LITHARGE, — CÉRUSE
il faut employer environ cinq fois son poids de litbarge. Avec les proportions suivantes :
Acide antimonieux. . 20^,12. 1«« — 20^,12. 1«* Litharge BS ,78. 2—83 ,67. 8
on a (p. f.) :
Pour le premier mélange une masse fortement ramollie , mais non fondue , un peu buUeuse , à cassure grenue, matte, d*un gris olivâtre ;
Pour le second un antimonitequi se fond en pâle liquide à l'aide d'un coup de feu , et qui est compacte , à cassure unie , sans éclat , d'un gris foncé , olivâtre et opaque.
Le deutoxide d'élain ne donne qu'une scorie molle avec six fois son poids de litharge ; avec douze à treize fois son poids de cette substance il y a liquéfaction complète , et la matière est compacte , à cassure écailleuse , opaque , et d'un jaune sale.
L'oxide de zinc se fond en consistance pâteuse avec 6 à 7 parties de litharge ^ mais avec 8 parties , il produit un composé bien liquide , cristallin comme la litharge , à trèspetites lames , d'un jaune très-pâle , et opaque.
Le sulfate de plomb, qui est très-peu fusible , forme un sous-sulfate qui devient aussi liquide que de la litharge lorsqu'on le chauffe avec une quantité d*oxide de plomb égale à celle qu'il contient.
Sulfate de plomb. . . 37^,91 — 1«« p,^, Litharge 27 ,89 — 1 *^ '^
ont donné une masse compacte , cristalline , incolore, translucide , qui renfermait au centre une cavité remplie de cristaux prismatiques aplatis , transparents. Pour peu que l'on emploie un petit excès de litharge , le sous-sulfate se colore et devient d'un jaune de paille ou d'un beau jaune de soufre.
L'acide arsénique et la litharge forment des combinaisons qui prennent toute la fluidité de l'eau.
Les trois mélanges suivants :
Acide arsénique. . 28^,8. 1*»' — 2^7,8. 1-' — 28^,8. 1«* Litharge. . . . 55 ,8. 2 — lil ,6. 4 — 27 ,9. l
ont donné :
Le premier un arséniate (A^P^) compacte , â cassure grenue et lamelleuse , légèrement translucide , d'un blanc d'émail un peu bleuâtre , à cause de la petite quantité de cuivre que contient toujours la litharge ;
Le second un arséniate (A^P^) compacte , à cassure iné-
^''^' FONDATCTS.
gale , luisante , présentai! l à L'i surfnoe et dans les cavités des cristaux en longs prismes déliés , légèrement translucides , et d*un jaune pÀle et terne ;
Le troisième un arséniate (A'^P) compacte , transparent, à cassure légèrement concboîde , présentant des indices de cristallisation.
Trois mélanges d'acide arsénieux et de litharge^ composés de:
Acide arsénieux. . 24^8. 1"' — 24^^,8. !«' — 24^^,8. 1-* Liiharge. . . . 55 ,8. 2 — 111 ,6. 4 — 27 ,9 1
se sont facilement fondus avec dégagement de vapeurs arsenicales y et ont produit :
Le premier un verre orangé mêlé d'une matière grise olivâtre , et d*un petit culot de plomb pesant 2^ ;
Le second une matière compacte » à cassure inégale » et cristalline dans les cavités , à peine translucide , d'un gris olivâtre à la partie supérieure , et grisâtre sans éclat métallique à la partie inférieure » et an culot de plomb pesant 90^ ;
Le troisième un verre transparent très-éclatant, et d'un beau jaune de gommegutie.
Les arsénio-silicates de plomb sont extrêmement fusibles. Nous avons essayé les deux composés suivants :
Acide arsénieux. . . 24^8. 1**' — 24^8. 1-*
Quarz ' Il ,5. I — 23 ,0. 2
Litharge 65 ,8. 2 — 55 ,2. 2
Le premier est devenu fluide comme de Teau et a donné une matière compacte , à cassure concboîde luisante , d'an beau janne-paille et opaque.
Le second a donné une matière semblable , mais nioios fluide.
AiTiGLS xviu. — rerre de plomb ^ Micate de plomb.
Les silicates de plomb sont préférables a la litharge pour traiter les matières qui ne renferment pas de silice , et qui contiennent des terres ou des oxides qui ne peuvent pas former de combinaison avec l'oxide de plomb quand ils sont seuls , mais qui s'y combinent â la faveur de la silice. Pour liquéfier ces matières il faut employer au moins autant de silicate de plomb qu'il faudrait de litharge ; mais avec le silicate on obtient une combinaison homogène dans laquelle il ne peut pas rester de parties métalliques en suspension ; tandis qu'avec la litharge , comme les terres ne
BORATE DE PLO:aB. 4G7
sont que mélangées , on n'est pas aussi certain d*eii .séparer exactement les particules métalliques qu'il s'agit d'en extraire.
On a vu quelle est la fusibilité des différents silicates de plomb , et de quelle manière on les prépare. Le silicate PS% composé d'environ 1 partie de silice et -4 d'oxide de plomb , suffit pour tous les essais. Quand on veut augmenter sa fusibilité, on le niéie avec une quantité convenable de iitharge. On peut aussi se dispenser de préparer un silicate de plomb à l'avance, et y suppléer par un mélange de Iitharge et de sable siliceux.
ARTiCLK XIX. — Borate de plomb.
Les borates de plomb sont des fondants bien meilleurs encore que les silicates pour les matières qui contiennent des terres libres ; mais pour qu^ils n'aient pas l'inconvénient de se boursoufler!, il est nécessaire qu'ils renferment un excès d'oxide. Le borate PB , contenant 0,9056 d'oxide de plomb et 0,0944 d'acide borique, est d'un bon usage lorsqu'il ne doit pas se réduire beaucoup d'oxide de plomb pendant l'opération ; dans le cas contraire , il faudrait le mélanger avec de la Iitharge.
Au lieu de borate de plomb on emploie souvent un mélange de borax fondu et de Iitharge , qui produit les mêmes effets.
ARTICLE XX. — Sulfate de plomb.
Le sulfate de plomb est décomposé par toutes les matières siliceuses et par la chaux ; en sorte que quand il se trouve avec ces substances , il se transforme en Iitharge et lenr sert de fondant. Il sert même de fondant lorsqu'on l'emploie comme oxidant , et que son acide seul est décomposé.
Le plomb métallique joue lé r6le de fondant toutes les fois qu'on le tient eu pleine fusion au contact de l'air, parce qu'alors , il se transforme rapidement en oxide. Dans un grand nombre de circonstances on l'emploie de préférence à la Iitharge pour faire ce que l'on appelle une scarification; opération qui a pour objet d'amener à l'état de scories un certain nombre de substances qui sont alliées ou mélangées avec des métaux fins.
408 FOÎIDANTS.
ABTiCLKXxi. — Ojptde de cuitre.
On «e sert rareraeni de Toxide de cuivre pour faire fondre des matières oxidées ; maïs quelquefois , dans les essais d'or et de zinc par exemple , on remploie pour produire un alliage avec le métal que Ton veut recueillir. Dans ce cas , l'oxide doit être mélangé avec un réductif. On peut le remplacer par du cuivre métallique en limaille ; mais Toxide se mélange plus intimement avec les autres matières.
Lorsqu'une partie du cuivre reste à l'état d'oxide dans \éi scories , il s'y trouve au minimum d'oxidation , et il contribue à la fusion des silicates terreux.
ARTICLE XXII. — Oxideêdefer.
Les oxides de for, excepté le per-oxide, sont de très-bcns fondants pour les silicates en général. Il est rare cependant qu'on les emploie pour cet usage : on ne s'en sert le plus souvent que pour introduire du for métallique dans uo alliage « ou pour recueillir un métal infusible ou très-difficilement fusible en alliage avec le fer (le manganèse, le tunp^stène , le molybdène) : on doit employer un oxide por et dont la composition soit bien connue ; des battitures choisies, par exemple.
ARTICLE XXIII. — Flux .mitalliqiàes complexes.
Les flux métalliques complexes proposés par les anciens docimasibtes sont en grand nombre ; nous n'en citerons que trois :
1° Flux de Borrichius :
Verre de plomb 0,66
Flux noir 0,84
Ce flux peut être bon pour essayer les matières d'or et d'argent , mais seulement dans quelques cas particuliers ; car le plus ordinairement les mélanges de litharge et de flux noir sont préférables.
2« Flux de Hellot :
Limaille de fer. . . • 0,07
Minium 0,13
Tartre rouge .... 0,26
Sel marin 0,54
Ce flux doit être à la fois désulfurant par le fer qu'il contient , réductif par le tai^tre , et propre à donner un alliage
par le minium. Hellot , dit qu*il rassemble les plus petites parcelles d'or et d'argent. Le se) marin n*étant destiné qu*à recouvrir le bain de matières fondues pour tempérer le boursouflement , il vaudrait probablement mieux le mettre par dessus les substances qui entrent dans le flux , que de les mélanger avec elles.
Z"" Flux d*Antoine Amand :
Acide arsénieux. . . 0,25
Nitre 0,25
LItharge 0,50
On fait fondre ces trois substances : il est évident qu*il doit en résulter de Farséniate de plomb et de potasse. Ce flux est d'un blanc jaunâtre : on le conserve dans des flacons bien bouchés. Il a été très-célèbre autrefois , parce que l'on prétendait qu'il était excellent pour extraire tout for des cendres d'orfèvre ; mais il ne paraît pas que l'on en fasse usage maintenant. L'acide arsénique doit contribuer à donner delà fluidité aux scories ; mais il doit arriver souvent que l'alliage de plomb et de métaux fins que Ton obtient dans l'essai contienne de l'arsenic , et cela doit en rendre la coupellation difficile et défectueuse.