‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 88 sur 111 · O.IOI · texte numérisé non relu

O.IOI

ô.beô

Ô.VfO ' 0.062 ; .... ,

1 Bjrvte

, l'otasse

Soude

' Magnésie

Alumioe

Oxide de fer. . . .

Oxide de manganèse.

Oxide de cuivre. . .

Acide phojpborique.

(!) Verre de Souvigny^ près de Moulins (département de rAllier). Les bouteilles que Ton fabrique avec ce verre passent pour éirc d*excelleule qualité, et on les recherche beaucoup h Paris. Il entre dans sa préparation du sable que Tiui retire de la rivière d*Allier, de la marne blanche provenant d'un terrain de calcaire d*eau douce , des cendres le.ssivées, et un peu de sel marin. L'acide phosphorique provient évidemment des cendres , qui contiennent toujours une certaine quantité de phosphate de chaux. Daus ce verre roxia[ène de la silice est à Toxigène des bases ;; 5 ! 2.

i^ Verre de 5atn/-^/t>ii ne (département de la Loire}, pour In préparation duquel on emploie du sulfate de baryte. L'analyse , faite avec le plus gr.ind soin , n'ayant donné qu'une très-faible proportion de baryte, il faut que dnns Topér^tion qui a produit l'échctotillon qu'on nous a remis, on n'ait employé que très-peu de sulfate , ou bien que la

42« rONDAWTS.

pins grande partie de ce sel se soit précipitée au (und des pois, à la faveur de sa grande densité , avant d*aToir été décomposé. La baryte peut donner de la fusibilité aux silicates; et, sous ce rapport, elle est propre jusqu'à un certain .point à remplacer les alcalis; mais comme ceux-ci n*eotrent que pour une très-faible proportion dans les verres à bouteilles, et qu'ils sont fournis pour la plus grande partie par la charée (cendres lessivées) sans dépense, il ne parait pas qu'on puisse tirer un grand avantage de l'emploi du sulfate de baryte dans la fabrication des bouteilles : aussi dit-on que Ton y a renoncé à Saînt-Étienne. Quoi qu'il en soit, toutes les fois que Ton voudra en faire usage, il conviendra de le mélanger avec une quantité de cbarbon calculée pour changer Tacide sulfurique en acide sulfureux ; on facilitera beaucoup ainsi la combinaison de la baryte avec la silice. Dans le verre de Saint-Étienne loxigène de la silice est h l'oxigène des bases n ^ i ^,

(3) Ferre cTEpinac^ prèsd'Autun (département deSa^neet-Loire). On fabrique ce verre avec deux sables que Ion ramasse près de rétablissement, et sans mélange de cendre6 lessivées ni d^aucune autre matière. L'un de ces sables est calcaire, et se compose de :

Chaux 0,348 ou carbonate de chaux. 0,617

Magnésie. . . . 0,172 demagoésie. . 0,956

Acide carbonique. 0,453 argile 0,012

Argile 0,012 J^o

L'autre sable est un mélange de très-petits grains de quarz et de feld -spath enduits d*une légère couche d*oxide de fer ; il contient :

Silice 0,800

Alumine. . . . . 0,110/

Potasse 0,060 0,997

Oxidedefer. . . . 0,020 1

Oxide de manganèse . 0,007 )

Dans le verre d*£pinac la quantité d'oxigène de la silice est à la quantité d'oxigène des bases dans le rapport d'un peu moins de 5 à 2, ainsi que dans les deux verres précédents.

La formule (C, M, K, N) S* -f- (A, /".) S* représente trèsapproximativement la composition de ces trots verres; mais il ne faut pas attacher à ces formules plus d'importance qu'elles n'en ont réellement.

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