‹ Traité des désinfectants et de la désinfectionChapitre 43 sur 138 · iG · texte numérisé non relu

iG

Iode

Brome

Acide sulfureux .

Acide benzoTquo .

Thymol

Acide salicylique .

Plus de ! : 35

Alcool

Ko

Plus de 1 : 1,18

tance beaucoup plus grande que les bactéries adultes, et une goutte de cette infusion de tabac, dans laquelle l'addition d'un antiseptique vient de suspendre toute manifestation de vie, peut servir à ensemencer une infusion de

tabac fraîchement préparée à l'abri de l'air. Pour empêcher cet ensemencement, pour stériliser les germes, ce n'est plus un gramme, c'est peut-être deux grammes d'antiseptique qu'il aurait fallu ajouter à l'infusion de tabac où remuait tout à l'heure une légion do bactéries ; au contraire un gramme du même désinfectant ajouté au liquide de Pasteur dans lequel on a porté ces bactéries de tabac, pourra détruire, stériliser les mêmes germes, et rendre impossible l'ensemencement d'une infusion fraîche de tabac avec quelques gouttes du liquide de Pasteur désinfecté. Il se produit donc une sorte d'accoutumance, de tolérance des germes dont nous aurons à montrer plus d'un exemple (acide phénique, acide salicylique), et qui rend parfois fort difficile la destruction complète et définitive de toute végétation parasitaire. C'est ce que montre le tableau III.

La démonstration est peut-être plus frappante encore dans le tableau suivant (tableau IV) emprunté à Jalan de la Croix, oii l'on peut comparer l'action d'un seul et même antiseptique, le sublimé, sur des bactéries d'origine différente.

Ainsi donc nous voyons :

I. Que pour tuer des bactéries nées dans une infusion de blanc d'œuf et transportées dans une infusion de blanc d'œuf où l'on verse une certaine quantité de sublimé, il faut une dose de sublimé plus forte que pour tuer les mêmes bactéries transportées dans le liquide de Bucholtz. La vitalité des bactéries est donc plus forte et plus persistante dans leur milieu d'origine.

II. Pour détruire la vitalité, non plus des bactéries, mais des spores des ba ^'ries nées dans l'infusion de blanc d'œuf, il faut ajouter au liquide de culture une dose de 1 p. 2,675 de sublimé, quand ce liquide de culture est une infusion de blanc d'œuf, tandis qu'il suffit d'une dose trois ou quatre fois moindre de sublimé, 1 p. 20,250,

quand le liquide de culture est autre que celui où elles sont nées (tableau V). Ces distinctions sont un peu subtiles, et il est difficile de les exprimer en une formule concise; elles sont cependant très nettes, et elles montrent combien le problème est complexe.

Les auteurs que nous venons de citer ont opéré sur des bactéries d'origine si différente, et transportées dans des liquides si variés, qu'il est difficile d*en tirer des conclusions pratiques sur la valeur réelle de chaque antiseptique : on le voit par les tableaux qui précèdent, les séries sont à chaque instant interrompues pour un même agent

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