‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 97 sur 111 · PROPRIÉTÉS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES

degré de chalear , et les laissant ensuite refroidir lentement.

Oïl Toit que parmi les métaux ductiles eeux qui le sont le plus sont ceux qui ont le moins de dureté et de ténacité ; ces trois propriétés sont évidemment liées entre elles par certains rapports.

Eiaêticiié, $onoriié. — Les métaux sont en général d'autant plus élastiques et plus sonores qu'ils ont plus de dureté. Il n'y a pas de métaux très^clastiques et très-sonores par eux-mêmes, mais il y a des alliages qui le sont beaucoup, par exemple ceux d*ctain.et de cuivre.

Structure, — La structure des métaux est tantôt lameU leus«*, tantôt grenue, à grains plus ou moins gros ; ces grains sont souvent comme crochus, particulièrement dans les métaux ductiles. La oassure des métaux n'est jamais conchoïde ni vitreuse. Parmi les métaux ductiles il y en a quelquesuns qui prennent un tissu fibreux lorsqu'ils sont martelés.

Formes cristallineê. — Beaucoup de métaux sont susceptibles de prendre des formes cristallines régulières. On les obtient cristallises par un des moyens suivants : 1<> en les laissant refroidir lentement après les avoir fait fondre ; % en les condensant après les avoir réduits en vapeurs ; 3® eu les précipitant de leurs dissolutions par des métaux plus oxidables qu'eux; 4'» en décomposant leurs dissolutions étendues par laclion d'une pile électrique faible : le mclul se dépose alors en petits cristaux brillants sur le conducteur négatif. C'est le procédé de la fusion qui donne les cristaux les plus gros. Il consiste à faire fondre le métal, à le laisser refroidir lentement, et à vider le vase qui le contient avant que la solidification soit complète. Pour les métaux trèsfusibles, on les fait fondre dans un creuset de terre ou dans une cuiller de fer, et lorsqu'il s'est forme à lu surfdce de la masse soumise au refroidissement, une croûte un peu épaisse^ on perce cette croûte a\ec un fer rouge , et l'on transvase sur-le-champ la portion encore liquide qui occupe le centre. Lorsqu'on opère sur un métal difficilement fusible , on le fait fondre dans un creuset auquel on a pratiqué, vers la partie inférieure, une ouverture que Ton bouche avec une tige.de fer ou avec un tampon d argile mêlée de charbon , et lorsque le refroidissement est en partie opéré, on débouche le creuset pour en faire écouler la partie de matière encore liquide. Dans l'un et l'autre cas on trouve les parois du vase tapissées d'une croûte hérissée de cristaux.

Les masses métalliques quelconques dans lesquelles on u*aperçoit aucun indice de cristallisation ne sont cepcndau

formées que de l'assemblage d'une ntultilude de petits cristaux; on en acquiert la preuve en plongeant ces masses dans un aride capable de les attaquer. Cet acide enlève une couche de petits cristaux , et ceux dans lesquels ils étaient enchevêtrés, étant alors mis à nu, deviennent parfiiilement visibles. C'e»C ainsi que l'on obtient sur l'étain fondu ou sur le fer-blanc non martelé ce que Ton appelle le moiré métallique, M. Daniel a fait voir que par ce moyen on peut aisément reconnaître la structure intime d'un grand nombre de métaux , et particulièrement celle du fer, et de ses combinaisons avec le carbone.

Conductibilité électrique. — I^es métaux sont infiniment meilleurs conducteurs de l'électricité que tous les autres corps; le fer, par exemple, la conduit quatre cent millions de fuis mieux que l'eau. Selon M. Becquerel, la faculté conductrice de fils de même grosseur est , pour les métaux principaux , telle qu'il suit:

Ciiivre. .

Fer. . .

Or. . .

étain . .

Argent

Plomb. .

Ziiic . .

Mercure .

Platine. .

Potassium.

Pour un même métal , la faculté conductrice est inverse de la longueur des fils à diamètre égal; et à longueurs égales , elle est proportionnelle aux masses^ et non pas aux surfaces. L'élévation de température détruit cette faculté, et l'abaissement Taugnicnte. Le charbon fortement chauffe conduit aussi l'électricité ^ mais cependant plusieurs millions de fois moins facilement que le fer et le platine qui sont les métaux les moins bons conducteurs.

Magnétisme, — Il n'y a que trois métaux qui soient habituellement doués de la vertu magnétique ; ce sont le fer ^ le cobalt et le nickel ; mais le manganèse en. jouit aussi au dessous d*un certain degré de température très-inférieur è zéro.

Conductibilité pour le calorique, •— Les métaux sont de tous les corps simples les meilleurs conducteurs du calorique. Selon M. Despretz , la faculté conductrice de quelques métaux est telle qu'il suit, comparativement entre eux et \ quelques autres substances :

Or . . . 10000 Étain. . . 3039 Argent. . 9730 Plomb . . 1796 Platine. . 9810 Marbre . • 236

PROPEIÉTES PHYjSlQUBS. 479

Cuivre. . 8932 Porcelaine . .122 Fer. . . 3743 Terro à briques. 114 Zioc . . 3638

Capacité pour le calorique, — MM. Petit et Duloiig ont déterminé par des expériences faites avec une très-grande précision la capacité calorifique d'un grand nombre de raétani . pour 1 * du thermomètre centigrade , celle de l'eau étant prise pour unité.

Voici leurs résultats :

Bismuth . . 0,0288 Tellure . . 0,0912

Plomb. . . 0,0293 Cuivre . . 0,0949

Or. . . . 0,0298 Fer . . , 0,1000

Platine . . 0,0314 Nickel . . 0,1035

Mercure . . 0,0330 Cobalt. . . 0,1498

Élain. . . 0,0515 Verre. . . 0,1770

Argent . . 0,0557 Soufre . . 0,1880

Zinc . . . 0,0927

Pour un même nombre de degrés la capacité augmente BCDsiblementavec la température: ainsi pour 1" la capacité (lu fer est de 0,1000 de O^" à 100», de 0,1 150 de 0» à 250« eide0,l255de0«à350«.

MM. Petit et Dulong déduisent de leurs expériences ce principe important que les atomes de tous les corps ont la même capacité pour le calorique , ou du moins que cette capacité est dans un rapport très-simple avec le poids des atomes. *

Dilatabilité, — Aussitôt que le calorique pénètre les métaux, et avant de les fondre, il les dilate dans tous les sens. Celte dilatation est différente pour chacun d'eux. Pour un même métal elle varie aussi par chaque degré de l'échelle tLermométrique : cependant de 0° à 100'' on peut la regarder coiunie à peu près constante : dans cet intervalle la dilatation linéaire est telle qu'il suit pour les principaux métaux, d après Laplace et Lavoisier^ et d*après Daltou et Davy :

Laplaoc et Lavoisier. Dalton et Uavy.

Zinc — 0,00296

Plomb 0,00285 —

Étain fin 0,00217 — 0,0027^:^

Argent fin 0,00191 — 0,00238

Cuivre jaune 0,00188 — 0,00180

Cuivre rouge 0,00172 — 0,00170

Or de départ 0,00147 -> 0,00194

Acier trempe — 0,00112

iSn MÉTAUX.

Fer. . 0,00Î22 — 0,00126

Acier noo trempé. . . 0,00108 — .....o...

Platine 0,00086 — 0,00087

Mercure — 0,008B5

Verre 0,00089 — 0,0008«

La dilatation en surface est exprimée par des nombres douilles^ el la dilatation en volume, par des nombres triples.

Fusibilité, — Le de^ré de fusibilité des métauic est trè»varié , il y en a qu*on ne peut fnondre qu'à Taîde de fortes lentilles ou au chalumeau à gaz oiigène : tels soiit le platine, fe palladium, le rhodium , l'iridium , etc., et seulement en très -petites quantités. Le manganèse ne se fond qu'à la plus haute température des fourneaux d'essai ; température qui doit approcher de 180" p. Le fer, le cobalt et le nickel fondent à la température d'environ 160* p.; For à S2% le cuivre à 27% l'argent à 2Î*> ; l'antimoine à environ 432» do thermomètre centigrade , le plomb à 322^, l'élaio à 288*, le bismuth à 247**, et le mercure à — 38".

CofUraction^ espansiûn, — La plupart des métaux diminuent de volume en passant de Télat liquide à l'étnt solide; cependant il y en a quelques-uns qui se dilatent au contraire au moment où ils se solidifient ; la fonte de fer, TantiioeiDe, le bismuth ei le zinc sont dans ce ras.

f^olatilité. •— Les métaux difficilement fusibles , et quelques-uns de ceux qui se fondent aisément « sont fixes s la température de nos fourne^iux ; les autres se volatilisent a des de^vé» de température différents. Les métaux les plu& volatils sont le mercure, le zinc, le cadmium et rantiraoine; Je bismuth et le plomb le sont moins , le cuivre et l'argeot le sont très-peu ; mais La plupart des autres se volatilisent et brûlent dans l'air lorsqu^'on les chauffe au chalumeau à gaz oxigène.

Atomes. — Le tableau suivant fait connaître les nombres qui ont été adoptés par M. Berzélius pour représenter les poids atomiques des métaux , ainsi que les caractères dont on se sert pour désigner ces métaux.

Urane. . . . U 2711,858 Cadmium. . . Cd 896.767 Argent. . . . A^ 1351,607 Palladium.. . Vd 665,899 Bismuth. . . Ot ]SS0,377 Rhodium. . • R 651,357 IMoinb. . . . PÂ 1294,498 Molybdène. . Mo 598,520 JWenure. . . Wg 1265,823 Cérium. ... Ce 576,696

Osmium. . . 0« 1244,487 Zinc In 40î,226

Or Att 1243,018 Cuivre Ci* 895,695

Platine. . . . P/ 1233,490 Nickel Ni SC9,675

ACTION DBH CAZOLITBS. 481

fridiiim. . . Ir 1239,499 Cobalt Co i68,991

Tungstène. . W 1188,000 ChrAmc^ . . . Cr 851,815

Tantale. ... Ta 1153,715 Manganèse.. . Mm 345,887

Vanadium. . . V 855,840 Fer F« 839,205

Antimoine. . . Sb 806,452 Titane Ti 803,662

Etain Sn 735,294

ARTiCLi III. — Action de$ ga^olUe» ei dt hurê compoêés êvr ies métaux^ et den métaux lei un* mr leê nutre$.

Genres de eombinatêone. — Les métaux furmenl , avec les gazolites^ des combinaisons très diverses.

1** En se combinant un à un avec les métaux , les gatolites forment des composés de premier ordre : les ofidee , les eulfuree , les chlorurée , etc.

2<> Ces comprises du premier ordre peuvent se combiner avec un gaiolite , autre que celui qu'il renferme, et donner naissance à une nouvelle série de combinaisons ; mais ces ronibinaiaoïis sont très-peu nombreuses.

8* Les composés du premier ordre en se combinant entre eux forment divers genres de composés du second ordre.

A. Les oikides en se combinant avec les combinaisons ox idées des gazoliies produisent les eels.

B. Les oxides en se combinant entre eux ou avec Peau forment des composés analogues aux sels.

C. Les rtmipfisés de premier ordre contenant un même gazolite autre que Toxigène , se combinent entre eux comme les oxides. Ces composes sont analogues aux sels; le gazolite y remplacé Toxigène ; on peut les nommer en général gazoluree doubles. Ou connaît des eulfuree , cA/orures , cyanures doubles , etc.; on les appelle aussi suffoeels^ cRloro-sels , cyano-seln , etc.

D. Les composés du premier ordre contenant le mémo métal et deux gazulites différents, se combinent fréquemment ensemble. On connaît des oxi-sulfures , des ojrtchlorures , des sulfo- chlorures , des arténio-svifures , etc.

E. Les comp(»sés du premier ordre contenant chacun un métal et un gazolite différents , se combinent aussi entre eux ; mais les combinaisons qui en résultent n*ont encore été que peu examinées. On connaît , par exemple , beaucoup de Composés de lîtharge et de sulfures.

F. Enfin on sait qu'il existe dans la nature des combinaisons de sels uxidés avec des gazolures , et Ton en a préparé artificiel kment un assez grand nombre par rote sècfie. On connaît des chloro-phosphales , des fluo-sihcates , etc.

j^o Les combinaisons que les mëlaux forment entre eux se nomment a//ta^0<. Les alliages do mercure portent le nom â'amaigameâ.

Nous allons examiner successivement , sous le point de vue général^ ces diverses combinaisons , en groupant ensemble celles qui renferment les mêmes gazolites ; mais auparavant nous devons faire connaître sommairement lactton que ces corps, ainsi que leurs composes principaux, exercent sur les métaux.

S I". >- Oxigénaniê.

Oxigène, — Tous les métaux peuvent se combiner avec Toxigène , la plupart eu plusieurs proportions ; un certain nombre de ces combinaisons jouissent des propriétés acides. On peut oxider les métaux par faction de roxigène , de Tair atmosphérique sec ou humide , des acides ^ des alcalis et des sels. Tous les métaux, à Texception de l'or, du platine, du palladium et de quelques chrèmides , sont oxidës par l'exigène à l'aide d*une température plus ou moins élevée ; la combinaison a généralement lieu avec chaleur et lu* mière , et celle-ci est différemment colorée pour les différents métaux.

^/t>. — L'air sec agit sur les mélaux à peu près comme Toxigène, mais avec moins d'énergie : a la température ordinaire l'air humide est plus oxidaiit que l'air sec. Les métaux que l'on expose à son action se transforment ea hydrates ou en carbonates : tels sont le manganèse , le fer, le tinc , l'élain , le cuivre , le plomb. Le plus souvent l'eau n'est pas décomposée , mais l'oxigene atmosphérique est attiré à la faveur de ce liquide. La présence d'un acide facilite considérablement encorde l'absorption de Foxigène atmosphérique par les métaux : ainsi si l'on mouille du fer avec un peu d*acide acétique étendu , du cuivre ou du plomb avec de Tacide sulfurique faible, il y a oxidatîon très-prompte à la température ordinaire , sans qu'il y ait décomposition d'eau ni d'acide.

Eau. -- Plusieurs métaux peuvent s'oxider en décomposant l'eau, les uns à la température ordinaire, comme le manganèse; d'autres à une chaleur voisine du rouge, comme le fer, le cobalt ^ le nickel , le zinc , l'ctain, l'antimoine. Le fer y le cobalt, le nickel et le zinc décomposent l'eau plus ou moins rapidement à la température ordinaire, lorsqu'il y a présence d'un acide un peu fort.

ACTION DBS GAZOLITES. 48:)

y4cide$, — Les acides oxigënës peuvent oxider un grand nombre de métaux par eux-mêmes , en se décomposant.

Uacide carbonique n'est décomposé par quelques métaux, le TCiJinganèse, le fer , le zinc , qu'a une température voisine du rouge.

Uaeide nitrique attaque tous tes métaux à froid, et beaucoup plus énergiquement à chaud , excepté les chrdroides et les chff sides , encore le palladium est-il sensiblement attaqué. La température s'élève , et il se dégage soit de PaKote , soit de Toxide d'azote , soit du deutoxide d'azote , qui en se répandant dans l'air produisent des vapeurs rutilantes d'acide nitreux. Lorsque le métal est très-oxidable , nomme l'étain, etc., l'acide et l'eau sont souvent décomposés en même temps^ et alors il se produit de l'ammoniaque sans qu'il y ait dégagement sensible de gaz.

IJacide êulfurique étendu dissout même à froid le manganèse, le fer et le ^inc, le cobalt et le nickel, et détermine la décomposition de l'eau par ces métaux. L'acide sulfurique concentré attaque tous les métaux , excepté les chr6m ides et les chrysides , à la température voisine du degré de son cbullition ; il se dégage du gaz acide sulfureux et il se forme un sulfate.

Uacide êulfureus liquide dissout le manganèse, le fer.et le zinc sans dégagement de gaz; l'acide est décomposé , et il se forme des b y po-su lûtes et des sulfures.

L'acide phosphorique liquide n'agit sur aucun métal qui ne déf;c»rapose pas leau à la température ordinaire ; l'acide phosphorique viireux est décomposé à la chaleur rouge par les métaux trés-oxidubles.

Vacide arsénique agissant par c^oie ièche est plus oxidant que l'acide phosphorique, il attaque un très-grand nombre de métaux, même l'argent.

Les acidee organiques n*ont d'action que sur les métaux qui décomposent l'eau, ou bien en déterminant l'abéorption de rozigène de l'air : ils ne sont pas oxidanls par euxt mêmes.

jéicaliê. — Les métaux électro-négatii^, même les chrysideSy excepté l'or, s'oxident lorsqu'on les chauffe au rouge avec un alcali caustique; l'alcali n'est pas décomposé, mais le métal estoxidé par l'oxigène atmosphérique.

Seh, — Les carbonatee oxident par voie sèche les métaux qui ont beaucoup d'affinité pour l'oxigène ^ tels que le manganèse , le fer , le zinc , l'étain , avec dégagement de gaz pxide de carbonq.

Les niiraies ntlaqiienl presque tous les mrlaiix à la rhaleur rouge ;'ils n'adaquenl sensiblement ni Vor ni Targent.

Les iulfateê acides à hase d*alcali oxident par roie sè^he beaucoup de métaux à la faveur de leur excès d*aeide qui se change en acide sulfureux.

Les chlorates oxident les métaux à la chaleur rouge , à peu près fM>mme le nitre : rependant ils n*«igisseot pas aussi énergîquenient que ce lel sur les métaux électro- négatifs ^ parce qu*en se décomposant ils ne laissent pas, comme lai, un alcali libre qui puisse se combiner avec l'oxide formé.

Les métaux très-oxidables s*oxident beaucoup plus facilement à Tair lorsqu'ils sont humectés arec une dissolution saline faible , que lorsqu'ils s^mt mouillés avec deleau pure.

Les dissolutions salines des métaux préripitables à Tétat métallique convertissent en oxides, qui restent dissous , les métaux que précipite le métal que renfermait le sel.

§ 2. — Ilydrogénants.

VRydrogène ne forme de combinaison avec aucun métal.

§ 3. — Sulfurants,

Soufre, — Le soufre se combine direrlement avec la plupart des métaux , en produisant de la chalciy et de la lumière ; avec le platine, le palladium et le rhodium, il ne se dégage pas de lumière tant que le mélange est en contact avec l'air, mais si Ton chauffe ce mélange dans le vide^ il devient lumineux. Les chrùniides et l'or ne sont pas attaqués par le soufre.

Acide RydrO'SvIfurique, — L'acide hydro-sulfuriqne gazeux est décomposé à l'aide de la chaleur par les métaux trcs-oxidabies ^ il reste un volume d'hydrogène pur égal au sien ^ et il se forme un sulfure. L'acide liquide n'agit que faiblement sur les métaux ; cependant il y en a un certain nombre qu'il ternit en les rec<juvrant d'une pellicule de sulfure, entre autres le mercure et l'argent.

Per-svi/ures alcalins, — Les per«sulfures alcalins sulfurent quelques métaux par roi^ humide; ils les sulfurent tous sans exception par la voie s^che , et i^ont ramenés à un degré de sulfuration moins avancé. Ce sont les sulfurants les plus finissants que l'on connaisse.

§ 4. — Séléniuranls, telluranis, phosphurants, arséniurants.

Sélénium, — Le sélénium agit sur les métaux à peu près comme le soufre, mais moins énergiquement.

Tellure, — Le tellure se combine directement avec beau-

AGTI01«i DES GAZOLITES. 485

coup de métaux, même avec Tor ; mnis comme, cette substance est Fort rare , les tellurures sont peu connus.

Phosphore, — Le phosphore se combine directement aveu un grand nombre de métaux ; mais plusieurs de ses combinaisons sont peu stables.

Arsenic— L*arsenic se comporte avec les métaux à peu près comme le phosphore ; mais ses combinaisons sont moins facilement décontposables par la chaleur.

§ ô. — Chlorurautê,

Chlore, — Le chlore gazeux , à l'aide d'une température plus ou moins élevée , exerce sur les métaux une action très- vive : il attaque le manganèse et le tungstène au rouge obscur; le fer, le cobalt, le nickel, le cuivre, l'antimoine, l'étain, le zinc, le plomb, l'argent et l'or, à la chaleur rouge; il attaque à peine le platine au degré de la fusion du verre ; au contraire il se combine avec le mercure , même à la température ordinaire. Il y a dans la plupart de ce» com- , biiiaisons dégagement de chaleur et production de lumière diversement colorée.

Acide hydrO'Chhrique, —V acide hydro-chlorique gazeux convertit en chlorures , mais seulement a l'aide de la cha« leur , le manganèse , le fer , le zinc et Tétain : il ne se dégage pas de lumière ; l'acide décomposé abandonne un volume d'hydrogène égal au sien. L'acide liquide dissout les mêmes métaux avec dégagement de gaz hydrogène; lorsqu'il est concentré et chaud « il attaque en outre, mais lentement et faiblement, rantimoine,le bismuth et le cuivre.

Eau régale, — On appelle eau régale un mélange d'acide nitrique et d'acide hydro-chlorique. Ce mélange attaque tons les métaux , excepté quelques chrômides et quelques chrysides : son action est en général très-vive. La présence du métal détermine la réaction des deux acides l'un sur l'autre, et il en résulte du gaz nitreuxqui se dégage , et du chlore qni reste en partie combiné avec le métal. Lorsque l'acide nitrique est en excètt , et quand le métal est trèsoxidable , tout le chlore se dégage, et il se forme un nitrate. On voit d'après cela que l'eau régale est, selon les circonstances , un chlorurant ou un oxidant très-énergique. C'est le plus puissant dissolvant pour les métaux.

Sel ammoniac, «— Le sel ammoniac transforme beaucoup de métaux en chlorures à l'aide de la chaleur , avec dégagement de gaz hydrogène et d'ammoniaque.

486 ÉétAUXi

§ 6. — Brômuranii.

Brame, — Le brème se comporte atec les métaux à peil f)ré9 comme le chlore : il attaque le mercure sans ëmîssioa cie lumière; il dissout l'or, mais il est sans action sur le platine.

y^cide hydro-bromique. — L*acide hydro-brèmique dissout le manganèse , le fer , le zinc et Tëtain avec dégagement d'hydrogène : il n'attaque pas le mercure.

§ 7. — loduranis.

Iode, — L*iode se comporte avec la plupart des métaux comme le chlore ; mais son action est beaucoup moins forte : il n*attaque pas Tor. L*acide hydriodique dissout les mêmes métaux que l'acide hydro-chlorique, et même le mercure<

§ 8. — Fluorurantê.

Fluor, — On n'a pas obtenu le fluor à Tétat isolé , parce que ses affinités sont trop énergiques*: il attaque tous les métàute.

Acide hydro-fluorique, — L'acide hydro-fluorique dissout les métaux facilement otidables et les chrômides; il attaque même les autres plus ou moins fortement; aussi est-oo obligé, pour le conserver, de se servir d'argent pur, et encore est-il nécessaire de l'étendre d*eau.

Acide nitrO'fluonque, — L'acide nitro-fluorique est analogue à l'eau régale; mais c'est un dissolvant beaucoup plus puissant : il attaque tous les métaux , et principalement les ehrèmides.

§ 9. — Borurants , iiliciuranti.

Bore, silicium. — Le bore et le silicium peuvent de combiner directement avec quelques métaux , mais leur action est faible.

Acide borique^ êilice. — Lorsqu'on chauffe à une très-haute température de l'acide borique ou de la silice mêlés de charbon , avec un métal , celui-ci retient quelquefois un peu de bore ou de silicium en combinaison.

§ 10. — Carburante.

Le carbone ne se combine directement qu*avec un petit nombre de métaux , en très-faible proportion , et seulement à l'aide d'une très-haute température ; mais on obtieDt des

OXIDBS CT HYDRATES. 487

carbares métalliques de composition variée, en calcinant en vases clos des cyanures ou des sels organiques.

§ U. — it/étotijr.

Métaux, — Presque tous les métaux sont susceptibles de se combiner ou de se mélanger intimement les un.<i avec les autres, deux à deux , trois à trois, et en plus grand nombre. 11 en résulte un nombre infini de combinaisons qui ne sont pas toujours assujetties à la loi des proportions définies^ mais on n*en a encore examiné qu'un petit nombre* Lorsque Tcfn combine ensemble des métaux qui ont beaucoup d'affi* nité l'un pour l'autre^ on remarque qu'il y a dégagement de cbaleur et de lumière comme dans une combustion ; c*est ce que Ion peut observer, par exemple, dans les fabrique» de laiton , quand on allie le cuivre avec le zinc.

Il y a des métaux qui refusent absolument de se combiner, même lorsqu^on les expose ensemble à une très-haute température^ par exemple le Fer avec le plomb , l'argent ou le cuivre, le cobalt et lo nickel avec le plomb ou avec l'argent, etc.

ARTiGLB IV. — Compoiés oxigénèn.

S l". — Oxidei et hydratei.

Caractères. — Les oxides sont tous solides. Il n'y en st qu*un très-petit nombre qui jouissent de Téclat métallique : tels sont le deutoxideet leper-oxide de manganèse natifs, les oxides de fer magnétiques et le per-oxide natif, l'oxide de titane ; ils perdent cet éclat par la trituration. Leur couleur est en général différente de celle du métal qui les produit : cette couleur est souvent très«belle et trèscclatante; aussi cette classe de cprps fuurnit-elle des matériaux précieux à la peinture. Leur densité est toujours moindre que celle du métal qui leur sert de base ; mais quelquefois elle lui est presque égale.

Les oxides sont inodores, excepté ceux d'osmium et d'an* timoine à l'état de vapeurs. Il y en a plusieurs, même parmi ceux qui sont insolubles , qui ont de la saveur, surtout lorsqu'ils sont a l'état d'hydrates: cette saveur est faible, mais très-désagréable. Beaucoup sont des poisons violentSh Quelques-uns sont employés comme médicaments.

action de la chaleur. — Il y a un très-grand nombre d'oxides qui sont fusibles à la température de nos four* •leaux ; ils cristallisent en se refroidissant. On remarque

qu*en gëiiëral ceux qui con tien tient un niçtal très-fusible sont aisément Fusibles euï-raêincii; mais il y a des exceptions , Fuxide de zinc , le deutoxîde d*étaio , Facide antinionieux.

Tous les oxides sont Gxes ou à peu près Gxes , même ceux qui contiennent des métaux très-volatils, à rexception du protoxide d'antimoine, de l'acide molybdîque et du peruxide d'osmium.

Réductibilaé. — La chaleur réduit complètement les uxides d'argent et de mercure et les oxides des chrysides , à l'exception de ceux d'osmium. Elle amène à un raoîiidre degré d'oxidation les per-oxides et deutoxides de chrome , de manganèse , de cobalt , de nickel ^ de plomb , etc.

La lumière réduit ppu à peu quelques oxides , par exemple ceux d'or et d'argent.

Grillage. — Beaucoup de protoxides absorbent une nou-* velle dose d'oxigène lorsqu'on les grille à un certain degré de chaleur. Quelques-uns absorbent même l'oxigène aliuos' phérique à la température ordinaire, lorsqu'ils sont à l'état d'hydrates.

action des gazolUes, — Le carbone mélangé intimement avec les oxides les réduit complètement presque tous , à une température plus ou moins élevée ; quelques-uns , comme ceux de manganèse , ne sont amenés qu'à l'ëlat de protoxide au blanc naissant.

Les oxides de fer , et les oxides de tous les métaux qui ont moins d'affinité pour l'oxigène que ce métal , sont réduits par le gaz hydrogène à Ta chaleur blanche : les métaux ainsi obtenus^ lorsqu'ils sont pulvérulents^ ont la prupriété de s'enflammer au contact de l'air. Le gaz hydrogène ne réduit pas complètement les oxides de chrome, de titane, de tantale , de cérium , de manganèse ni de zinc.

Les uxides réductibles par l'hydrogène le sont aussi par le soufre, h l'aide de la chaleur; il se dégage du gaz sulfureux , et il se forme un sulfure. La réduction se fait plus facilement en substituant le sulfure de mercure au soufre, parce que la réaction peut avoir lieu à une température plus élevée. Le sulfure de carbone en vapeurs réduit et change en sulfures tous les oxides métalliques, mémeroxide de titane. Les per-sulfures alcalins opèrent la uiénie transformation à l'aide d'une chaleur plus ou moins forte; à Tétai liquide ils dissolvent presque tous les oxides des métaux électro-négatifs, enlesamenant également à l'état de sulfures. Le phosphore et l'arsenic transforment tous les oxides ,

DXIDES ET UTDRATES. 189

ei^cepté ceux des chrômides, en phosphurcs souvent mélangés de phosphates , et en arsëniures.

Le chlore transforme en chlorures , au*dessoas de la chaleur rouge, lesoxides de cuivre , d*antimoine, d*étain , de bismuth , de plomb et d*argent ; au dessus de la chaleur rouge , les oxides de cobalt et de nickel : il y a dégagement d*oxigène. II change en un mélange de chlorure et de peruxide les oxides de fer magnétique, et il n^attaque pas le peroxide. Il transforme en chlorures tous les oxides, sans exception , lorsque ces oxides sont mêlés de charbon. Par voie humide^ le chlore décompose tous les oxides qui ne sont pas saturés d*oxigène , de telle manière qo*une por* lion du métal se combine avec lui , et que Toxigène qui se sépare se porte sur une autre portion de i'oxide avec lequel il se combine. Le chlore dissout aussi un grand nombre d'oxides lorsqu'ils sont saturés d'oxigène , et il parait former avec eux des combinaisons analogues à celles qu'il donne avec les terres alcalines ; mais ces combinaisons n*onC pas encore été convenablement examinées. La plupart des oxides sont décomposés par le sel ammoniac ^ et amenés à Tétat de chlorures à Taide d*une chaleur peu élevée , et souvent le chlorure retient en combinaison une certaine quantité de sel ammoniac, que l'on ne peut en séparer qu'en chauffant fortement. Lorsque le chlorure qui se forme correspond à l'oxide , il ne se dégage que de Tammoniaque et de reau ; mais quand ce chlorure est inférieur à Toxîde , il Y a dégagement d'azote. L'excès de sel ammoniac , en se sublimaut , entraîne toujours avec lui une grande quantité de chlorure métallique , lorsque celui-ci est volatil.

action des métaujs» — Le manganèse, le fer, le zinc et l'ëlain réduisent les oxides de presque tous les autres métaux , excepté ceux des cbiômides . à Taide de la chaleur. Par la voie âumide , il y a treize métaux qui sont suhcepliblesd*ètre précipités, à Tétat métallique, de leurs dissolu- /^ /ua 'li tions, par d'autres métaux plus oxidables : ce sont le zinn, Taotimuine, le plomb, Tétain, le cuivre, le bismuth, le mercure, l'argent et les cinq c^j^rysides. ^ ^ /"M U u*.» * t. i^fjêk^ \f ^ê\

Action de f eau, — Les oxides sont tous a peu près inso- /*¥i Mil lubies dans Teau, excepté le peroxide d'osmium, l'acide ^ ' / chrdmique, et les acides molybdique et molybdeux. Quelques-uns décomposent ce liquide à l'aide de la chaleur, eu se suroxidant : tels sont les protoxides de fer , de manganèse, d'étain et de titane; les protoxides de fer et de titane le décomposent même à la température ordinaire. Tous sont susceptibles de se combiner avec l'eau lorsqu'ils sont à l'état

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naissali^t : ilsconstitiienlabrs ce qu'on appelle des Rifdmtn. Action deê acides, — Lès acides ont tm^ grande tieDditfee à se bottlyhièfr aVec Ie3 oMe^, stinout lo^-squ^ils^lMlâ Peut d'hydï-ates, )^ouV* r<yirà^er*déè beU. fl y a cepien«l»ilt iqa^l^ ôkides qài n\>Ot qtiVittie âffînilé trèfs-faHstè fronr les aeidei, il y eti à 'd*Àutres (fùli fie s'y coùibinent qu'en «bandonDStil ukie de^laiàe porlioti dt leur oxigènè, les perorîdeè die ce* riuin, dé thangartéi^, de chtôïtie, etc., ^paOr eteodple. On remarque que, panOf^i lesdiiféretits oxides que peut toroer na Métal, celui qui a lé pltib «l'afBnritë pour les acides est presque toujours tè bi6in)B otigéivé; titah qiàPelqiiefots c'tà VùHiâe MèYtrlêâMi*e,

Véieidè càrbohique alMoâiphëi^que n^est absol'tM ^oè par les oxides (fixi sont "des bâ^es très-fortes, covikine Toxide de plomb, les oxfde^i de cobaU, de nickel à Tétat d'hydrate, etc. Cet âicide peut ^ Combiner av<ec un plus ^and nom- Wè'd'Oxides lorsque reàx-d se trovrvent en sa présetieeâ l'état tièrfssant.

Vacide \iiirique diâsont lli plupart des orides, à Texoeption deb perolides d'rtain, d*anl!moiûe, de plomb, de maaganëse, Ptc; il sûrolide, à Taide de la chaleur , [es protoxides de fer, 'd'étain^ de cuivre, de miercnre, d*antinioîne, de nolybdèhe, etc. Il partage en deux okides, saroir enprotoxtde qui se dissout et en peroxide insoluble , les deutoxides 4e plotelb et de manganèse ; il rfarmène à un moindre degré d'otidàtion, avec dégagement d*okigène, les dentoxides de cobalt, de nidkei, de cérium, etc.

Vacidê êiiipitique a une grande tendance a se combioer avec les oxides ; cependant il agit peu sur plusieurs peroxides^ à Aïoins que la température ne Soit élevée, auquel cas il tin ramène quelques-uns à un moindre degré d'oùdation. Au CiiùCraire, lorsqu'il est concentré et bouillant, il suroxide quelques protoxides en se décomposant , comme les prdtoxidés de fer et de Uie'rcure.

Vacide tulfurêuxpeui se combiner avec an grand nombre d'oxidés, et il ramène beaucoup deperoxides au mifiimMfi d*oxidation, avec formation de snlfate ou d'hypo-sulfate.

Vacide Hydro'sulfùrique gaseux transforme un grand notnbre d'oxidés en sulfures a l'aidé de la cbaleur,et souvent mèifae è froid.

Vacide 'pâoÉp£ûrîque'se combine aVec tous les oxides par la voie àèûne,

Vacide arsénique ^e comporté à peu près' comme l'acide phosphoriquo. mais comme il est plus facilttient décomposable il arrive quelquefois qu'il ^UrUxîde des protoxides, ou qu'il

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se transforme «n acide arsënîeui et en gaz oxigène avant qae la eombinaÎBon puisse avoir lieu.

Vadde muriaiique agit sur tes oxides comme acide trèspaissant, fi les dissout presque tous, et avec beaucoup de peroiides il y a dégagement de chlore. Il est naturel de considérer la plupart de ces dissolutions comme des chlorores ; cependant il y a lien de croire qu*avec les oxides difficilement réductibles , comme Toxide de titane , il se forme des «hydre -chlorates d'oxides. le même acide à Tétat gazeux change la plupart des oxides en chlorures à Taide delà chaleur , avec formation d*eau.

Voeidt hydro'ffuorique est de tous les acides celui qui agit le<phisénergiquement sur les oxides ; il attaque et dissout même les oxides de titane et de tantale. Il est vraisemblable que, du moins dans la plupart des cas , il se forme jdeB Hiiorureft. Avec les ficroxides de manganèse, de cobalt, de nickel^ il y «dëgageniciit d'oxigène.

Vadde borique employé paa^ voie humide , n'«i{u*»ne faible action sur les oxides , a moins qu'ils ne soient à TétaC d'hydrate ; mais par«oi« eèche il forme avec la plupart descemiiinaisons très -fusibles.

La nXic6 ne se combine par cote humide avec les oxides^ que lorsque les deux substances se trouvent en présence l'une et l'autre à l'éUt naissant; mais par roM sécAe elle entre «en combinaison avec la plupart des oaides, même lorsque cette combinaison n*eat pas fusiblo.

Action des alcalis, — La ^Uu$e et la «oudeoaustiques se combinent avec plusieurs oxides métalliques , tantôt par la voie hufnide, tantôt par la voie eèche, (Pour que la combi» jiaison puisse avoir lieu par la voie ktimide, il faut presque toujours que l'oxide soit à l'état d'hydrate. Ces alcalis di»aolvent facilement les oxides de aine , d'^tain, de plomb, et les acides chrômique, tungstique et molybdique. Ils forment par voie êèclte des combinaisons insolubles avec les oxides de titane , de tantale , d'uraoe , etc.

L'oMUtoiuaçiie dissout en grande quantité les oxides de zinc, de ouivve, d'argent, les acides chrômique, tungstique et molybdique, etc.^ et en moindre quantité les protoxides de manganèse , de fer , de nickel , do cobalt , etc.; le plus souvent, pour que la dissolution puisse avoir lieu . il faut que l'oxide soit À l'état d'hydrate récent. L'ammoniaque gazeuse réduit à l'aide de la chaleur tous les oxides ^ excepté ceux des cbrômides ; il «e forme de l'eau , et le plus souvent il se dégage de l'azote; oepeodant avec les oxides faciles à réduire il se forme du deutoxide d'azote.

409 UÉTAUX.

jéction de$ oxidti, — Les protoxîdes des métaux très-oiidables réduisent les oxides des métaux très-peu oxîdables ^ comme ceux de mercure et d*or , et ramènent seulement à un moindre degré d*oxidation les oxides des métaux moyennement oxidabîes. Plusieurs oxides sont susceptibles de se combiner Tun avec Tautrc, lorsqu'ils se trouvent en présence à Tétat naissant. De là vient qae quelques oxides non précipitables de leur» dissolutions par certains réactifs, le deviennent lorsque la liqueur renferme en même temps d*autres oxides. Deux oxides différents d^un même racial, é(»nt chauffés ensemble , peuvent quelquefois former une combinaison analog;ne à un sel ; par exemple, le protoxide et le peroxide de fer. Ces combinaisons ont cela de particulier qu elles donnent avec les acides des mélanges de sels de protoxides et de peroxides.

Actions des sels, — Le nùre et le chlorate de potasse suroxident par voie sèche tous les oxides qui peuvent produire des peroxides ou des acides permanents à la chaleur blanche.

Force des oxides. — Les oxides qui jouent le rôle de» bases les plus fortes suntToxide d'argeni, les protoxides de plomb, de fer, de man^vanèse. de cobalt, de nickel , le deutoxide de mercure, Toxide de zinc et le deulnxide de cuivre.

Composition. — Lorsqu'un même métal est susceptible de produire plusieurs oxides, les quantités d*oxigène que renferment ces différents oxides sont entre elles comme quelques-uns des nombres 1^ 2, 8, 4, 6, 8, 10, 12 et 16 : quand les rapports sont plus compliqués, c*est que l'un des oxides est une combinaison en proportions défmies d*un oxide inférieur et d'un oxide supérieur. ,

Hydrates. — Les hydrates des oxides incolores sont euxmêmes incolores ; ceux des oxides colorés sont colorés aussi, mais leurs couleurs sont différentes de celles des oxides. Ces couleurs sont presque toutes très-belles. Leur densité est phib grande que la moyenne de la densité de l'eau et de l'oxide^ ce qui prouve que l'eau y est très-condensée.

Les hydrates sont en général très- facilement décomposables par la chaleur; quelques-uns, par exemple l'hydrate de cuivre, se décomposent même dans l'eau bouillante. \^^ sont tous beaucoup plus facilement attaquables par les acides et par les alcalis que leurs oxides. Ils ne se forment pas directement : on ne les obtient qu*en précipitant les dissolutions métalliques par les alcalis caustiques en excès.

L'eau peut se combiner en plusieurs proportions avec un

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