DE LA CONFESSION SACRILÈGE
D'ailleurs que gagne-t-on à dérober aujourd’hui au confesseur la connaissance de ses péchés? Peut-on la dérober à Dieu ? Ne faudra-t-il pas les confesser tôt ou tard, ou périr éternellement, et voir un jour ces mêmes péchés dévoilés aux yeux de tout l’univers ?
Ilen est d’autres que la crainte de ne pas faire leur première Communion ou leurs Pâques empêche de se découvrir au confesseur ; mais rien n’est plus insensé que de profaner deux Sacrements pour ne pas manquer à la première Communion ou au devoir pascal.
8. Parmi ces pénitents qui reçoivent ainsi l’absolution sans les dispositions nécessaires, les uns prennent cette rémission apparente pour une rémission réelle ; ils ne
énsent plus à se repentir de leurs péchés, profanent tous es sacrements qu’ils reçoivent dans la suite, et meurent presque toujours dans l’impénitence: d’autres se reprochant toute leur vie un crime si énorme, sont exposés à un affreux désespoir, ou s’endurcissent dans le mal et y persévèrent jusqu’à la mort. Allez en paix, aura dit le ministre de Jésus-Christ aux uns et aux autres de ces faux pénitents ; et Dieu leur dira : Allez avec ma malédiction ! Le seul remède à un aussi grand mal, c’est une Confession générale faite avec toutes les dispositions nécessaires.
4, Celui, au contraire, qui a ouvert son cœur tout entier au confesseur, et qui a employé le temps convenable à s'éprouver, est bien dédommagé ensuite de la légère épreuve à laquelle il s’est soumis : ce temps à été court, il est passé ; il ne reste plus que le témoignage d’une bonne conscience ; il croit que sa communion a été bien faite ; la paix règne dans son cœur ; pendant tout le cours de sa vie il bénira l’heureux moment où il a remporté sur lui-même une victoire qui lui assure une douce tranquillité sur la terre, et son salut éternel après sa mort.
EXEMPLES.—Commencer la Confession par ce qui fait le plus de peine à dire.-—Ce qui coûte le plus à dire doit être mis en tête de sa confession ; il en est des aveux comme des potions médicales : il n’y a effort à faire que pour le premier. Un pécheur bien connu par ses crimes aborda saint François de Girolamo, et, se jetant à ses pieds : “ Ah! cher père, par charité, ne me chassez pas !—Et
3. Quelles sont les suites malheureuses d’une confession sacrilège ? —4, Quels sont les heureux effets qui résultent, au contraire d'une entière confession ?