CI
Per-oxidc de fer, Protoxide de fer.
Oxide de mangau Eau . . .
Acide phosph Silice. . .
Alumine Argile . .
Carb. de fer.
— de chaux Sable. . .
Bitume . .
ôVoië
! Fonte à l'essai.
0,025 trace.
Ville
bois.
Pou-
Per-oiide. de fer
Eau
Acide phosph.
Argile. . . .
Carbonate de fer.
— de chaux.
oca£8.
Saint- , n • , •
Boulogae.
Pontgibaud
(I) Graine magnétiques de CHâtiiton (Côte-d*Or) ; trèspetits, s'attachant facilement au barreau aimanté. Ils sont dissëniinés dans un minerai en grain.^, ordinairement bruns, et ne s*7 trouvent que dans la proportion de 0»01 tout au plas.
(î) Graine magnétiques de Narcy^ près de Saint-Dizier (Raate-Marne) ; très-petits et de forme un peu aplatie, d'un broo-jaunâtre luisant ^ s'attachant aisément au barreau aimanté. Le minerai dans lequel on les trouve en contient environ 0,10.
Ces minerais doivent leur vertu magnétique au mélange d'uo composé de silice, d'alumine et de protoxide de ^r analogue à la cRamoisite.
On trouve des grains magnétiques d.ms un grand nombre de minerais granulaires dils d'allucion : j*en ai observé dans ceux des environs de Béfort (Haut-Rhin), de Delaise (Haule-Sii^ne), d'Alligneville (Vosges), d'Aigrement (Haute- Marne) , de Pierre- Vil lers , près de Moyeuvre (Moselle) , de Stigny, [rouer et Glane (Yonne) , etc.
Quand ces minerais contiennent de l'oxide de manganèse, ils perdent leur propriété magnétique par ta calcination , parce que cet oxide abandonne de Toxigène et amène le protoxide de fer à Tétat de per-oxide. Ces mêmes minerais, quoique souvent très- fortement magnétiques , ne donnent pas de protoxide de fer à l'analyse : cela provient de ce que , lorsqu'on les traite par l'acide muriatique , le fer est per-oxidë par le chlore qui se produit à la faveur de l'oxide de manganèse.
Outre Talumino-silicate de protoxide de fer, les minerais magnétiques renferment quelquefois une cert:iine quantité de fer titane mélangé mécaniquement. Cette substance s'y trouve disséminée en grains extrêmement petits , cristallisés en octaèdres réguliers dont les faces sont ordinairement très-éclatantes ; elle n'y est jamais qu'en très-faible proportion. Les grains magnétiques de Glane (Yonne) en contiennent 0,01 ; il y en a une quantité notable dans les grains magnétiques de Châtillon.
(3) Minerai de la Renaudie.
(4) Minerai granulaire de Buiêson-Collot ^ près d'Ancyle-Franc (Yonne) ; grains très-Gns, dits graine de lin^ donnant du fer très-cassant.
(5) (6) Minerais des prairies de Torgelow en Pomëranie. (M, Karsten.) Ils renferment du phosphate de fer mélangé irrégulièrement, et ils donnent du fer cassant à froid.
(7) Minerai bleu de Hayanges (Moselle). On exploite à Hayanges , dans le calcaire oolitiquc , une couche horizontale de 3 a 4 centimètres de puissance bien réglée , qui fournit trois sortes de minerais : 1** du minerai brun, 2^ du minerai bleu , et Z^ du minerai gris : celui-ci est le plus abondant. Le minerai brun est de l'hydrate granulaire empâté dans un calcaire. Le minerai bleu est d'une nature particulière y et c'est à cause de cela que nous en rapportons l'analyse. Le minerai gris est un mélange des deux premiers en toutes proportions. Le minerai bleu est d'un gris-bleuâtre au moment oij il sort de la mine ; mais sa teinte s'affaiblit promptement à l'air, et elle passe au grisfoncé olivâtre. Sa structure est confusément oolitique , à très-petits grains. 11 est très-fortement magnétique. C'est un mélange de carbonate de fer, de carbonate de chaux , et d'un alumino-silicate-magnétique qui doit être à peu près composé de :
UIINÉRAUX OXIGÉNÉS. 219
Proloxidc de fer. . 0,747 l
Eau 0,Or.l )
Ootre les substances que nous avons citées , le minerai d'Hayanges renferme presque toujours de Tacide phosphorique, et quelquefois même en proportion considérable : un échanlillon en a donné jusqu*à 0,02; de là vient qu'il produit do fer cassant à froid.
(6) Minerai oolitique calcaire de F'il/ebois (département de TÂin) ; en grains ronds très-petits , d'un jaune-brun , agglomérés dans un calcaire grisâtre qui fait partie de la formation du Jura. Ce minerai se trouve en couches trèséteodues. On l'emploie dans plusieurs usines. Mais il ne donne que de mauvais fer.
(9) Ocre de Pourain ( Tonne ) ; variété commune , d'uQ jauoe-pâle.
(10) Ocre de Saint-Ceorge-sur-la- Prée (Cher) ; variété de première qualité, d*un beau jaune et à grains très-fins.
(M) Ocre de ia Berjaterie, près de Saint-Amnnd (Nièvre); variété de bonne qualité. Sa couleur est aussi foncée que celle de l'ocre de Saint-George, mais son grain est moins fin.
(12) Ocre de la Berjaterie^ dite carreau; d'un jaune-brun foncé, solide comme une pierre. £Ile forme une couche mince qui accompagne l'ocre n° 9. On s'en sert pour fabriquer le rouge de Prusse, en la calcinant.
Noia, L'ocre se trouve à Pourain , à Saint-George et à la Berjalerie, en bancs horizontaux plus ou moins puissants , alternant avec des argiles plastiques , des sables quarzeux et des grès ferrugineux. Elle appartient à la formation de la craie.
(11) Ocre des envirom de Boulogne. (Pas-de-Calais) ; compacte, homogène, d'un très-beau jaune. Elle renferme environ 0,16 de sable quarzeux excessivement fin. Lorsqu'on la traile par l'acide oxalique elle se décolore, et il se dissout 0,06 d'alumine avec le fer.
(14) Ocre de Pontgihaud (Puy-de-Dôme), qui remplit les
fissures du terrain dans lequel on exploite les mines de
ilomb.On croit qu'elle a été déposée par les eaux minérales
M'dules qui abondent dans le pays. Elle contient deO, 10 de
ce gélatineuse , ce qui vient à l'appui de cette suppo-
souvent des couches extrêmement épaisses ou des
-Considérables dans les terrains anciens. — Il est