FORGE SUÉDOISE
tuyères (Fig. 3 et 4) que nous avons décrite , quoiqu'elle produisit les mêmes effets calorifiques que le fourneau suédois. L'absence du cendrier fait que les débris de combustible incomplètement brûlés ^ les fragments qui se détachent de la chemise, et les scories de toutes sortes , s'accumulent au fond de la cuve et ne tardent pas à s'élever au niveau des oavertures , et à intercepter le passage de l'air , ou du moins à le rendre tellement difficile , que Ton se trouve dans la nécessité de mettre fin à Texpérience. II résulte de ce que nous venons de dire , que le fourneau suédois ne peut être d*un bon service que pour des opérations qui ne sont pas de longue durée , ou lorsqu'on a à sa disposition du charbon ou du coke qui ne produit presque pas de cendres.
SECTION m.
CotnpttrcUêon des fourneaux à vent et des fourneaux à soufflet*
Température, — On peut indifféremment faire tous les essais de la voie sèche dans des fourneaux à vent ou dans des fourneaux à soufflet : ces deux genres de fourneaux se suppléent réciproquement et donnent chacun, quand ils sont disposés convenablement, le maximum de température qu'il est possible d'atteindre. Dans les uns comme dans les autres, le degré de chaleur dépend du volume d'air qui passe à travers l'unité de masse du combustible, pendant l'unité de temps ; mais, toutes choses égales d'aillenrs, les grands fourneaux chauffent plus fortement que les petits, parce que dans les premiers la quantité de chaleur qui se perd par l'enveloppe est relativement moins grande que dans les derniers.
Dans un fourneau à ventile maximum de chaleur est limité par les dimensions de la cheminée , et dans une forge, par les dimensions dn soufflet ; mats en chargeant le soufflet de poids plus ou moins considérables , on peut augmenter la rorce du vent, et par conséquent accroître presque indéfiniment la température. Sous ce rapport , les forges ont donc de l'avantage sur les fourneaux à vent.
Dans ces derniers le tirage de la cheminée augmente au far et à mesure que la chaleur s'élève dans le fourneau , en sorte que la température s'accroit progressivement , mais graduellement. Dans une forge , en donnant immédiatement au soufflet toute sa charge et toute sa vitesse, et en ouvrant tous les conduits pour le passage de l'air , on porte