prouvé plus haut qu'il est indispensable de considérer à part les dépenses qui, étant proportionnelles au résultat définitif de l'exploitation, c'est-à-dire aux charges utiles transportées, forment les frais spéciaux du prix de transport; et de séparer ces dépenses de celles qui, dépendant d'autres unités de travail , forment les frais généraux du même prix de transport.

Il est évident que dans les réparations des locomotives, il y a une partie considérable de la dépense qui est en relation directe avec la charge traînée, et qui augmente ou diminue avec celle-ci. Nous devons donc considérer à part cette partie de la dépense.

C'est pourquoi nous avons séparé les réparations des locomotives en deux classes, dont l'une comprend celles qui n'ont aucun rapport avec la charge traînée, et dont l'autre contient les réparations qui dépendent directement de cette charge, ou pour parler d'une manière plus générale, du travail dynamique des machines, car la charge n'est pas le seul élément de la résistance que les locomotives ont à vaincre.

Quant à la séparation des deux genres de dépenses, elle n'est pas difficile. Les parties de la machine sur l'usure et la détérioration desquelles le travail dynamique peut avoir de l'influence, sont évidemment celles qui développent et transmettent la puissance mécanique. Ainsi l'usure du foyer et des tubes bouilleurs, doit dépendre de la quantité de combustible brûlée et de la quautité d'air appelée; ces deux quantités sont proportionnelles au travail dynamique. L'usure des pompes doit dépendre de la quantité d'eau vaporisée; cette quantité dépend

directement du travail dynamique. Enfin l'usure et la détérioration des roues motrices et de tous les organes moteurs doit être proportionnelle au même travail. Nous avons donc considéré comme dépendant de ce travail , toutes les réparations au foyer, aux tubes bouilleurs, aux pompes, aux roues motrices, aux pistons , aux bielles et aux essieux coudés.

Les autres réparations sont indépendantes du travail dynamique. Ce sont les réparations aux roues et aux essieux de support, à la chaudière, aux cylindres, aux organes qui servent à la distribution de la vapeur, etc.

C'est d'après ces principes que nous avons opéré, et que nous opérerons dans la suite la subdivision entre les deux espèces de réparations que Ton fait subir aux locomotives.

COMPTABILITE DES ATELIERS DE PETITES RÉPARATIONS DANS LES STATIONS

Tableau des frais généraux.

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