‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 81 sur 111 · MA»S · texte numérisé non relu

MA»S

Silice 0,570 — 0,467

Protoxidede manganèse . 0,190 — 0,275

Alumine 0,238 - 0,258

ont donné :

Le premier (g. f.) un culot arrondi , ayant la forme d*un champignon porté sur sa tige ^ compacte , presque sans buU les , à cassure vitreuse éclatante, d'un vert-olive , et é peine translucide sur les bords : la fusion a dû être un peu pâteuse ;

Le second MA'S* (S.), (parenlhinej un culot compacte et sans bulles , à cassure raboteuse^ vitreuse et luisante, d'un vert-olive clair dans sa plus grande partie , grenue , grisatre et opaque dans d'autres^ très-tenace, sans aucun indice de cristallisation.

Fer. — Les essais sur les silicates de fer ne pouvaient être faits dans des creusets brasqués , à cause de la facilité avec laquelle l'oxide de fer se réduit par le contact du charbon. Nous en avons exécuté quelques-uns dans des creusets de terre nus ; mais , d'une part , la matière du creuset, facilement attaquable, devait altérer la pureté du silicate ; et, d'un autre côté , on éprouve une extrême difficulté à saisir le point oi^ toute la matière est en pleine fusion ; époque à laquelle il est indispensable d'arrêter le feu , sans quoi le silicate pénètre à travers le creuset et le ronge comme de la litharge. Nous avons même remarqué que cette matière s'insinue dans les pores du creuset dès qu'elle est ramollie et avant la fusion complète , de sorte que quand on parvient

SILICATES HiTALLIQUES. 405

à fondre la combinaison avant que le creuset ne soit ira- * versé ou fondu , il ne reste jamais qu'une quantité assev petite du silicate. On doit donc toujours avoir des doutes sur la composition de ce silicate.

Ces difficultés nous ont déterminé à nous servir de creusets en fer. Nous avons d'abord employé des creusets de t^le forte , fabriqués par les mêmes procédés que les creusets de platine et d'argent \ mais ces creusets ont rarement pu résister à l'action d'une haute température; ils se sont presque tous gercés , et ont laissé suinter une grande partie de la matière fondue. Nous leur avons substitué avec grand succès des creusets faits à la manière des canons de fusil . et tournés à l'intérieur et à l'extérieur. Ceux dont nous nous sommes servi avaient 8 centimètres de hauteur, 6 centimètres de diamètre , et 3 millimètres d'épaisseur. Nous les placions dans des creusets de terre réfractaire moulés sur eux, et nous les bouchions avec un couvercle de terre bien luté. r Après les expériences nous détachions la matière fondue avec un ciseau d'acier trempé , nous achevions de nettoyer le creuset en le faisant digérer dans de Tacide muriatique ; et nous pouvions nous en servir pour de nouvelles expériences"!

Nous avons essayé des silicates de fer à base de protoxide, à base d'oxide de battitures et à base de peroxide. Pour préparer les silicates à base de protoxide , nous avons employé des battitures choisies avec soin, et dont nous connaissions la composition , et nous y avons ajouté la quantité de fer métallique en limailles suffisante pour que le mélange puisse se transformer en protoxide par l'action de la silice: tous les silicates qui vont être décrits ont été chauffés dans le grand fourneau à vent.

Nous avons préparé les quatre silicates de protoxide de fer

Silice 0,180 — 0,310 — 0,475 — 0,575

Protoxide de fer. . 0,820 — 0,690 — 0,625 — 0,425

Le premier />S a donné une matière huileuse, à trèspetits grains dans une partie de la masse , et confusément cristalline dans d'autres parties : l'intérieur des bulles paraissait être tapissé de cristaux microscopiques. La matière était d'un gris très-ibncé tirant sur l'olivâtre, et un peu métalloïde.

Dans des creusets de terre , le silicate /*S se fond en scorie noire, lamellease en cfivers sens, très-magnétique , et

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ressembbnt loui-âiraii a une scorie de forge; cette scorie s'imbibe dans les creusets , et les traverse comme de la litharge.

Le deuxième /S (péridot à base de fer) s'est très-facilement fondu , même en n'ouvrant qu'à moitié le régulateur du fourneau; il a donné une masse lamelleuse à grands cli* vages entrecroisés et trés-éclatants , d'un gris-olive (t»ncé , ayant çà et là quelques reflets métal Imdes. On voyait k la surface l'indice d*une cristallisation prismatique rectangulaire qoi se manifestait par des carrés de 2 à S millimètres de côté.

Ce composé pénètre si facilement les creusets de terre ^ qu'il est extrêmement difficile de l'amener en pleine fusion dans ces creusets sans qu'il se perde entièrement.

Le troisième silicate /B> ( pyroxène à biise de fer ) s'est f«*ndu en une masse compacte à cassure inégale, présentaiit dans quelques parties seulement des indices de cristallisation ^ d*one couleur olive pâle et grisâtre, peu métallique.

Le quatrième /%' s'est fondu dans un creuset de terre saus le troverser: il a donné une masse compacte , homogène, à cassure inégale on concboide luisante, opaque » d*un gris olivâtre sans reflet métallique , et n'agissant aucunemeat sur le barreau aimanté.

Les silicates de fer />S, /S et fS* sont la base des scories de forges, dans lesquelles on les trouve souvent en cristaux réguliers. Les deux premiers sont les plus communs.

Nous avons chauffé dans des creusets de terre les silicates suivants, dans lesquels le signe jf indique l'oxide de fer des battitures :

ffi> /TS- fl^* /?^«

Silice . . . 0.83 — 0,50 — 0,67 — 0,75 Battitures. . 0,67 — 0,50 — 0,38 - 0,26

Le premier^ est beaucoup moins fusible que le protosilicate correh[)ondant. Il a donné une niasse légèrement huileuse , noire , sans éclat , très-fortement magnétique , présentant une multitude de très-petites écailles, cristallines et mélulloïdes.

Le deuxième ffS* est devenu extrêmement liquide, et a pénétre en partie à travers le creuset. La matière était conipsjirte, d'un noir métalloïde, très-magnétique, à cassure inégale et luisante.

Le troisième/7*S* a donné une matière semblable à la précédente, très-fortement magnétique ^ mais elle n'a pas traversé le creuset.

SILICATES HéTALUQUES. 407

Le quatrième /fS* 8*efit encore parfaiiemeiit fimdii , ei a donné un résultat semblable au précédent.

Les silicales deperoxide de fer sont infusibles. Nous avons essayé les silicales '

FS FS*

Silice 0,377 ^ 0.547

Peroxide de fer . . . 0,628 0^453

Les mélanges n*ont pas diminué de volume : il n'y a pas eu combinaison. Les culots étaient tenaces, d'un gris foncé et magnétiques , mais leur poussière était rouge , et Ton y distinguait les grains d'oxide de fer qui étaient devenus d*un noir métalloïde à la surface , sans doute parce que les vapeurs combustibles les avaient amenés en partie à Tétat d oxide magnétique.

Fer ei chaux. — Les silicates de protoxide de fer et de chaux

/es» /«es» /es*

Silice 0.837 — 0,329 — 0,500

Protoxide de fer. . 0,364 — 0,475 — 0,280 Chaux 0,299 - 0,196 -- 0,220

chauffés dans des creusets de fer, ont donné :

Le premier /€S* une matière compacte , d'un gris noir un peu métalloïde^ présentant des clivages éclatants dan<i quelques parties, et offrant à la surface une cristallisation ëioilée comme te sulfure d'antimoine: il est probable que ai Ton faisait fondre dans un four à porcelaine ce silicate , qui par sa composition atomique est analogue au péridot , on pourrait l'avoir en beaux cristaux ;

Le deuxième /^CS* (autre péridot) une matière compacte, sans bulles, 'd'un gris foncé peu éclatant, très-fortement magnétique, à cassure inégale , vitreuse ou cristalline, présentant des faisceaux rayonnes et confus ;

Le troisième /€S^ (pyroxène) un résultat semblable en tout au précédent. La poussière de la matière était d'un gris clair légèrement olivfttre.

Fer et magnésie. .^ Le silicate de protoxide de fer et de magnésie

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