VERTUS DE NOTRE-SEIGNEUR
mencé son ministère publie ; alors on vit briller en lui les vertus les plus sublimes. Sa douceur, a été admirable, et, ainsi qu'il était écrit de lui, il n’a pas achevé de briser le roseau cassé, ni d’éteindre la mèche qui fumait encore, Jamais il n’a rebuté personne; les plus grands pécheurs, il les recevait avec bonté ; il ne faisait pas difficulté de manger avec eux; si on lui reprochait cette condescendance, il répondait qu'il n’était pas venu chercher les justes, mais les pécheurs, “ Ce ne sont pas ceux qui se portent bien, disait-il, qui ont besoin de médecin, ce sont les malades.” Il s’est peint lui-même sous l’image d'un bon père qui accourt au-devant d’un enfant ingrat, qui se jette à son cou, qui l’arrose de ses larmes, et qui se livre aux transports de la joie que lui inspire son retour, IL embrassait avec bonté les enfants, il les bénissait en leur imposant les mains, et il disait à ses disciples : Laissez-les venir à moi, c’est à eux et à ceux qui leur ressemblent que le royaume de Dieu appartient.” Partout c'est un caractère de bonté qui charme et inspire la confiance ; mais cette douceur ne l’empêchait pas de reprendre avec force les pécheurs endurcis, et principalement les Pharisiens, à qui il reprochait hautement leur orgueil et leur hypocrisie,
2. Jésus-Christ a montré une patience invinciole dans toutes sortes de maux ; en le suivant depuis l’étable où il est né, jusqu'au Calvaire où il est mort, partout on le trouve dans la douleur, dans les travaux, dans les souffrances ; il a enduré la faim, la soif, la fatigue des voyages, toutes les incommodités de la pauvreté ; il n’a rien voulu posséder sur la terre; il n'avait pas même une pierre pour reposer sa tête % il subsistait de ce que lui fournissaient volontairement ceux à qui il annonçait la parole de Dieu; il supportait sans se plaindre les embarras de la foule qui le pressait, les importunités des malades dont il était continuellement accablé On lui. disait des injures, on l’outrageait, et jamais il ne s’est vengé.
C’est surtout dans les différentes circonstances de sa Passion qu’il a fuit voir une patience vraiment divine ; malgré les douleurs extrêmes qu’il a endurées, il n’est sorti de sa bouche aucune plainte, aucun reproche, aucune menace : attaché à la croix, il priait pour ses bourreaux.
2 pus exemples de patience nous a donnés J.-C. pendant sa Passion :
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