‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 62 sur 141 · trace · texte numérisé non relu

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(1) Fercliràmé de Shetland (M. Thonifton) ; en grains octaédriques, Irès-pur. Celte analyse conduit à la formule Al' F* Ch».

M. Thomson prétend que tous les échantillons de fer chromé examinés avant lui ëtaieuf mélangés de fer oxidë octaèdre et de particules déroche ; cependant cela ne parait pas vraisemblable, d*abord parce que la présence du fer oxidé octaèdre se décèle par sa propriété magnétique; et en second lieu parce que s'il y avait mélange de particules pierreuses, elles seraient rendues complètement solubles dans les acides par l'action des alcalis en Fusion ^ que Ion emploie pour analyser ces minéraux : or l'on remarque au contraire, que la partie du fer chromé qui n'est pas attaquée par une première opération renferme la même proportion de silice que la portion qui a été décomposée. 11 est donc très-vraisemblable, d'après cela , que la silice est partie constituante de certaines variétés de fer chromé.

(2) Fer chromé de Baltimore (Amérique) ; en masses cloisonnées ou en gros grains amorphes empâtés de stéatite blanche ou d'un jaune-verdâtre, à cassure imparfaileraent lamelleuse, d'un noir-grisâtre. Sa inormule est SAPF^Cb^.

(3) Fer chromé analysé par M. Klaproth. Indépendamment de la silice , sa formule est AlF^Ch^.

(4) Fer chromé de riie-à- Taches, près de Saint-Domingue ; grains libres de la grosseur d'une lêle de camion, parfaitement cristallisés sous la forme d'octaèdres réguliers sans facettes additionnelles , d'un noir-foncé , très-éclatant. Il est mêlé de grains de quarz , de pierres-gemmes roses, de fer titane magnétique , et de débris de coquilles calcaires. Sa formule est SAMF*Ch^.

(5) Fer chromé de la Bastide (Var) (Vauquelin) ; en veinules dans une serpentine. Il se rapproche du précédent.

(6) Fer chromé de tJveyron ; amorphe , d'un noir de jayet , non métalloïde , fragile ; se trouve en amas dans une roche serpentineuse. Il est identique avec le minerai de l'île des Siècles.

B. Tungttaie de fer et de manganèse, JVolfram, — Le wolfram ne s'est rencontré jusqu'ici que dans les terrains primitifs. Il accompagne presque toujours les minerais d'étain. — Il est d'un noir-brunâtre , éclatant, à cassure lameiieuse dans un sens , grenue et inégale dans les autres sens y peu dur, très-fragile, non magnétique. — Sa forme primitive est un prisme quadrangulaire. — Sa p. s. est de 7.333. — Au chalumeau , sur le charbon, sans addition, il donne une boule recouverte de cristaux lamelleux d'un gris de fer ; avec la soude il se réduit et produit un alliage de tungstène et de fer. Il se dissout aisément dans le borai

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