‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 47 sur 124 · Y a-t-il un enfer?— 2. Quelles peines y soufùre-t-on · texte numérisé non relu

Y a-t-il un enfer?— 2. Quelles peines y soufùre-t-on

llt'sl duiic «II' Ini «jiir ir- n jii Mii\ r « MilIniJinl ;i jii iiiai.v, vt\ corps cl en àinc, It-s siippliiT^ I»-^ plu^ rnirls, «laim un «ntit r (losospoir ot Huns aiuiiiic consolalion.

.'!. Les m'incs (Ir l'ctlfri" stTont rtmirllrs ; r'i'st un jMlich' <U' foi loiHJ/' sur ri]riiiur«' nirnu*. Isaïr uous dit i\\\i' Ir Ml |•oll^(•lll• (les «lanmés nr uiourra point, rt qur Ir l'eu (pli les ln'ûlr in' s'élciiidia Jamais. " Les n-prouv/'S, est il (lit dans saint ^latthiiMi. iront à un supplice (pii ni) liiiii':i p(Hiil . "

•I. Mais, (lira-l-oii. I Mrii est i mp nii-cricordicux pour {nuiir ctcrncllcnu'nl un >cul p(''ch('' nioilcl (pii ne dure ((Ucl(pn*l'ois (pi'uu instant. On K'^pond (jUc la miséricorde (le Dieu n'est pas contraire ;\ sa Justice, et (|ue sa Justictî exi^e ipril puni.sse éternelltMnent le péelu' dun honnne ([ui meurt imjx'nitent : car, T' le jk'cIk' de cet hoinnu' est en (pu'l((ue soite éttMnei selon sa disposition présente. l)uis(|u'il veut mouiir dans le j)éché, ce «pli nuM'ite ])ar conî<é(iuent uiu' ])eine étenu'lle ; 2*^ le ])éché mortel c(nnbat et (létruit, autant (juil en est capable, un bien éternel et infini ; il doit doiu' être ])uni d'un sup])lice éternel et inlini, au moins dans sa durée, puis(pu' Diounne «'-tant fini n'est pas capable d'un supplici» iidini dans sii nature: la justice buniaine i)unit ([ueUiuetbis un seul péclié ])as.siinrcr d'une peine éternelle de sa façon, telle que l'exd j)erpétuel, de sorte que si l'exilé vivait touJ(nu*s. il .-serait toujours banni de sa patrie. Kh ! ])our(iuoi la justice diviiu* ne ])ourrait-elle pas bannir éternellement de la ])atrie céleste un pécheur imi)énitent (pii s'en exclut lui-même en mourant volontairenuMit dans l'impénitence finale?

o. Jeunes gens, ne vous abusez done ])as. nn\is prenez dès ce moment la ferme résolution d'éviter le péché qui vous mènerait infailliblement à la réprobation : ne vous exposez pas à un tel malheur ; sacrifiez i)lut(!)t tous les intérêts luunains î Si vous sauvez votre ame. tout est gagné pour vous : si vous veniez à la ])erdre. tout serait perdu pour vous, eussiez-vous gagné l'univers entier !

Exemples. — Quelques jeunes libertins se trouvant avec un religieux d'un ordre très-austère, se mirent à le plaisanter sur son genre de vie, et linirent par lui dire ;

.*>. Les peines des damnés seront-elles (.'ternelles ?— 4. Que répondre à Jeux qui disent : Duii tst irop h<>n pour qu'il ii ait vn enfer éternel f — 3. Quel effet doit produire sur nous la pensée 4e l'enfer ?

1 h; tu: t/f.xfki^.

" Ah 1 mon Poro. \uii.-^ >rn/ Imch ijHia]»!»*- s il n \ ;i jioint de Paradis. — ^'olls le serez bien plus, leur réj)ond le religieux, S'il y a un enfer, comme la religion nousPapprend, et comme il n'y a pas lieu d'en douter."

— T/Evangile rap])orte (|ue le mauvais riche étant dans l'enfer et voyant Abraham dans le sein de la Divinité, lui adressa ces i)ar<)les : '' Père Abraham, ayez ])itié de moi, et envoyez J^azare, afin (juil ti-cmi)e dans l'eau le bout de son doigt i)()ur me lalVaîchir la. langue; car je soutire dans ce feu des douleurs cruelles et insupportables ! — Mon fds, lui dit Abraham, souvenez-vous (pie vous avez été comblé de biens ])endant toute votre vie, et (]ue Jjazare, au contraire, n'a eu ((ue du mal : maintenanl il est dans la joie, et vous, vous souiï'rez.'-

— Deux jeunes gens avaient vécu dans une grande intimité au collège, et ils avaient les mêmes sentiments religieux. Rentrés dans leurs iamilles. l'un d'eux devint impie et libertin, l'autre resta fervent catholique. Cependant ils continuaient de se voir. I^n dimanche ils se promenaient ensemble sur une place publicpie, et l'un des deux, celui qui était fervent catholique, aîoi's âgé de vingt et un ans et aide de cani]) d'un général, dit à son jeune ami : " Il faut (pie je te quitte, je suisattendu (juelque part. — Bab ! répondit l'autre, c'est encore pour allei' à un salut ou à une association de charité; laisse donc tout cela, tu ferais mieux de venir au théfitre. A proi)os. pourquoi ne ferais-tu pas comme moi? qui t'en empêche? Est-ce par hasard que tu aurais ]>eur de l'enfer, à ton âge? Mais c'était bon pour nous aider à garder la di.scipline au collège. Je t'affirme cpie je veux mourir

aujourd'hui s'il y a un enfer " Le jeune bon catho-

li(|ue tint bon et se rendit à tme association de chai'ité.

A onze heures du soir, il venait de se coucher, (piand il entend un grand bruit de portes: un domestique tout troublé arrive, et lui dit : " Monsieur, madame une telle vous supplie (c'était la mère de son ami), de venir chez elle : son fils rentre du théâtre, il e.st attaqué d'un mal étrange." Le jeune officier y court, et il trouve son ami c(mché avec ses habits; sa bouche écume, ses yeux sont en feu, et, dès qu'il l'aperçoit, il s'écrie : " Mon ami, mon ami, il y a un enfer, et je suis damné! — Mais non, mon ami, tu n'est pas mort ; il y a encore de l'espérance, on va aller chercher un prêtre. — Je te dis qu'il y a un enfer

r\ i{[\v jv suis (inmiM'' .h» \fiift fjinv c^ uiu* fout !<•

«lainii^'^." En i>r()n()Av''"t *'*'^ juiroh*.*, il «HH'hire iivcmses (lontM BOft bnis, et il craeluMlu nmij? et des himbeiiux (le chaii* il la tli::uro do son ami. de sa m^Te et de srs deux saMii*s, or t'xpire avant l'arri\YM' du ])riti4'. i^a iniTc est morte de donhMir. st*s diMiK >n'nrs sont religieuses; son J<'unr ami, rpouN anté, a (|nitlô le monde : et. rieln» d'«n vii'on $;î(MHX) (W rente, il s\'>l l'ait prêtre et religieux.

Mt'LI.OlS.

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1. Faire ]>rolessi(»n «K- notre toi est un de nos devoirs le.s plus essentiels, car Jésus-Christ refusera de reconnaître ]>our disciples ceux (jui auront eu honte de lui appartenir et de se déclarer hautement pour lui.

2. Vu doî^ moyens de faire connaître <pie nous sommes chrétiens et que nous ikmis en faisons honneur, c'est de fornuM' reliiiieusenuMit sur nous l'aniruste sitrne de la Croix.

Il y a luie manière de faire le signe de la Croix (pii consiste à former avec le pouce une croix sur son front, sur Sii bouche et sur son cunu*: c'est ainsi que le prêtre le fait ])endant la sainte blesse lors(jU*il commence les E\angiles; et les pieux lidèles ont la praticpie de l'imiter.

8. On imprime alors le signe de la Croix sur le front l^our annoncer qu'on ne rougit pas d'être chrétien et d'en faire les œuvres; ou l'imprime sur la bouche pour faire connaître qu'on est prêt à professer qu'on croit en Dieu et en Jésus-Christ: on l'imprime sur le cœur pour marquer qu'on veut aimer la croix de Jésus-Christ, et croire sans hésiter ce que l'on professe de bouche.

La manière ordinaire de faire le signe de la Croix, c'est de porter la main droite au front, et de là à l'estomac, ]>uis à l'épaule gauche, et ensuite à la droite, en disant : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

1. Devon?-noii? fjure profession de notre foi?— 2. Quelle est la manière la plus eourto île faire cette profession ?— ."5. Pourquoi i\ la sainte Mcssq îait-ou le signe de la, croix sur le front , >ur la bouohe, sur le cc.uuv"'

HS I>U SKINK J)K J.A CHOIX.

4. En faisant le signe (1(î la croix nous i)rofessons l'un it<'^ de Dieu par ces mots (w nom, du singulier, la trinitc"* des personnes en les nommant, le mystère de l'Inearnation et celui de la Rédemption, en formant la figure de la croix sur laquelle le Fils de Dieu fait homme est mort ; on peut y voii' aussi le mystri'e de la grâce, en ce que l'on i)orte la main de la gauche, iigui-e du péché, à la droite, figure de la grâce que Jésus-Cln ist nous a mérité.

5. Ces paroles, aw ??o//i (^7/i 7V/r, etc., signifient encore : Je vais faire cette action ])ar ordre de la très-sainte Trinité ; je veux lui obéir fidèlement et faire sa volonté. Je vais faire cette action pour honorer la très-sainte Trinité; je veux lui rendre tout l'hommage dont je suis capable. Je vais faire cette action avec le secours de la très-sainte Trinité ; je reconnais que je ne i)uis rien sans la force que le Père communique, sans la grâce que Jésus-Christ m'a méritée, sans la lumière dont T Esprit saint est le principe.

(). Nous ne devons pas manquer de faire le signe de la Croix au moins le matin et le soir, avant et après les repas, au commencement de nos prières et de nos principales actions : c'est un moyen d'attirer sur nous et sur ce que nous faisons les bénédictions de Dieu. Nous devons aussi le faire au moins sur notre cœur, lorsque nous nous trouvons exposés à quelque danger ou k quelque tentation, afin d'en être délivrés et d'être préservés d'offenser Dieu.

Comparaison. — On reconnaît les métiers et les i)rofessions aux instruments dont se servent les travailleurs. Vous entrez dans un atelier ; vous voyez des enclumes, des marteaux ; le fer chauffe dur dans un immense fourneau ; des hommes ardents à l'ouvrage tiennent une barre de fer rouge et l'amincissent sur l'enclume à coups l'cdoublés ; vous dites: ''Voilà des forgerons." Il fliut <|ue le chrétien montre aussi sa sainte profession, qu'on trouve chez lui quelque instrument de son art. J'entre dans une maison ; je me demande : Où suis-je? Si je vois un crucifix, un bénitier, des images saintes, quelques livres de piété, je me dis: '' Je suis chez un chrétien." —

MiLLÉRIOT.

4. Q 'cls mystères profossons-nout* en fairijint le signe de la Croix ? — 5. Quelles pensées doit n<ni«5 inspirer le signe de la Croix?— G» Quand içvons-nous faire le sisiu- do l;i Croix"'

SI vous -M Al-MEZ, I.AI;DEZ mes fOMMANDEMENT

1>KH <*oMMANI»KMKNTH h.\ t.LN^.KAL. 14V*

FiXKMPLK. — l'no prrsoiino avait rou^i <\o. faire le M^ne i\v la ('ri)ix (Mi pnVsoiico d'un ('•Iniîij^rr avant uiio tt<tion <)(i il <'st d'usii^r «If 1(^ fairr. (^im l«|u'uii, <|ui priait plt-in <lo ziMt', s'en iiprrriit ; il la lit loii^ir do h:i lacln-t^i <•! do son pou diunour pour .Irsus-( 'hrist : " (^uoi ! lui dit-il, Jésus-dirist n'a pas rou^i d<^ mourir sur la (rroix j>ou» vous raohotor, ot vous rou^issoz do former sur vous Tau- ^usto si^no do votro rodcinption ! " H ajouta: *' J'osporo ({U'X l'avonir vous vous \'vvr/. uno ^doiro d'appartonir :\ votro adorablo iMaîtro. (^uo le IVtc. le l'ils, cl lo Saint- Ksprit vous hénisso i)ar la j)assion «t la mort do notre Soiirncuir ,Iosus-(1irist/' — Lasaïssi:.

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