‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 50 sur 111 · Î TOURBE · texte numérisé non relu

Î TOURBE

chaux. La cendre non cnlcînée qu*elle laisse par la combustion est composée de :

Acide carbonique et soufre. 0^23

Chaux 0.2S

Magnésie 0^14

Alumine et ouïde de fer . . 0.14

Argile et silice 0,26

I7ÔO

Le soufre est combiné avec du calcium.

(12) Tourbe de Bam (département de la Somme) ; compacte^ d*un brun très - foncé : on n*y voit presque pas de débris de plantes; U matière combustible est de ruimine presque pure, et se dissout pour la plus grande partie dans la potasse. Cette tourbe brûle en répandant une odeur désagréable. La matière terreuse se compose départies égales d'argile et de carbonate de chaux.

(13) Tourbe de p^assy ( département de la Blarne ) ; compacte et très-brune; elle est mêlée de fragments de craie visibles à Toeil: les cendres conliennent beaucoup de sulfure de calcium. La matière terreuse , non altérée par la chaleur , est composée de :

Argile 0,110

Carbonate de chaux . 0,513

Sulfate de chaux . . 0,260

(14) Tourbe du Champ-du-Feu , près de Framont ( dcparleraent des Vosges ) ; elle se trouve en abondance sur un plateau primitif très-élevé ; elle est compacte . herbacée , couleur chocolat clair. La cendre qu'elle donne est jaunâtre et composée de :

Silice 0,40 \

Alumine et oxide de fer . . . 0,S0 [ 1,00 Chaux 0,80 )

On exploite à Ichoux ( département des Landes) , pour le service des fourneaux de pudiage, une tourbe brune qui est à peu près de même nature que celle de Framoot. Elle donne à Tanaiyse 0,276 de charbon, et 0,038 de cendres argilo -calcaires. Elle perd 0,10 de son poids par dessiccation à la chaleur Je l'eau bouillante.

CIIARBOIH DE TOURBB. 283

ARTICLE III. — Pouvoir calorifique.

Le pouvoir calorifique moyen de la tourbe sèche est à peu près le roèrae que celui du bois , et souvent un peu supérieur. La tourbe de Troyes (II) donne 8 de plomb avec lalitharge; la tourbe de Ham (12) en donne 12,8; la tourbe de Yassy (13] en donne 13,0; la tourbe de Framont (14) en donne 15,4, et la tourbe d*lchoux autant.

La quantité de matières combustibles qui se volatilisent dans la carbonisation rapide de la tourbe équivaut , terme moyen , à une quantité de charbon égale aux deux tiers de celle qui reste après la calcination. Ainsi en carbonisant la tourbe on ne perd que les deux cinquièmes environ de Teifet calorifique qu'elle peut produire ^ tandis que dans la carbonisation rapide du bois celte perte est à peu près des deux tiers.

SECTION V

Du charbon de tourbe.

Caractères, — Le charbon que Ton fait avec la tourbe est tendre et friable quand il renferme peu de matières terreuses, et compacte et dur quand il en contient beaucoup. Le plus léger pèse autant que le charbon de bois , mais le plus ordinairement il pèse davantage. Le charbon de tourbe de Framont, qui est très-pur, pèse 2S0 kilofjframines le mètre cube; celui qui est fait avec la tourbe de Voitsumra, <Ians le Ficktelgebirge , pèse 230 kilogrammes le mètre cube , sa densité est de 4 ; celui de Crouy-sur-Ourcq , sans poussier, pèse 310 kilogrammes. Le charbon de tourbe d*£ssoone, employé à Paris, pèse 47 kilogrammes \ l'hectolitre en faite.

Combustion, — Le charbon de tourbe s*cmbrase très-aisément, et brûle lentement, en produisant une flamme légère sans fumée. Quand une fois il est allumé , il se consume complètement , même lorsqu'il est en petits morceaux, 4:t il laisse une cendre d'un même volume. Ces propriété!* le rendent excellent à employer toutes les fois que Ton veut produire une chaleur modérée , égale et longtemps soutenue; par exemple , pour Tusage des fourneaux de cuisine et pour les évaporations ; malheureusement les difficultés de la fabrication en élèvent trop le prix.

Composition. — Le charbon de tourbe préparé en grand renferme toujours une proportion de matières combustibles

CHARBON DB TOCRBB.

yolatiles asseï considérable , et il d'cd est que de meilleure qualité pour les usages auxquels on le destine ordinairement , parée que c'est à la présence de ces substances qu'il doit la propriété de brûler ayec damaie. D*ailleurs , en ne poussant pas la carbonisation jusqu'à son dernier terme , il est évident qu'on tire de la tourbe un parti plus avantageux. Nous allons voir tout à fheure quelle est la valeur des substances volatiles. Indépendamment de ces substances, il renferme toujours beaucoup d*eau hygrométrique qu'il soutire peu à peu de l'atmosphère , comme le fait le charbon de bois.

Pouvoir calorifique. — Le pouvoir calorifique du meilleur charbon de tourbe est toujours un peu moindre que celui du charbon de bois ; et quand la proportion de cendres est considérable , ce qui est le plus ordinaire , son pouvoir calorifique n*équivaut qu'aux deux tiers ou aux trois quarts de celui du charbon de bois.

Rayonnement. — Selon M« Péclet , le charbon de tourbe et la tourbe crue ont à peu près le même pouvoir rayonnant , et ce pouvoir est tel , qu'il disperse le tiers de la-chaleur totale qui se produit pendant la combustion.

Résuliats analyiiqu9$ et calorifique». — Nous donnons ici l'analyse de quatre variétés de charbon de tourbe préparé en grand , ainsi que la quantité de plomb que chacune d'elles produit avec la litharge ; on déduit aisément de ce dernier résultat la valeur calorifique des substances volatiles.

Crony.

Hun.

Essonne.

framont.

1 Charbon

Cendres calcinées

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