ALLIA6IS
fer;ei le pruMÏate rouge du même métal , c^rnibinaison de cyanure de potaAsîii m et de percyanure de fer. (Voy. Fer,)
On obtient le» cyanures a4Galin9 doubles en chauffant an rouge un mélange de charbon animal , ou d'une matière animale quelconque ^ avec du carbonate de potasse ou de soude, et le inétal que Ton veut introd4iire dans la combinaison, ou même Toxidede ce métal, lorsqu'il est facilement réductible.
Lorsqu'on précipite une dissolution métallique par un cyanure alcalin double, le précipité qui se forme est dans la plupart des cas un cyanure double dans lequel le cyanure alcalin est remplacé par son équivalent de cyanure du mé* tal tenu en dissolution. Avec les dissolutions de peronide (Je fer le précipité est un hydro-cyanate de protoxide et de peroxide de ce métal.
Dans les cyanures doubles alcalins , le métal alcalin con^ tient deux fois autant de cyanogène que l'autre métal.
On obtient un euifo-cyanure alcalin en chauffant à une chaleur ménagée un cyanure alcalin double avec du soufre. On peut produire des combinaisons analogues avec le sélénium , mais non pas avec le tellure.
Les eyanatês métalliques chauffés dans un tube de verre se décomposent en répandant une forte odeur de vinaigre , sans dégagement d'ammohiaque ni d'eau , mais seulement d'acide carbonique et d'azote, dans le rapport de 2 à 1 en volumes. Les acides forts les décomposent avec production d^deur de vinaigre. Ils ne donnent pas de bleu de Prusse avec les sels de fer. L'acide et la base renferment une quantité égale d'oxigène.
Les fulminates sont identiques , par leur composition , avec les cyanates; mais leurs propriétés sont toutes différentes. Ils se décomposent avec détonation violente et souvent dangereuse , à une faible chaleur, par le choc , et souvent par le plus léger frottement. On les prépare en traitant les métaux par un mélange d'acide nitrique et d'alcool.
ARTICLE XIX. — Alliayes,
Les alliages sont tous doués de Pcclal métallique^ ils sont solides, à l'exception des amalgames, qui sont souvent mous et quelqueftiis liquides. Quelques-uns ont une odeur et une saveur particulières. Il en est qui jouissent d'une élasticité et d'une sonorité remarquables. En général ils sont plus durs et moins ductiles que leurs composants. Ou remarque que les alliages des métaux cassants sont cas-
sants eux-mêmes ; que les alliages des métaux ductiles sont le plus souvent ductiles, mais quelquefois cassants; que les alliages des métaux ductiles et des métaux cassants sont toujours cassants lorsque ces derniers dominent, et tantôt cassants et tantôt ductiles lorsqu'au contraire c'est le métal ductile qui domine.
Les alliages sont souvent moins ductiles à chaud quli froid , ou du moins à une chaleur forte qu'à une chaleur faible : ils sont même souvent cassants à une certaine température plus ou moins élevée. Cela a lieu lorsque Tun des métaux alliés est fusible à cette température , parce qu'alors il tend à s*en séparer. C'est ainsi que le laiton , alliage de cuivre et de zinc , Yrcs-ductile é froid, devient fragile à une température peu élevée.
La densité des alliages est tantôt plus forte et tantôt inoindre que la densité moyenne des métaux qu'ils renferment. Suivant Gellert et Kraft , elle est plus forte dans les alliages de l'or avec l'argent , le plomb , le bismuth et le zinc ; dans tes alliages de l'argent avec le cuivre, le plomb, Tétaiiiy le bismuth , le zinc et Tantimoine; dans les alliages du cuivre avec Tétain , le zinc et l'antimoine; dans les alliages du plomb avec le zinc , le bismuth et l'antimoine; dans les alliages du mercure avec l'étain et l'antimoine; et enfin dans les alliages de bismuth et d'antimoine. Au contraire elle est moindre dans les alliages de l'or avec le cuivre, le fer et l'étain ; dans les alliages du platine avec le cuivre; dans les alliages du fer avec l'antimoine , le bismuth , le zinc , le cuivre et le plomb ; dans les alliages du zinc avec l'antimoine ; dans les alliages du cuivre avec le plomb ; dans les alliages de l'étain avec le plomb , le zinc et l'antimoine; et enfin dans les alliages du mercure avec le bismuth : elle est à peu près égale à la moyenne dans les alliages du cuivre avec le bismuth. Suivant M. Rupfer, il y a toujours dilatation dans les alliages de plomb et d'étain , mais cette dilatation varie selon la proportion relative des deux métaux.
Les métaux en s'alliant, dégagent ordinairement de la chaleur comme les autres corps ; cependant on connaît quelques cas dans lesquels il y a au contraire abaissement de température. Selon M. Dobereiner, quand on unit ensemble I atome d'alliage de bismuth et de plomb avec i atome d'alliage de bismuth et d'étain , il se produit du froid. Ayant mêlé ensemble 207 parties de plomb , 118 parties d*étain et Jli84 parties de bibmuth avec 1616 parties
ALLIAGBS. 531
de mercure a la température de 14o, il a observé que le thermomètre est descendu à — 8®.
La fusibilité des alliages est en général moindre que celle du métal le plus Fusible qu'ils contiennent ; cependant quelquefois , au contraire , elle est plus grande. Ainsi Talliage composé de
Plomb. . 0,840 Étain. . . 0,194 Bismuth. . 0,466
se fond à la température de 79" Réaumur.
Les alliages qui sont formés de métaux inégalement Fusibles sont souvent décomposés , soit partiellement , soit presque totalement, par une chaleur suffisante seulement pour Faire Fondre le plus fusible. Lorsqu*(»n sépare de cette manière deux métaux alliés, on dît qu^on fait une liquation. On sépare par liquation la plus grande partie du plomb de ses alliages avec le cuivre, et une partie seulement de Fétain, de ses alliages avec le fer, etc. Les amalgames sont complctemeut décomposés par la chaleur; le mercure est sublimé, et il n*en reste que des traces dans le métal fixe.-
Lorsqu'on expose un alliage Fondu au contact de Tair, le métal le plus oxidable s'oxide le premier, en entrainantune portion plus ou moins grande de Vautre métal; et, à une certaine époque, ce qui reste de ce dernier est tout-à-Fait pur. On Fait s<»uvent cette opération en grand , par exemple pour séparer le plomb ou i'étain du cuivre.
Le souFre sulFure les métaux alliés les uns après les autres, selon Tordre de leurs affinités, à moins qu'ils naient une tendance particulière à Former des sulfures doubles.
La plupart des métaux semblent pouvoir se combiner entre eux en toutes sortes de proportions ; cependant , comme lorsqu'il y en a de volatils on peut amener Talliage à avoir une composition atomique, il y a lieu de croire que beaucoup d'alliages sont des mélanges de l'un des métaux en excès avec un composé en proportions définies. On observe queqoanddeux métaux ductiles se combinent, l'alliage le plus ductile qu'ils puissent produire les contient en proportions définies , et qu'un excès de Tun ou de l'autre, et surtout du moins ductile, altère les qualités de l'alliage (laiton). Il est d'ailleurs indubitable qu'il y a des métaux qni se mélangent par adhérence , sans Former de véritables combinaisons : Le fer ne s'allie ni à l'argent ^ ni au plomb ^ ui au cuivre , et cependant , lorsqu'on le fond avec un de
532 VÉTAUX.
ces métaui , il en retient quelques millièmes qui modifient ses propriétés physiques.
Lorsqu'on métal ductile et un alliage cassant , mais dur, peaycDl être mélangés intimement , il en résulte souTeiit deii amalgames métalliques très-utiles ^ parce qu'ils sont à la fois tenaces et durs. Le bronze employé pour les canons, certains mélanges de fontes blanches et de fontes grises , sont dans ce cas.
On prépare les alliages par deux procédés principaux;
1** En combinant les métaux directement , soit en les mélangeant à Tétat solide avant de les fondre , soit en projetant le métal le moins fusible dans le métal le plus fusible préalablement liquéûé : il se développe une forte chaleur au moment du mélange ;
2° En réduisant par le charbon un mélange des oxides des métaux à allier, ou de Tun à Tétat d^oxide et de fautre à l'état métallique ; par ce moyen on obtient facilement les alliages des métaux dont les oxides sont isolément très-difficiles à réduire, les alliages du chrome avec les divers métaux , par exemple. Le mélange des oxides a sur le mélange des métaux l'avantage de donner des alliages beaucoup plus homogènes.
Z'* Quelques alliages, mais en petit nombre, peuvent être obtenus par roie humide, certains amalgames, par exemple.
SECTION II
DB LA UANIBAB d'ÂTRE DBS MÉTAUX DANS LA NATU&B , BT DES MATIÈRES QUI LES ACCOMPAGNENT.
ARTICLE pREHiBR. — Manière d'être des métaux dans la niture.
§ P'. Etats BOUS laqueU on trouve les miétaux.
Les métaux se trouvent dans la nature , sous quelquesuns des états suivants.
!• A l'état natifs c'est-à-dire purs ou alliés entre eux ; 2** à Tetat d'oxides simples ou multiples ; 8" à l'état de *f#/fures simples ou multiples; 4» a Tétat de séléniures simples ou multiples ; ^^ à l'état de teltururen simples o«i multiples ; 6° à Tètat d*arséniures simples on multiples ; 7"* h Fétat de chlorures; 8" à l'état d'iWwre* ; 9® à l'état de fluorures; 10° à l'état à'oxi-sulfwres; IP à l'état de telluro-sulfures ; 12^ à l'état d'arséniO'Sulfures ; 13" à l'état d^antimonio-sul-